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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 00:40

 

« Sous nos yeux »

La fin du colonialisme français

Le président Poutine vient d’écrire dans le New York Times que la guerre de Syrie opposait l’État au jihadisme international. Dans le même temps, le président Hollande a affirmé à TF1 qu’il s’agissait d’une guerre pour la démocratie. Le second se trompe, comme le montre la continuation de son raisonnement avec un champ de bataille à trois camps. Derrière ces contradictions rhétoriques, c’est la fin du colonialisme qui se joue.

| Damas (Syrie) | 22 septembre 2013 ligne-rouge.gif
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Les États-Unis et la Russie sont convenus, lors de la conférence de Genève 1, en juin 2012, de se partager le Proche-Orient sur les décombres des accords Sykes-Picot de 1916. Ce que l’on présentait comme une volonté de trouver une paix juste et durable signifiait en réalité à la fois revenir à un monde bipolaire comme à l’époque de l’Union soviétique, et exclure les Britanniques et les Français de la région.

Ce projet pouvait sembler illusoire. Pourtant, quatorze mois plus tard, il trouve un début de réalisation.


Jusqu’à présent, les Européens avaient bien joué. En novembre 2010, Nicolas Sarkozy et David Cameron signaient le Traité de Lancaster House par lequel leurs deux pays mettaient en commun leurs forces de projection, c’est-à-dire leurs forces coloniales. Comme convenu avec Washington, les deux États attendaient le début du « printemps arabe » pour fomenter des troubles en Libye et en Syrie. À leurs agents libyens, ils donnaient le drapeau de l’ancien roi Idriss, collaborateur des Britanniques. Tandis qu’à l’Armée syrienne libre, ils donnaient le drapeau du mandat français. Il suffisait de voir leurs symboles pour comprendre que ces mouvements prétendument révolutionnaires étaient des fabrications des anciens occupants.


Avec l’aide du Qatar et de l’Arabie saoudite, ils arrivaient à semer la confusion dans les deux pays. Une partie des oppositions à Moammar el-Kadhafi et à Bachar el-Assad se ralliaient un temps avec les jihadistes de l’Otan. Cependant, si la Jamahiriya libyenne succomba sous les bombardements, faute d’alliances internationales, la Syrie ne fut pas bombardée et résista. La question n’était plus de renverser les institutions, mais de choisir son avenir. Progressivement les malentendus se dissipèrent. Aujourd’hui, comme dans toutes les guerres, il ne reste que deux camps : l’État laïque d’un côté, contre le jihadisme international de l’autre.


De la même manière, durant la Seconde Guerre mondiale, Charles de Gaulle fut isolé lors de son appel du 18 juin 1940. Très peu de Français lui répondirent, soit qu’ils pensaient la guerre perdue avant d’être commencée, soit qu’ils ne supportaient pas son caractère autocratique. Pourtant, quatre ans plus tard, il rassembla derrière lui 95 % des Français, d’une part parce qu’il les conduisait à la victoire et d’autre part parce qu’il avait su fédérer autour de lui les différentes sensibilités politiques.


Alors qu’aujourd’hui le président el-Assad rassemble derrière lui l’immense majorité des Syriens, la France ne sait plus que faire. Dans un entretien à TF1, le président François Hollande a prétendu que cette guerre avait pour but la démocratie. Selon lui, les Occidentaux devraient donc porter au pouvoir à Damas les démocrates syriens, c’est-à-dire précisa-t-il ni Bachar el-Assad, ni les jihadistes. Cette analyse absurde revient à dire que sur le champ de bataille, il y aurait trois camps. La vérité est qu’il n’y en a que deux et que les démocrates se sont rangés du côté de l’État syrien, c’est-à-dire avec le président el-Assad.


C’est au fond là que réside l’enjeu international de cette guerre : la colonisation n’a plus de sens au XXIe siècle. Si les États-Unis et la Russie veulent se partager la région en zones d’influence, comme le leur permet leur statut, ils doivent le faire sur une autre base que les Britanniques et les Français, il y a un siècle. Ils doivent raisonner en termes d’alliance et non plus de domination.

