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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 02:01

L’Algérie ciblée par Daech-EI (Etat-islamique)

Publié le 2 décembre 2014Mis à jour le 3 décembre 2014


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Daech parade dans la province de Raqqah en Syrie. D.R.


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L’échec programmé de la coalition internationale

contre Daech en Irak et en Syrie


Depuis le lancement en août des frappes de la coalition en Irak et en Syrie, plus de 2000 raids ont été effectués à l’aide d’une gigantesque armada composée d’hélicoptères Apache, d’avions de combat F-16, F-15, F-18, de Tornados, de Rafales, de drones de reconnaissance Predator, Reaper, d’avions ravitailleurs KC 135, d’avions hybrides de transport 22 Osprey, et du tout dernier F-22, apparu pour la première fois dans des opérations de combat. Ces appareils ont été lancés depuis les bases d’al-Dhafra aux Emirats Arabes Unis, d’al-Udeid au Qatar, d’Ali al-Salem au Koweït, depuis la Jordanie, des bombardiers B-1 à grand rayon d’action se sont envolés depuis la base de Diego Garcia dans l’Océan Indien, les F-18 ont décollé depuis le porte-avions USS George HW Bush auquel s’est joint le USS Carl Vinson et toute une série de bâtiments, réunis dans les eaux du Golfe pour constituer une véritable flotte de guerre dont les destroyers USS Philippine Sea et USS Arleight Bruke qui ont servi au lancement des missiles BGM 129 Tomahawk à un million de dollars pièce.  Toute cette force utilise le guidage au laser et la technologie de haute précision pour lancer des missiles de croisière par vagues successives de 50, des bombes à haute précision GBU-12 et GBU-32 dont le coût varie entre un demi-million et deux millions de dollars l’unité.

 

Pourtant, cette immense puissance de feu à la pointe de la technologie n’a réussi qu’à détruire des cibles sans importance stratégique et à tuer des combattants kurdes engagés contre Daech-EI ainsi que des civils, et à abattre plusieurs appareils de transport d’armement envoyés par le gouvernement régional du Kurdistan irakien pour soutenir les combattants kurdes qui luttent contre Daech sur le terrain.

 

« Miraculeusement », une grande partie de cet armement est tombé entre les mains des terroristes de l’Etat islamique. De son côté, Daech possède tout un arsenal de guerre sophistiqué allant des mitrailleuses anti-aériennes 14.5 – 23 et 57 MM aux missiles à infrarouge Igla et Strela, en passant par les missiles sol-air FN 6 chinois de troisième génération à guidage infrarouge qui ont été utilisés pour abattre des hélicoptères et des avions irakiens et syriens, mais n’ont jamais été pointés vers les appareils de la coalition opérant à basse altitude, alors que ces missiles sont justement programmés pour ce type de tir. Ainsi, au lieu de se replier et de compter ses morts, Daech garde son potentiel intact, entre 20 000 et 30 000 hommes, et progresse sur la voie royale que lui ouvre la coalition internationale, et acquiert de nouvelles positions.

 

Des voix s’élèvent d’ailleurs aux Etats-Unis contre l’inefficacité des raids aériens, comme celle de l’inénarrable sénateur de Caroline du sud Lindsey Graham, le compère du sénateur criminel John McCain, qui a déclaré à CNN : « La stratégie de bombardements aériens ne va pas détruire ISIS. Vous ne pouvez pas détruire ISIS sans composante au sol ». Ses propos ont été relayés en Grande Bretagne par l’ancien chef d’état-major, Sir David Richards, qui a renchéri à la BBC : « La puissance aérienne ne suffira pas à gagner une campagne de ce type. Ce n’est pas réellement une opération antiterroriste ». Que reflètent de telles contradictions au sein des membres de la coalition ? Comment se fait-il que ces personnalités expriment publiquement l’échec des frappes contre Daech alors que l’opération est en cours ? Et comment l’administration américaine peut-elle continuer à berner sa propre opinion publique et l’opinion publique internationale en continuant d’affirmer qu’elle combat Daech, alors que des voix en son sein affirment le contraire ? Que cachent ces affirmations ? Et que penser de la démission de Chuck Hagel, ministre de la Défense US, qui s’est produite de manière on ne peut plus discrète le 24 novembre ? S’inscrit-elle dans ce contexte suite aux pressions du lobby sioniste, source d’une dissension au sein de l’administration américaine ? Ce désaccord serait-il arrivé à un tel degré de rupture qu’il a entraîné le départ de Hagel ? Que dissimulent réellement ces discordes au sein de la Maison Blanche ?


Le jeu du chat et de la souris entre la coalition menée par les USA et Daech nous révèle que ce dernier est effectivement le bras armé des Etats-Unis, comme nous l’affirment diverses sources du renseignement (note d'eva : Sinon Daech ne serait pas si armé et si puissant). La coalition internationale engagée dans ce conflit sans l’aval de l’ONU, et donc sans aucune légitimité, ne combat pas Daech-EI, et a réussi un seul objectif : la venue des troupes américaines en Irak avec 3000 soldats pour encadrer et entraîner l’armée irakienne. Combien de temps va-t-on encore essayer de nous cacher qu’il s’agit en fait d’un retour pur et dur des Etats-Unis en Irak, et que le but est d’un autre ordre que celui annoncé dans le projet initial d’attaquer Daech ? Tous les pays impliqués dans cette coalition ont un lien direct ou indirect avec l’organisation terroriste, chacun ayant ses propres calculs et son agenda personnel. Les Etats-Unis ont créé Daech-EI comme ils ont créé jadis Al-Qaïda, créant des « chaos constructifs » pour générer des guerres destinées à engraisser le complexe militaro-industriel auquel sont liés les néocons et les vieilles badernes étoilées du Pentagone.

 

Israël entraîne et soigne les terroristes blessés dans des hôpitaux de campagne et, grâce à la montée en puissance de Daech, va concrétiser un contrat gazier historique de 4 milliards de dollars en livrant du gaz à l’entreprise égyptienne Dolphinus Holdings à partir de 2015, gaz pompé dans le champ offshore de Tamar revendiqué par le Liban et contenant 250 milliards de mde gaz naturel, alors que jusqu’ici c’était Israël qui achetait du gaz à l’Egypte. Les Saoudiens, bailleurs de fonds, ont financé et armé Daech à coups de milliards de pétrodollars. La France qui a été le fer de lance de la destruction de la Libye, a aidé de mille manières les islamistes coupeurs de têtes dits « modérés » et rêve d’éliminer celui qu’elle nomme le « dictateur » Assad. Les Britanniques ont envoyé quelque 6000 recrues à Daech et lui ont fourni l’entraînement via ses services secrets et d’anciens militaires qui ont enseigné les techniques de combat, le maniement des armes, la façon d’économiser les munitions et de tirer à bon escient, l’organisation des embuscades et comment mener des opérations de jour et de nuit. L’Union européenne, dont certains pays ont acheté du pétrole à Daech-EI, comme l’a affirmé Jana Hybaskova, l’ambassadrice de l’Union européenne en Irak, sans toutefois divulguer la liste des pays impliqués, permet à Daech de gagner plus de 3 millions de dollars par jour avec la vente du pétrole, les vols, les trafics humains et les rançons. L’organisation terroriste contrôle, selon les rapports des services de renseignement occidentaux, onze champs pétroliers dans le nord de l’Irak et dans la province syrienne de Raqqa, le pétrole étant transféré à travers des réseaux établis en Turquie, en Jordanie et dans la région du Kurdistan irakien. La Turquie d’Erdogan, plaque tournante du terrorisme islamique mondial, va accueillir deux mille terroristes dans le centre d’entraînement militaire de Hirfanli à Kırşehir à partir de ce mois de décembre et tamponne les passeports des candidats au djihad en transit ; des centaines de passeports libyens, tchéchènes, turcs, marocains, tunisiens, belges et français portant le tampon de l’Etat turc ont été retrouvés dans les zones de combat. Atteint d’un délire mégalomaniaque dont son nouveau palais extravagant et démesuré est le symbole, le sultan Erdogan Le Maléfique aspire au nettoyage ethnique de tous les Kurdes, qu’ils soient du PKK ou du PYD, et lorgne sans détour vers le Nord et l’Est de la Syrie en vue de s’emparer des ressources gazières et pétrolières et de faire main-basse sur Alep, étendant son appétit insatiable jusqu’en Afrique. Le Qatar entraîne les djihadistes dans son désert où est implantée la base américaine al-Udeid, et même le Maroc, créateur du groupe terroriste Mujao opérant en Afrique noire qui a prêté allégeance à Daech, vient d’envoyer deux F16. Ce n’est pas tout, des sources diplomatiques ont révélé que plusieurs pays européens ont fourni des armes à Daech-EI avec l’aval de l’OTAN. Cette information a été révélée par le quotidien américain World Tribune, citant une source diplomatique sous le couvert de l’anonymat. Selon cette source, « des armes anti-char, des missiles, des RPG, des équipements de télécommunication et des gilets pare-balles ont été commandés en 2013 par Daech à la Bulgarie, la Croatie, la Roumanie, et l’Ukraine. Les services de renseignements de l’OTAN ont facilité le transfert de ces armes sous prétexte qu’il s’agissait d’une aide humanitaire destinée à la Syrie. La Turquie et des républiques de l’ex-Yougoslavie, telle la Croatie, ont joué un grand rôle dans l’armement de Daech. Les services de sécurité occidentaux ont été en charge de choisir des fournisseurs d’armes des pays d’Europe occidentale, fiables pour les transferts d’argent, le transport et la livraison des fournitures «humanitaires» au Moyen-Orient. La Croatie a fourni des véhicules blindés et des lance-roquettes, la Roumanie les chars de combat, l’Ukraine des véhicules de combat pour l’infanterie, et la Bulgarie des munitions. Les fournitures ont été livrées à partir de 2013 par des entreprises créées spécifiquement pour un ou deux marchés, dont les contrats mentionnaient des pays et sociétés autres que ceux auxquels étaient destinées les fournitures».