Source
Al-Watan (Syrie)

 

http://www.voltairenet.org/a180329

 

 

 

J'en ai fait des tweets à ma façon :

 


 

A lire de bas en haut


  1. En fait, le post était titré "fin du colonialisme", moi j'y ai vu d'autres choses aussi. Puis j'ai élargi ma réflexion, 4 combats d'Assad, non 1   

    (Je remercie le Lecteur qui m'a signalé le post de Meyssan)  

  2. Merci de me l'avoir signalé. Tu as vu comment je travaille

  3. J'ai extrait 2 idées du post, puis le post m'a donné d'autres idées

  4. Syrie. Désormais, Assad INCARNE la résistance 1) contre l'Empire 2) Contre le sionisme 3) Contre le terrorisme 4) Pour la laïcité tolérante

  5. Paradoxal! Le prétendu "dictateur" Assad est très soutenu par la population, surtout démocrate -  Hollande fait la guerre pour la démocratie avec les terroristes 
  6. 2) Désormais, Assad fédère derrière lui tous les démocrates, et Hollande les fanatiques. Fin du colonialisme français

      Libye:  Opposants militaient en réalité pour l’ancien roi Idriss, le corrompu collaborateur de la G.B. - ASL sous le drapeau du mandat français

J'ai joint d'autres tweets :

 

  1. Comment tolère-t-on que quelques dirigeants cinglés aient le droit de vie et surtout de MORT sur l'ensemble de l'humanité ? Illégalité, impunité

    Nous ne pouvons laisser des dirigeants fous (Sarkozy-Juppé-Fabius-Hollande-Obama-Cameron-Bush-Blair-Netanyahou..) décider guerres ATROCES 

  2. Le vrai BUT de la guerre contre la Syrie était l'Iran. Nos dirigeants sont des MONSTRES à visage humain = http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr/2013/09/un-senateur-americain-declare-oublions.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

 

https://twitter.com/rsistons

 

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« La diplomatie devra déboucher

sur une victoire de la Syrie

et une paix durable »

Dans un entretien accordé simultanément à Algérie patriotique et au Jeune Indépendant, Thierry Meyssan explique comment la Syrie, un pays qui fait face depuis 32 mois à une guerre d’agression des plus meurtrières de l’histoire, a réussi à inverser le rapport des forces en sa faveur. L’analyse de l’intellectuel français suggère aussi un éclairage sur la nouvelle configuration géopolitique de la région, qui ne se dessinera, dit-il, qu’avec la Russie. Quant à la Grande-Bretagne et la France, analyse le politologue, ils seront les grands perdants de la guerre de Syrie. « Pas les Etats-Unis ! ». Car ces derniers « vont se partager la région avec la Russie » sur les décombres des accords Sykes-Picot de 1916 par lesquels le Royaume-Uni et la France contrôlaient la région.

 


| 20 septembre 2013

 

Comment peut-on expliquer qu’un pays comme la Syrie, moyennement équipé en armes, ait pu contenir une invasion des plus meurtrières de l’Histoire, d’autant plus que derrière cette invasion terroriste, il y a la redoutable machine de l’Otan et le soutien logistique et idéologique sans parcimonie des pays du CCG ?


Thierry Meyssan : La Syrie savait que les États-Unis se préparaient à l’attaquer depuis 2001 —voir à ce sujet le témoignage du général Wesley Clark—. Elle a déjoué plusieurs complots, tel celui visant à la rendre responsable de l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais, Rafik Hariri. Mais elle pensait devoir affronter une guerre classique, pas une vague de terrorisme sectaire. En une douzaine d’années, la Syrie avait ainsi résolu plusieurs problèmes de fond, notamment le remboursement intégral de sa dette.

L’Armée arabe syrienne était équipée des matériels essentiels, mais ignorait comment faire face à des jihadistes. De février 2011 à juillet 2012, elle a évité de faire usage de ses armes lorsqu’elle mettait en danger la vie de civils. Ce fut une période particulièrement éprouvante pour elle, durant laquelle elle a perdu plus de soldats que lors de ses guerres contre Israël. Ce n’est qu’à partir de l’assassinat de ses principaux chefs militaires, le 18 juillet 2012, que l’administration el-Assad a donné l’ordre d’éradiquer les jihadistes par tous les moyens. L’armée a alors adopté les techniques russes, mises au point lors de la guerre de Tchétchénie.

La résistance du pays aux envahisseurs s’explique par ces deux étapes. Durant la première année, l’administration el-Assad a cherché à convaincre la population que la campagne occidentale selon laquelle le pays était secoué par une révolution du printemps arabe et que l’Otan allait changer son régime était fausse. À partir de la crise de juillet 2012 et de sa victoire militaire, elle a considéré que la partie était gagnée politiquement à l’intérieur et qu’elle pouvait mobiliser contre l’envahisseur. Ainsi, elle a constitué une milice d’autodéfense par quartier, fin 2012, et l’on a observé les premières vagues d’engagement volontaire dans l’armée arabe syrienne lors de la crise de la ghouta, en août-septembre 2013.

Dans une guerre, il n’y a que deux camps. Chacun est forcé de se positionner ou de mourir. Comme partout ailleurs, lorsque la population imagine que son gouvernement va être renversé par un envahisseur, elle se tient en réserve. Elle attend de voir. Mais lorsque la population comprend que l’envahisseur recule, elle se sacrifie pour sauver le pays. En mai 2013, un rapport interne de l’Otan évaluait le soutien à l’administration el-Assad à 70 %, les indécis à 20 %, et les soutiens aux jihadistes à 10 %. Il n’y a plus d’indécis. 90 % des Syriens soutiennent leur Etat, comme 90 % des Français soutenaient de Gaulle après le débarquement allié en Normandie.


Les États-Unis n’appellent plus à la guerre, préconisant aujourd’hui l’option diplomatique alors qu’il y a quelques jours les forces armées US avaient le doigt sur la gâchette, n’attendant que l’ordre du président, commandant suprême des armées, pour lancer des missiles sur la Syrie. S’agit-il d’un miracle ou d’un travail de fond opéré par quelque partie tierce ?


Thierry Meyssan : L’analyse, aussi bien de la Syrie que de la Russie, est que les États-Unis sont une puissance en déclin n’ayant plus la possibilité de lancer de guerre conventionnelle. Rien que cette année, le Pentagone a réduit le format de ses troupes de 20 % et ce processus de « sequestration » devrait se poursuivre durant les années à venir.

D’autre part, les intérêts US qui avaient conduit la Maison-Blanche à planifier cette guerre dès 2001 n’existent plus. À l’époque le vice-président Cheney avait créé une Task Force chargée de réfléchir à l’avenir énergétique. Ses experts étaient convaincus que le monde devrait affronter le « pic oil », c’est-à-dire la raréfaction du « crude oil » (le pétrole de qualité saoudienne). Pour survivre, il fallait donc faire main basse, le plus vite possible, sur toutes les réserves de pétrole et de gaz. Or, les réserves inexploitées principales étaient dans le sud de la Méditerranée, et principalement en Syrie. Cependant, douze ans plus tard, cette analyse est devenue fausse. On sait désormais exploiter d’autres formes de pétrole que le « crude oil », même si cela implique de construire des raffineries adaptées. En outre, le gaz remplace une partie du pétrole et les États-Unis exploitent chez eux et à l’étranger des gaz de schistes. Il n’y aura pas au XXIe siècle de crise d’approvisionnement en énergie, donc pas de nécessité de s’emparer de la Syrie.

Par conséquent, la diplomatie syrienne et russe cherchait depuis mai 2012 à proposer une porte de sortie aux États-Unis. Ce fut l’objet de la conférence de Genève 1, fin juin 2012. La Russie a proposé aux États-Unis d’abandonner le projet de « Moyen-Orient élargi » (Greater Middle-East) et de se partager la région. Obama a accepté cet accord, mais a dû affronter une très forte opposition intérieure. Rien ne s’est passé durant la campagne électorale US, mais Barack Obama a fait le ménage chez lui juste après. Il a d’abord évincé les ultra-sionistes (départ d’Hillary Clinton), puis contraint les partisans de la guerre secrète à démissionner (éviction du général David Petraeus), et enfin les anti-Russes primaires (démission des leaders du Bouclier anti-missiles et de l’Otan). Par la suite, Barack Obama a entrepris de soumettre ses alliés. Il a contraint l’émir de Qatar à abdiquer et son successeur à se retirer de la scène internationale. Il est en train d’obliger le Royaume-Uni et la France à se retirer du jeu.

Il n’y a aucun miracle dans tout cela, mais un patient travail diplomatique dont l’objet est d’éviter l’affrontement direct avec les États-Unis et, au contraire, de les accompagner dans leur repli. Ce travail est extrêmement long et chaque jour qui passe est coûteux en vies humaines, mais en définitive, il devrait déboucher sur une victoire de la Syrie et une paix durable.


Si la première puissance mondiale se résout à accepter la réalité du terrain (une Syrie résolument décidée à résister farouchement à toute agression étrangère, une Russie qui n’a nullement l’intention d’abandonner Damas, une opinion publique américaine qui s’en lasse…), comment pouvez-vous expliquer que Paris, vassal de Washington, puisse dire le contraire ? La France a-t-elle un intérêt à déclarer la guerre à un pays souverain ?


Thierry Meyssan : Paralysés par leur déclin, les États-Unis avaient confié au Royaume-Uni et à la France la recolonisation de la Libye et de la Syrie. Ces deux États ont alors conclu le Traité de Lancaster House, en novembre 2010 —donc avant le printemps arabe—, pour mettre en commun leurs « forces de projection », c’est-à-dire leurs forces coloniales. Ils devaient attaquer ensemble et se partager le gâteau selon leurs anciennes zones d’influence : la Libye pour les Britanniques, la Syrie pour les Français.