 

En ce qui concerne la véritable aide humanitaire fournie par l’USAID et des ONG gouvernementales de pays membres de l’UE, ou des camions du Programme Alimentaire Mondial (PAM) de l’ONU à destination des populations de Syrie, la journaliste libano-américaine, Serena Chélim, envoyée par Press TV et décédée à la suite d’un assassinat déguisé en accident de la route, enquêtait sur le détournement des terroristes de Daech infiltrés avec la complicité de l’ONU. Elle avait réussi à filmer le trafic mais les vidéos prouvant cette complicité ont mystérieusement disparu. L’aide humanitaire sous forme de médicaments, produits de première nécessité et nourriture, supposée destinée aux Syriens déplacés dans leur propre pays et à ceux qui se retrouvent démunis dans les zones de combat, échoue aux mains des mercenaires islamistes de Daech-EI dont les «Emirs» prélèvent un droit de passage. L’argent récolté au passage des camions d’aide humanitaire vient gonfler la caisse du produit de la vente du pétrole syrien et irakien acheminé illégalement via la Turquie en direction de l’UE, du trafic des antiquités volées dans les musées et les sites archéologiques, et qui transitent par la Turquie pour être écoulées en Europe et aux USA. Selon un coordinateur de l’aide humanitaire interviewé par le quotidien américain The Daily Beast, « les convois doivent être approuvés par Daech et nous devons payer des pots-de-vin qui sont dissimulés et enregistrés comme coûts de transport. Ces bakchichs sont payés soit par des ONG étrangères ou locales chargées de distribuer l’aide, soit par des transporteurs turcs ou syriens dont les camions sont affrétés pour le transport ». Il est également probable qu’une partie de l’aide humanitaire soit vendue au marché noir ou utilisée pour recruter de nouveaux djihadistes sur place, mais aussi détournée directement par les terroristes de Daech pour leur propre profit. En conséquence, une grande partie de l’aide humanitaire va dans des zones contrôlées par Daech et très peu vers celles peuplées de Kurdes syriens qui subissent les assauts répétés de l’organisation terroriste.

Daech-EI a son propre style de communication, et qui n’a rien à voir avec celui l’Al-Qaïda.

 

Le recrutement massif repose sur la diffusion des tueries filmées et les supports de propagande sont totalement différents. Si Al-Qaïda s’appuie sur sa machine médiatique qatarie Al Jazeera, Daech possède son propre réseau qui recrute des milliers de gens partout dans le monde, et ce gigantesque appareil de com. n’est certes pas le fruit du prosélytisme d’un groupe terroriste implanté en Irak. De gros moyens techniques et financiers sont nécessaires pour une telle démarche, ce qui implique plutôt un travail des services de renseignement puissants, comme ceux des Etats-Unis et de ses alliés occidentaux, d’Israël, de la Turquie, de l’Arabie saoudite et du Qatar. En effet, comment comprendre qu’une multitude de comptes Twitter, Facebook ou Youtube diffusant la propagande djihadiste puissent envahir le web et recruter en toute impunité ? Remarquons par ailleurs la similitude dans le traitement médiatique du cas Baghdadi avec celui de Ben Laden dont on a annoncé la mort à maintes reprises avant qu’il ne termine sa course par un grand plongeon (qui d’après le communiqué de la Maison Blanche respectait les préceptes de l’islam !) après une scène de capture trépidante digne d’un scénario hollywoodien et qui a même tenu en haleine le président Obama et son staff devant un écran de télévision. Si Daech a développé ses propres caractéristiques dans sa communication et ses méthodes de recrutement, la gestion du cas al-Baghdadi par l’establishment politico-médiatique recourt aux mêmes énigmes et aux mêmes communiqués, démentis ou pas, que ceux réservés à Ben Laden, comme récemment avec l’annonce subite de sa mort qui n’a été ni confirmée ni démentie jusqu’ici. Gageons qu’al-Baghdadi va réapparaître bientôt pour encore passer de vie à trépas un peu plus tard. Par contre, si l’on savait tout ou presque des origines de Ben Laden et de sa famille, cette fois, ils nous ont fabriqué une autre image de chef dont on ne sait pas grand-chose, sauf qu’il aime les Rolex. Le service après-vente de la fabrique des terroristes de l’empire nous a conçu un djihad industriel, incluant l’apparition de phénomènes nouveaux tels que l’organisation de cette véritable armée avec des bataillons bien structurés, un armement lourd, l’instauration de marchés aux esclaves, le recrutement en masse et à distance via internet, l’enthousiasme féminin pour le djihad niqah où l’on a vu des centaines de filles de Tunisie, d’Allemagne, de Grande Bretagne, etc. répondre à un appel d’offre en se portant volontaires pour « le repos du guerrier ». Cette perversité généralisée ne s’est jamais manifestée avec autant d’ampleur que depuis la venue de Daech. Il est à noter tout de même qu’Al-Qaïda ou autres groupes ont affaire à forte concurrence, car personne n’avait jamais eu l’idée d’offrir tout à la fois le paradis dans les cieux et la jouissance terrestre aux adhérents. Sous couvert religieux, la partouze est accessible à tous et à toutes et a désormais atteint son paroxysme. Cela permet à tous les frustrés de la terre de prendre un ticket pour l’aventure et le sexe avec la bénédiction des imams de la CIA, des rabbins du Mossad et de Baghdadi. Il fallait y penser ! Quant à Al-Qaïda évincée, elle va se restructurer dans une nouvelle organisation souvent évoquée par les Américains sous le label « Khorasan » et qui peut se révéler un autre cheval de Troie des USA.

 

Autre point qui nous intrigue, fallait-il donc que les sionistes attendent la naissance et la montée en puissance de l’Etat islamique Daech pour proposer un texte de loi à la Knesset visant à renommer l’Etat d’Israël en Etat national du peuple juif ? Pourquoi maintenant ?


Il est évident que les Etats occidentaux vont devoir faire face à un retour de manivelle lorsque leurs éléments partis combattre pour le « Djihad » reviendront aguerris aux techniques de combat urbain. A titre d’exemple, les services de renseignement algériens ont livré des informations très précises aux autorités du Royaume-Uni concernant des attaques sur son territoire avec le retour de leurs ressortissants ayant combattu dans les rangs de Daech. La Grande-Bretagne est en alerte maximale, et de l’aveu même de la ministre de l’Intérieur et du Premier ministre, jamais un risque d’attentat n’avait été aussi important sur le sol d’Albion. Au regard de tous ces éléments, et malgré les risques majeurs d’attentats dans les Etats occidentaux, Daech-EI a réussi à concrétiser tous les espoirs d’hégémonie de l’empire et à lui permettre d’assouvir ses appétits gargantuesques en l’aidant à faire main-basse sur des richesses qui, sans lui, n’auraient pas été accessibles.


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Le sénateur John McCain décore un islamiste. D.R.


 