Concernant la Libye, le Royaume-Uni a organisé le soulèvement de Benghazi, non pas sur un mode révolutionnaire, mais sur celui du séparatisme, en donnant aux insurgés l’ancien drapeau du roi Idriss, c’est-à-dire celui de la domination anglaise. Concernant la Syrie, la France a organisé l’Armée syrienne libre en lui donnant comme drapeau celui du mandat français (1920 à 1946). Dans un cas comme dans l’autre, il suffit de voir les drapeaux pour savoir qu’il ne s’agit pas de mouvements révolutionnaires, mais de collaboration avec les anciens occupants.

Cependant, si le Royaume-Uni a pu s’installer en Libye, c’est parce que l’Otan est venu détruire la résistance, faisant au total 160 000 morts, selon les rapports internes de la Croix-Rouge. Tandis qu’en Syrie, les trois vétos opposés par la Russie et par la Chine ont dissuadé l’Otan d’intervenir. La France a donc trempé ses mains dans le sang pour rien.

À cette question stratégique s’ajoutent le poids de personnalités comme celles du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et du chef d’état-major particulier du président de la République, le général Benoît Puga. Le premier est un ultra-sioniste tandis que le second est un catholique lefebvriste, ensemble ils partagent la même idéologie colonialiste.

La France n’a aucun intérêt à tenter de conquérir la Syrie, mais certaines grandes compagnies ont intérêt à faire payer cette conquête par le contribuable français pour leurs profits privés. Au demeurant, le Royaume-Uni et la France seront les grands perdants de la guerre de Syrie, pas les États-Unis. Car ces derniers vont se partager la région avec la Russie sur les décombres des accords Sykes-Picot de 1916 par lesquels le Royaume-Uni et la France contrôlaient la région.


Certains analystes émettent l’idée que la Syrie, une fois la guerre d’agression finie, quittera formellement la Ligue arabe, car estimant être une puissance régionale, à l’instar de la Turquie et de l’Iran, et qu’il ne servirait plus à rien pour Damas de siéger dans une Ligue qui a la propension, ces dernières années, de livrer ses propres membres à l’ennemi impéralio-sioniste et à l’Otan (Libye, Yémen…). Partagez-vous cette idée ?


Thierry Meyssan : La Syrie, membre fondateur de la Ligue arabe, n’a encore rien décidé à ce sujet. Mais il est certain que le panarabisme du parti Baas ne peut plus se comprendre après comme avant. Le monde arabe est un ensemble culturel, pas politique. Les pires ennemis de la Syrie ne sont pas à Washington, mais à Doha et à Riyad.

Au demeurant, le bilan de 68 ans de Ligue arabe est presque nul. Cette structure a toujours été manipulée par les Occidentaux. Cependant la quitter suppose qu’on la remplace par un autre forum régional, organisé sur une base plus saine.


Pensez-vous que le GMO (Grand Moyen-Orient), un projet américain, comme son nom ne l’indique pas, qui consiste à atomiser et à affaiblir les pays arabes face à une entité sioniste plus forte que jamais, est en train de prendre de l’eau ? Cela d’autant que l’entrée en scène de la Russie de Poutine et la volonté de la Syrie de se positionner comme un acteur de poids dans la nouvelle carte géopolitique qui à l’air de se dessiner actuellement, ont tendance à battre en brèche le projet atlantiste ?


Thierry Meyssan : Le projet de « Moyen-Orient élargi » consiste à faire diviser la région par les armées occidentales, non pas pour que les États-Unis s’y garantissent leur approvisionnement en hydrocarbures, mais pour qu’Israël y règne. Si l’on pouvait se tromper à ce sujet en 2003, lorsque George W. Bush l’a évoqué, ce n’est plus possible aujourd’hui où les États-Unis n’ont plus besoin des hydrocarbures de la région.

D’autre part, dans le cadre d’un nouveau partage de la région, la Russie n’a pas plus envie d’entrer en guerre contre Israël que contre les États-Unis. Le plan de Moscou consiste à contraindre Tel-Aviv à abandonner la nature coloniale de son régime comme Prétoria a été contraint d’abandonner l’apartheid. C’est un point très important, car l’origine des guerres dans cette région —comme autrefois dans l’Afrique australe—, ce n’est pas l’existence d’un État en particulier, mais la nature coloniale de son régime.


M. Meyssan vous avez soutenu le coup d’État contre le président Morsi en Égypte, en expliquant que la politique prônée par le président issu des Frères musulmans destitué s’inscrivait dans une logique atlantiste, voire sioniste, et qu’il fallait donc pour l’Égypte, un pays pivot, s’en débarrasser. Mais il se trouve que le général Sissi, l’homme fort du Caire, compose lui aussi avec les Américains et même avec Israël dont l’aviation survole, bombarde et tue en toute liberté au dessus du Sinaï, ‘’dans le cadre de la lutte anti-terroriste’’. Ne serait-il pas plus juste de renvoyer dos-à-dos et Morsi et Sissi, en ce sens que le nouveau régime au Caire n’a pas jugé utile de soutenir la République arabe de Syrie ?