Le déplacement de Daech-EI vers le Maghreb


Le déplacement de Daech, comme al-Baghdadi l’a annoncé dans une vidéo, constitue une nouvelle évolution dans la progression de l’organisation terroriste. Al-Baghdadi, avant qu’il ne soit déclaré « mort » a fait diffuser une vidéo dans laquelle il évoquait de futures cibles, dont l’Algérie qui deviendrait une wilaya de l’Etat islamique. Or, depuis cette déclaration, CNN, dont on connaît le poids chez les néocons et ses liens avec le complexe militaro-industriel et qui a été de tous les combats allant du printemps sioniste aux différentes interventions américaines – à l’instar de son clone arabe Al Jazeera, chaîne de propagande d’Al-Qaïda qui diffusait toutes les vidéos de Ben Laden – CNN, donc, a consacré toute une série d’articles concernant le terrorisme englobant l’affaire Gourdel et la probabilité d’attaques visant l’Algérie menées à partir de Derna, sanctuaire de Daech en Libye. Etrangement, quelques jours plus tard, un avion provenant de Libye a été intercepté dans l’espace aérien algérien. Nous rappelons que nous avions déjà évoqué cette menace dans un précédent article, suite aux disparitions de plusieurs avions lors de la prise de l’aéroport de Tripoli. La « coïncidence » entre le dernier article de CNN évoquant les menaces contre l’Algérie et l’incursion de l’avion libyen, ajoutée à la demande américaine de l’ouverture de l’espace aérien algérien, soulève beaucoup de questions et nous amène à entrevoir un scénario catastrophique qui est en train de se mettre en place pour cibler l’Algérie. Il ne faut pas oublier que la Libye, en plus d’être un axe important pour Daech, est devenue, d’après nos sources, une plaque tournante de l’espionnage mondial et que l’EI a pris le contrôle total de la ville de Derna, non loin de la frontière égyptienne et à seulement 950 kms de la rive sud de l’Union européenne. On évoque même le fait que Daech y dispose d’armes chimiques. Les terroristes profitent du chaos politique pour étendre rapidement leur présence le long de la côte vers l’ouest où ils ont accru leur présence, formant des ramifications à al Bayda, Benghazi où le groupe islamiste Ansar al Charia règne déjà, Syrte, Al-Khums et même à Tripoli. Nos sources confirment que la branche de Daech à Derna compte 800 combattants et exploite une demi-douzaine de camps à la périphérie de la ville, ainsi que des installations plus importantes dans les Montagnes Vertes voisines où sont formés les terroristes de toute l’Afrique du Nord. L’organisation terroriste a été renforcée par le retour de Syrie et d’Irak de quelques 300 djihadistes libyens qui faisaient partie de la brigade « al Battar » déployée dans un premier temps à Deir Ezzor en Syrie puis à Mossoul en Irak. En outre, Mokhtar Belmokhtar, élément très important de Daech en Libye et l’initiateur de l’attaque du complexe gazier de Tiguentourine, contrôle, d’après nos informations, au moins quatre villes libyennes.


Outre ces éléments, les USA et la France ont demandé à l’Algérie d’ouvrir son espace aérien aux avions de surveillance et autres avions militaires de transfert des unités de commando pour une mission de reconnaissance dans certaines parties de la Libye. L’Algérie n’a pas encore répondu officiellement à cette demande. Par ailleurs, tout en se félicitant du fait que les relations entre les Etats-Unis et l’Algérie n’avaient jamais atteint un aussi bon niveau – chanson serinée ad nauseam par les officiels français quand ils visitent Alger – Mme Joan A. Polaschik, ambassadrice US en Algérie, a estimé récemment que « la violence n’est jamais la réponse appropriée au règlement d’un conflit. Nous encourageons toujours les parties d’un conflit à s’asseoir autour d’une même table et à régler les différends sans recourir à la violence ». Si l’ambassadrice nous parle de résolution des problèmes par la négociation, que fait donc la coalition menée par les USA en Irak et en Syrie ? Des frappes pacifiques ? Comment l’ambassadrice peut-elle nous expliquer que son pays peut être à la fois ami avec l’Algérie tout en programmant pour 2015 avec le Maroc les plus grandes manœuvres militaires jamais effectuées dans la Méditerranée ? Que signifie ce double jeu, quand on connaît les désaccords entre l’administration américaine et le royaume du Maroc concernant le cas du Sahara occidental ? Les intérêts des uns et des autres font que la France soutient clairement le Maroc dans ce dossier, tandis que les Etats-Unis jouent sur plusieurs tableaux à la fois. L’Amérique nous demande d’être une sorte de Pakistan en Afrique parce que nous avons une grande armée expérimentée et aguerrie dans la lutte antiterroriste, tout en soufflant le chaud et le froid.  

 

Quant aux Français embourbés dans le conflit malien, leurs intentions n’ont jamais été claires. Ils aimeraient impliquer l’ANP dans le chaos qu’ils ont provoqué au Mali et dans une nouvelle guerre avec la Libye, alors qu’ils sont à l’origine de la déstabilisation de toute la région du Sahel par leur première intervention belliqueuse en 2011, et dont nous subissons les conséquences à chaque instant. Nous constatons un conflit d’intérêt entre deux pays alliés, la France estimant l’Afrique comme son jardin privé, et les Etats-Unis voulant y contrer la présence chinoise, ce qui explique l’intervention de la sous-secrétaire d’Etat américaine chargée des Affaires africaines au Burkina Faso, pays considéré pourtant comme chasse gardée des Français. Les Etats-Unis cherchent-ils à stopper l’expansion de la Chine au Maghreb et en Afrique ? Connaissant ce qui se passe en Irak et en Syrie où les pays de la coalition font tout excepté combattre Daech-EI, la demande d’ouverture de notre espace aérien ne peut que nous amener à nous interroger avec la plus vive inquiétude au sujet des réelles motivations. Après une première phase en Irak et en Syrie sans aucune résolution de l’ONU, agissant dans la plus complète illégalité, ils nous proposent de remettre ça en Libye, et la vidéo d’al-Baghdadi n’en était que le prélude. Nous savons qu’ils ne visent pas Daech, alors quel est le but de leur intervention en Libye ? Les objectifs sont-ils définis ? Pour les Français, chacun connait leur intérêt à jouer les gendarmes au Sahel afin de protéger l’uranium extrait au Niger qui alimente leurs centrales nucléaires. Mais concernant les Etats-Unis, quel est leur dessein à travers ce projet d’irakisation de la Libye ? Le pétrole libyen ? Soulignons en outre que la base de l’OTAN à Stuttgart est en mouvement, se préparant à des opérations vers la Libye.


Il est important de noter que dans des think tanks et medias américains, l’affaire Hervé Gourdel a bénéficié d’une très grande couverture qui va bien au-delà de l’événement lui-même, sachant que le groupe Jund al Khilafah est sorti de nulle part pour capturer Gourdel et a disparu dès la diffusion de la vidéo de sa pseudo « décapitation ». Le cas de ce groupe inconnu en Algérie et de cette affaire plus que douteuse soulève plusieurs interrogations qui impliquent les agissements de certains services de renseignement étrangers. En Algérie, on reste toujours dans le schéma où Aqmi joue un grand rôle dans les actions terroristes, même si les tentatives d’incursions venant de la Libye s’intensifient de jour en jour, et c’est pour cette raison que l’on peut parler d’un véritable branle-bas de combat qui se déroule à notre frontière avec la Libye.

 

Par ailleurs, des groupes terroristes en Libye seraient en possession d’équipements destinés à la guerre électronique et auraient réussi à brouiller les télécommunications civiles et militaires dans des régions frontalières avec l’Algérie, l’Egypte et la Tunisie. La présence de nos troupes n’a jamais atteint un tel niveau de déploiement avec l’implication des forces spéciales, des unités du génie militaire et des démineurs. Dernièrement, l’artillerie lourde a été appelée en renfort, en plus de la gendarmerie nationale avec ses différentes unités. L’Algérie a créé un couloir humanitaire permettant l’entrée sur le territoire aux réfugiés libyens qui fuient les combats, et l’infiltration de groupes terroristes parmi ce flux migratoire est une éventualité à laquelle sont confrontés notre armée et ses services. Le corridor humanitaire doit être filtré et surveillé scrupuleusement. Autre point important : le plus grand contingent de djihadistes partis pour se battre en Syrie dans les rangs de Daech provient de Tunisie et est désormais de retour au bercail. S’il y avait vraiment une guerre en Irak contre Daech, pourquoi ces 3000 terroristes tunisiens et plus ont-ils quitté les zones de combat ? Ce déplacement de l’effectif de Daech est à prendre au sérieux, car si l’on parle beaucoup de la Libye, omettre le sud tunisien qui pullule de terroristes dans cette véritable réserve à l’identique du Sinaï serait une grave erreur. Cela nous confirme qu’il y a effectivement un déplacement de Daech vers le Maghreb, suivant la déclaration de guerre d’al-Baghdadi à l’Algérie. Le sud tunisien peut devenir une autre source de danger, tandis que le gros de nos troupes est concentré sur la frontière libyenne et que celle avec la Tunisie n’étant pas fermée, elle constitue une faille dans laquelle peut se faufiler Daech, utilisant ce point de passage depuis la Libye. Ghannouchi n’avait-il pas déclaré que la Tunisie était une terre de transit ? Transit vers où ? De plus, la prétendue stabilité de la Tunisie n’est qu’une illusion véhiculée par les bobos rêveurs des printemps sionistes qui s’extasient sur des concepts exportés d’Occident tels que laïcité, transition démocratique, etc. et qui applaudissent naïvement, pour certains, le retour de l’ancien régime de Ben Ali relooké. Quant aux terroristes d’Ehnnahda, ce sont eux les véritables arbitres de ces élections. Il faut rappeler que tant qu’il y aura des partis politiques se référant au religieux, le monde arabo-musulman fera face à des mouvements terroristes. La Tunisie, mouchoir de poche sur la carte doté d’une petite démographie, ne pourra jamais être contrôlée par aucun pouvoir, parce que plus la crise économique s’aggrave, plus les radicaux recrutent et font des émules. Et on essaie de nous faire croire que c’est le dinosaure Béji Caïd Essebsi, le Karzai tunisien, qui va régler la problématique sécuritaire en Tunisie ? Un peu de sérieux, s’il vous plaît. C’est grâce à notre armée algérienne et à nos services de renseignement que le mont Chaambi a été nettoyé, mais le réservoir terroriste en Tunisie peut à nouveau prendre de l’ampleur avec la crise économique et sécuritaire.