Thierry Meyssan : En Égypte, toutes les factions ont été subventionnées par les États-Unis. Comme Washington sentait venir l’implosion du pays, il a misé sur tous les protagonistes à la fois, pour être certain que le prochain gouvernement serait un de ses vassaux.

Comme vous l’avez dit, je ne soutiens pas le général al-Sissi en particulier, mais le coup d’État consensuel par lequel il a mit fin à la dictature des Frères musulmans. Il reste à l’armée à faire la preuve de ses capacités politiques. J’observe que, pour le moment, la situation est si compliquée que de nombreux acteurs jouent à front renversé. Ainsi, l’Arabie saoudite et les Émirats soutiennent l’armée égyptienne et luttent contre l’armée syrienne, tandis que l’Iran soutient les Frères musulmans égyptiens et lutte contre leurs homologues syriens. Il va falloir un certain temps pour que les choses rentrent dans l’ordre et que les positions à l’intérieur coïncident avec celles à l’extérieur.

Quoi qu’il en soit, les rapports entre l’armée égyptienne et les États-Unis sont faits de défiance. On a oublié que c’est l’armée qui a fait fermer les bureaux des organisations « non-gouvernementales » ouverts par la CIA en Égypte et qu’à l’époque, le Pentagone a suspendu son aide. Il l’a rétablie sous la présidence de Morsi et l’a suspendue à nouveau après le coup d’État militaire. Il est donc erroné de penser l’armée égyptienne en pion US. Nous devons attendre le retour de la paix civile pour savoir comment l’Égypte évoluera.


Pouvez-vous nous analyser la situation au Liban, qui a connu ces derniers temps une série d’attentats meurtriers. Les auteurs de ces attaques voudraient-ils ainsi punir la résistance libanaise que le Hezbollah porte depuis 1982 ? Y a-t-il un lien avec ce qui se passe en Syrie ?


Thierry Meyssan : Les États-Unis prévoyaient d’abord d’utiliser le Liban comme base arrière pour attaquer la Syrie, puis de le détruire en même temps que la Syrie. Au demeurant, de par son histoire et sa géographie, le Liban est totalement et exclusivement dépendant de la Syrie. La seule alternative qui existe actuellement pour lui est de se fragmenter et de se transformer en principauté maronite alliée d’Israël, un projet incarné par Samir Geagea. On peut regretter que le Liban n’ait pas d’autre choix, mais il ne sert à rien de masquer cette réalité.

En 2005, les Libanais ont massivement demandé le départ de l’armée syrienne qui y garantissait la paix civile. Celle-ci s’est exécutée, sans discuter. Les Libanais, qui se sentaient humiliés de devoir payer de minuscules bakchich à quelques généraux syriens corrompus, ont alors eu le plaisir d’être pillés à très grande échelle par d’autres Libanais. Depuis le départ de l’armée syrienne, il n’y a plus de services publics. L’État se désagrège au profit des communautés ethnico-religieuses. Actuellement, il n’y a plus d’électricité, chacun étant obligé de payer un groupe électrogène, et il n’y a plus d’eau potable, chacun étant obligé de se faire livrer de l’eau par camion citerne à domicile.

Depuis mars, le MI6 britannique a fermé la plupart de ses installations en Jordanie pour les transférer au Liban. On a alors vu débuter une série d’attentats visant non pas à frapper la Résistance, mais à créer le chaos. Pour le moment, la guerre civile n’a pas repris parce que le déséquilibre des forces est tellement en faveur du Hezbollah que personne n’y a intérêt. Quand au Hezbollah, il a rapidement compris que l’ennemi allait le prendre à revers en Syrie et il est allé s’y défendre.

Le plan occidental était bien conçu à la condition d’un bombardement de la Syrie et d’un renversement de son régime laïque. Mais après le revirement US sur la question des armes chimiques, il échouera. Dans un an, la question se posera de savoir si le Liban restera paralysé par ses division ethnico-communautaires —imposées par Lakhdar Brahimi lors des accords de Taëf— ou s’il rejoint, partiellement tout au moins, la zone d’influence russe.

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Vladimir Poutine aime le Botox


Tribune de Vladimir Poutine dans le New York Times


Tribune du président de la fédération de Russie,
Vladimir Poutine, parue dans le New York Times
du 11 septembre 2013 :


Les récents événements en Syrie m’ont poussé à m’adresser directement au peuple américain et à ses dirigeants politiques. Il est important de le faire à un moment où la communication est insuffisante entre nos deux sociétés.

Les relations entre nous sont passées par différentes étapes. Nous étions adversaires pendant la Guerre froide. Mais nous avons aussi êtes alliés une fois : nous avons vaincu les nazis ensemble. L’organisation internationale universelle – l’Organisation des nations unies – a ensuite été mise en place pour empêcher qu’une telle dévastation ne se reproduise plus jamais.

Les fondateurs de l’Organisation des nations unies ont compris que les décisions concernant la guerre et la paix devraient être prises par consensus, avec le consentement de l’Amérique et aussi des membres permanents du Conseil de sécurité, cela a été inscrit dans la Charte des Nations unies. C’est cette profonde sagesse qui a permis la stabilité des relations internationales depuis des décennies.

Personne ne souhaite que l’Organisation des nations unies ne subisse le même sort que la Société des nations, qui s’est effondrée parce qu’il lui manquait une véritable force. Cela pourrait se produire si des pays influents contournent les Nations unies et entreprennent une action militaire sans l’autorisation du Conseil de sécurité.

L’éventuelle attaque des États-Unis contre la Syrie, malgré la forte opposition de nombreux pays et des principaux responsables politiques et religieux, y compris le pape, se traduira par plus de victimes innocentes et par la propagation du conflit au-delà des frontières de la Syrie. Une attaque augmentera la violence et déclenchera une nouvelle vague de terrorisme. Il pourrait saper les efforts multilatéraux visant à résoudre le problème nucléaire iranien et le conflit israélo-palestinien et déstabiliser davantage le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Il pourrait ébranler l’ensemble du système qui régit le droit international.

La Syrie n’est pas l’objet d’une bataille pour la démocratie, mais d’un conflit armé entre le gouvernement et l’opposition, dans un pays multiconfessionnel. Il y a quelques défenseurs de la démocratie en Syrie. Mais il y a bien plus de combattants d’Al-Qaïda et d’extrémistes de tous bords qui luttent contre le gouvernement. Le département d’État des États-Unis a désigné les rebelles du Front al-Nosra, membre de l’organisation de « l’État islamique en Irak et au Levant », comme des organisations terroristes. Ce conflit interne, alimenté par des armes étrangères fournies à l’opposition, est l’un des plus sanglants du monde.

Des mercenaires venus de pays arabes luttent là-bas, et des centaines d’autres proviennent des pays occidentaux et même de la Russie. Ne pourraient-ils pas retourner dans nos pays avec l’expérience acquise en Syrie ? Après s’être battus en Libye, les extrémistes sont allés au Mali. Cela constitue une menace pour nous tous.

Depuis toujours, la Russie a prôné un dialogue qui permettrait aux Syriens d’instaurer un compromis menant à un avenir pacifique. Nous ne protégeons pas le gouvernement syrien, mais le droit international. Nous devons utiliser le Conseil de sécurité des Nations unies et croire en la sauvegarde de l’ordre dans un monde complexe et turbulent car aujourd’hui cela reste l’une des rares façons de préserver les relations internationales et d’éviter de sombrer dans le chaos. La loi est toujours la loi, et nous devons la suivre que nous le voulions ou non.

Selon le droit international actuel, la force n’est autorisée qu’en cas de légitime défense ou par la décision du Conseil de sécurité. Tout le reste est inacceptable en vertu de la Charte des Nations unies et constituerait un acte d’agression.

Personne ne doute que du gaz toxique a été utilisé en Syrie. Mais il y a tout lieu de croire qu’il a été utilisé non pas par l’armée arabe syrienne, mais par les forces de l’opposition, afin de provoquer, en leur faveur, l’intervention de leurs puissants protecteurs étrangers. Les rapports que des fondamentalistes se préparent à une nouvelle attaque – cette fois contre Israël – ne peuvent pas être ignorés.

Il est alarmant de constater que l’intervention militaire des États-Unis dans les conflits internes de pays étrangers est devenue monnaie courante. Est-ce dans l’intérêt à long terme de l’Amérique ? J’en doute. Des millions de personnes de part le monde voient de plus en plus l’Amérique non pas comme un modèle de démocratie, mais plutôt comme ceux qui s’appuient uniquement sur la force brute, échafaudent des coalitions réunies sous le slogan « vous êtes avec nous ou contre nous ».

Mais la force s’est révélée inefficace et inutile. L’Afghanistan est déstabilisé, et personne ne peut dire ce qui se passera une fois que les forces internationales se seront retirées. La Libye est divisée en tribus et clans. En Irak, la guerre civile se poursuit, avec des dizaines de morts chaque jour. Aux États-Unis, nombreux sont ceux qui établissent une analogie entre l’Irak et la Syrie, et se demandent pourquoi leur gouvernement répète les erreurs du passé.

Que ce soit avec des frappes chirurgicales ou en utilisant des armes sophistiquées, les victimes civiles sont inévitables, y compris les personnes âgées et les enfants, que les frappes sont censées protéger.