 

L’information sécuritaire, si elle est stratégique chez les impérialistes américano-sionistes, est quasi inexistante dans la presse algérienne où tout le monde semble vivre sur une autre planète en dédaignant les analyses sérieuses concernant les enjeux géostratégiques et les dangers qui menacent notre intégrité territoriale. Personne ne sollicite l’avis de spécialistes sur les aspects sécuritaires, la culture de l’entretien est pratiquement inexistante, ne parlons même pas des enquêtes sur le terrain qui se résument à néant. Quelques rares plumes essaient de faire autre chose que de parler de la pluie et du beau temps, mais elles se comptent sur les doigts d’une main. Nous sommes bien loin du professionnalisme pointu de nos ennemis et personne ne semble saisir l’importance d’une information qui relaie les actions de nos forces armées pour contrer le terrorisme. Chaque jour, des terroristes sont neutralisés sur notre territoire et des armes ainsi que du matériel militaire en provenance de plusieurs endroits, surtout de Libye, sont interceptés, sans compter les attentats déjoués. D’après le bilan des dix premiers mois 2014 émanant du commandement de la 5 région de la gendarmerie nationale, 38 terroristes faisant partie de cellules implantées dans 20 villes ont été neutralisés depuis janvier. L’opération de la gendarmerie nationale s’inscrit dans le démantèlement des réseaux de soutien et de logistique qui concerne 15 villes de l’Est algérien, dont certaines sont frontalières avec la Tunisie, ce qui confirme nos craintes développées plus haut. Il est à noter que les terroristes arrêtés on rejoint ces cellules durant ces trois dernières années et qu’ils sont âgés de 30 à 50 ans. Ces chiffres sont d’une importance capitale pour la lutte antiterroriste, car ils nous renseignent sur le nombre de cellules implantées dans des villes algériennes de l’Est dont certaines sont également proches de la Libye, outre le fait très grave que le recrutement des terroristes se poursuit de nos jours puisque la plupart d’entre eux ne sont en action que depuis trois ans. La communication des chiffres délivrés par les différents corps sécuritaires souffre d’un manque d’analyse rétrospective qui pourrait pourtant nous éclairer sur les mécanismes de recrutement du terrorisme d’aujourd’hui, sur la logistique des groupes et les différentes pistes, bref de tous les éléments susceptibles de nous mener à lutter contre le terrorisme sur le plan opérationnel. Plusieurs questions restent en suspend tant que l’on ne dissèque pas sérieusement ces chiffres qui restent uniquement des statistiques. Aucun titre ou organe de presse algérien n’a daigné analyser ces données alors qu’elles sont d’une importance capitale. Sans culture d’analyse du phénomène terroriste en Algérie pris dans sa globalité et de Daech en particulier avec ses visées sur l’Algérie, nous restons dans le flou, même avec ces chiffres d’une importance majeure qui sont le fruit d’un travail minutieux de nos services de sécurité. La nécessité d’une coordination entre la gendarmerie, la police nationale et les autres services relevant de l’ANP, surtout sur le plan de l’information qui relève de la stratégie, est primordiale en ces moments cruciaux de grand danger pour notre pays et l’échange d’informations s’avère indispensable pour contrer le terrorisme. Les représentants d’une presse algérienne inutile qui se gavent de méchoui avec les maîtres du moment tels des geishas et cette soi-disant élite de salon atteinte du syndrome de Sisyphe se complaisent dans un déni crasse, enfouissant la tête dans le sable, alors que de nombreux périls se bousculent à notre porte quand ils ne sont pas sur notre propre sol comme l’a révélé le bilan de la gendarmerie nationale ! La presse trop occupée à goinfrer avec des patrons et à faire des affaires ou à jouer à cache-cache (cash-cash !) avec le pouvoir politique en spéculant sur les uns et les autres, a définitivement enterré son devoir d’informer le public. Nous continuons d’affirmer que le danger qui est au sud dans la wilaya de Ghardaïa et qui s’est étendu à Touggourt pour des raisons ethniques et sociales et que le pouvoir politique et les salonnards de tous bords sous-estiment, peut nous coûter très cher, l’instabilité du sud pouvant profiter aux groupes terroristes liés à Daech. Mais les chiffres récents communiqués par la gendarmerie nationale nous montrent que le danger est aussi au nord avec ses cellules terroristes de soutien et de logistique. Dans ces moments très périlleux, nous remercions le ciel d’avoir des services sécuritaires qui font un travail colossal et remarquable au service de la patrie, quand d’autres se précipitent sur la mangeoire pour étoffer leurs comptes en banque, concentrant leurs efforts pour préserver leurs privilèges d’oligarques. La combinaison réunissant les ingrédients tels qu’un président malade, la chute du prix du baril de pétrole, et les menaces Daech qui se concrétisent, forment un cocktail explosif pouvant constituer un danger mortel pour l’Algérie. Il est indispensable de méditer sur cette constatation.