Le monde réagit en demandant : si vous ne pouvez pas vous appuyer sur le droit international, alors vous devez trouver d’autres façons d’assurer votre sécurité. Ainsi, un nombre croissant de pays cherchent à acquérir des armes de destruction massive. Ce qui est logique : si vous avez la bombe, personne ne va vous toucher. Alors que nous devrions renforcer la non-prolifération, elle s’érode.

Nous devons cesser d’utiliser le langage de la force et nous devons reprendre le chemin vers un règlement diplomatique et politique civilisé.

Une nouvelle possibilité d’éviter une action militaire a émergé ces derniers jours. Les États-Unis, la Russie et tous les membres de la communauté internationale doivent tirer parti de la volonté du gouvernement syrien de mettre son arsenal chimique sous contrôle international en vue d’une destruction ultérieure. À en juger par les déclarations du président Obama, les États-Unis voient cela comme une alternative à l’action militaire.

Je me réjouis de l’intérêt du président à poursuivre le dialogue avec la Russie sur la Syrie. Nous devons travailler ensemble pour maintenir cet espoir vivant, comme convenu en juin dernier à la réunion du G8 à Lough Erne en Irlande du Nord, et orienter le débat vers la négociation.

Si nous pouvons éviter la force contre la Syrie, cela permettra d’améliorer les relations internationales et de renforcer la confiance mutuelle. Ce sera une réussite commune qui ouvrira la porte à une coopération sur d’autres questions cruciales.

Ma relation professionnelle et personnelle avec le président Obama est marquée par une confiance croissante. J’apprécie cela. J’ai étudié attentivement son discours à la nation mardi. Mais je serais plutôt en désaccord avec l’affirmation qu’il a faite sur « l’exception américaine », affirmant que la politique des États-Unis est « ce qui rend l’Amérique différente. C’est ce qui nous rend exceptionnel. » Il est extrêmement dangereux d’encourager les gens à se considérer comme exceptionnels, quelle que soit la motivation.

Il y a des grands pays et des petits pays, riches ou pauvres, ceux qui ont de longues traditions démocratiques et ceux qui ont encore à trouver leur chemin vers la démocratie. Leurs politiques sont différentes aussi. Nous sommes tous différents, mais quand nous demandons la bénédiction du Seigneur, nous ne devons pas oublier que Dieu nous a créés égaux.

Vladimir Vladimirovitch Poutine,

Président de la fédération de Russie.

http://auxinfosdunain.blogspot.fr/2013/09/tribune-de-vladimir-poutine-dans-le-new.html?utm_source=feedburner&utm_campaign=Feed:+AuxInfosDuNain+%28Aux+infos+du+nain%29&utm_content=bufferb6c61&utm_medium=twitter
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Al-Assad face à Dennis Kucinich et Greg Palkot

Al-Assad face à Dennis Kucinich et Greg Palkot

VIDEO. Syrie: Interview intégrale de Bachar al-Assad par Fox News (traduction française)

http://allainjules.com/2013/09/22/video-syrie-interview-integrale-de-bachar-al-assad-par-fox-news-traduction-francaise/

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Aux USA on a déjà prévu un Moyen Orient

sans Israel

   

Alors que Paris Londres Berlin prennent stupidement leurs désirs pour des réalités et planifient l’après Assad en Syrie à Washington on a déjà envisagé l’après Israël dans un rapport intitulé : « Preparing For A Post Israel Middle East » (se préparer pour un Moyen Orient post Israël). Cette analyse de 82 pages a été réalisée à la demande de la communauté du renseignement américain regroupant pas moins de 16 agences dont le budget annuel dépasse les $ 70 milliards. Preuve donc que la disparition du régime judéo sioniste est sérieusement envisagée à Washington et pas seulement à Téhéran.


Mireille Delamarre
Mardi 4 Septembre 2012

Aux USA on a déjà prévu un Moyen Orient sans Israel
Aux USA On A Déjà Prévu Un Moyen Orient Sans Israël

Ce document « Preparing For A Post Israel Middle East » conclut que les intérêts nationaux américains et israéliens divergent fondamentalement. Les auteurs de ce rapport affirment qu’Israël est actuellement la plus grande menace pour les intérêts nationaux américains car sa nature et ses actions empêchent des relations normales entre les US et les pays arabes et musulmans et dans une mesure croissante avec la communauté internationale.

Cette étude a été réalisée à la demande de la communauté du renseignement américain comprenant 16 agences avec un budget annuel de 70 milliards de $. Cette communauté du renseignement comprend les départements de la marine de l’armée de terre de l’ armée de l’air, des corps de Marines, des gardes côtes, ministère de la défense et agence de renseignement, les départements de l’Energie, de la sécurité intérieure, l’état le trésor l’agence de lutte anti drogue, le FBI, l’agence de sécurité nationale l’agence de renseignement géo spécial, l’agence de reconnaissance nationale et la CIA.

Parmi les conclusions de ce rapport on trouve :

-Israël compte tenue de son occupation brutale sa bellicosité ne peut pas être sauvé tout comme le régime d’apartheid de l’Afrique du Sud n’a pu l’être alors même qu’Israël a été le seul pays « occidental » à entretenir des relations diplomatiques jusqu’en 1987 avec l’Afrique du Sud et a été le dernier pays à se joindre à la campagne de boycott avant que le régime ne s’effondre.

-La direction israélienne est de plus en plus éloignée des réalités politiques militaires économiques du Moyen Orient en accroissant son soutien aux 700 000 colons illégaux vivant en Cisjordanie occupée ;

-Le gouvernement de coalition post travailliste Likud est profondément complice et influencé par le pouvoir politique et financier des colons et devra faire face à de plus en plus de soulèvements civils domestiques avec lesquelles le gouvernement US ne doit pas s’associer ou s’impliquer ;

-Le Printemps arabe et le réveil islamique a dans un large mesure libéré une grande partie des 1.2 milliards d’Arabes et Musulmans pour lutter contre ce qu’une très grande majorité considère comme une occupation européenne de la Palestine et de la population indigène illégale, immorale et insoutenable;

-Le pouvoir arabe et musulman qui s’étend rapidement dans la région comme en témoigne le printemps arabe le réveil islamique et la montée en puissance de l’Iran se fait simultanément -bien que préexistant - avec le déclin de la puissance et de l’influence américaine et le soutien US à un Israël belliqueux et oppressif devient impossible à défendre ou concrétiser compte tenu des intérêts nationaux US comprenant la normalisation des relations avec les 57 pays islamiques ;

-L’énorme ingérence d’Israël dans les affaires intérieures des US par l’espionnage et des transferts illégaux d’armes. Cela comprend le soutien à plus de 60 « organisations majeures » et approximativement 7500 fonctionnaires US qui obéissent au dictat d’Israël et cherchent à intimider les médias et les organisations gouvernementales US et cela ne devrait plus être toléré ;

-Le gouvernement US n’a plus les ressources financières ni le soutien populaire pour continuer à financer Israël. Ce n’est plus envisageable d’ajouter aux plus de 3 mille milliards de $ d’aide directe ou indirecte d’argent des contribuables versés à Israël depuis 1967 ces derniers s’opposant à ce que l’armée américaine continue de s’impliquer au Moyen Orient. L’opinion publique américaine ne soutient plus le financement et les guerres US largement perçues comme illégales pour le compte d’Israël. Cette opinion est de plus en plus partagée en Europe en Asie au sein de l’opinion publique internationale ;

-Les infrastructures d’occupation ségrégationniste d’Israël sont la preuve d’une discrimination légalisée et de systèmes de justice de plus en plus séparés et inégaux qui ne doivent plus être directement ou indirectement financés par les contribuables US ou ignorés par les gouvernements US ;

-Israël a échoué comme état démocratique auto proclamé et le soutien financier et politique américain ne changera pas sa dérive comme état paria international ;

-Les colons juifs manifestent de plus en plus un violent racisme rampant en Cisjordanie soutenu par le gouvernement israélien devenu leur protecteur et leur partenaire ;

-De plus en plus de Juifs américains sont contre le Sionisme et les pratiques israéliennes, inclus les assassinats et les brutalités à l’encontre des Palestiniens vivant sous occupation les considérant comme des violations flagrantes du droit américain et international et cela soulève des questions au sein de la communauté juive américaine eut égard à la responsabilité de protéger R2P des civils innocents vivant sous occupation ;

-L’opposition internationale à un régime de plus en plus d’Apartheid fait se fait l’écho de la défense des valeurs humanitaires américaines ou des attentes US dans le cadre de ses relations bilatérales avec les 193 pays membres de l’ONU.

Le rapport se termine en préconisant d’éviter des alliances rapprochées auxquelles s’oppose la majeure partie du monde entier et qui condamnent les citoyens américains à en supporter les conséquences.

A l’évidence Israël va se précipiter sur ce rapport bientôt publié pour faire pression sur les deux candidats à la présidentielle américaine, Obama et Romney, pour voir qui des deux en minimisera le plus les conclusions s’engageant même à le ranger au placard en promettant d’accroître l’aide financière et militaire à l’entité coloniale judéo sioniste fossoyeuse de l’Empire américain.

http://www.alterinfo.net/Aux-USA-on-a-deja-prevu-un-Moyen-Orient-sans-Israel_a80968.html
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