 

Si l’on veut gagner la guerre contre Daech, il faut aussi combattre dans le domaine de la communication et nous devons tous nous y mettre ! C’est une question de vie ou de mort.


Mohsen Abdelmoumen

Published on Oximity, December 2, 2014:https://www.oximity.com/article/L-Alg%C3%A9rie-cibl%C3%A9e-par-Daech-E-1?faid=512983 with automatic

 

translation

On Wharsupic:http://fr.whatsupic.com/sp%C3%A9ciale-monde/1417525088.html

and Palestine Solidarité:http://www.palestine-solidarite.org/analyses.mohsen_abdelmoumen.021214.htm

 

.http://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/2014/12/02/lalgerie-ciblee-par-daech-ei-etat-islamique/#more-3065

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 01:27

 

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L’OTAN, un danger pour la paix mondiale : Un texte du grand sociologue américain Immanuel Wallerstein

 

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Le texte ci-dessous vient d’être publié – le 15 novembre 2014 – par Immanuel Wallerstein sur le site Agence Globale.

Je le propose dans une traduction française de mon cru, donc avec les réserves d’usage. Ceux qui souhaitent le lire dans sa version originale (en américain) peuvent le consulter ici : http://www.agenceglobal.com/index.php?show=article&Tid=2791

 

Je crois utile de porter ce texte à la connaissance de nos lecteurs pour deux raisons essentielles :

  • - d’une part parce que son auteur est un sociologue et un politologue américain de renommée internationale :

Cela n’en donne que plus de poids à la critique très sévère qu’il fait des États-Unis d’Amérique et de son système dirigeant.

Cela permet une nouvelle fois de démasquer les mensonges et la propagande de tous ceux qui taxent l’UPR d’anti-américanisme primaire alors que nos critiques n’atteignent pas le degré de virulence de nombreux intellectuels américains prestigieux comme Noam Chomsky, William Blum, Paul Craig Roberts, etc.

  • d’autre part parce que cette analyse corrobore parfaitement les analyses et le programme de l’UPR :

a) – sur la dangerosité actuelle de l’OTAN,

b) – sur l’illégitimité du maintien de cette structure après la dissolution du camp socialiste (je rappelle souvent que Charles de Gaulle avait indiqué à Alain Peyrefitte que l’OTAN n’aurait plus de raison d’exister après l’effondrement du camp socialiste),

c) – sur la nécessité de sortir de l’OTAN. Pour le grand sociologue américain, renoncer à l’OTAN est même « un premier pas vers la santé mentale et la survie de la planète. »

François Asselineau

 

10645005 810623705642668 5008287208586067467 n LOTAN, un danger pour la paix mondiale : Un texte du grand sociologue américain Immanuel WallersteinImmanuel Wallerstein (né le 28 septembre1930) est un sociologue américain de renommée internationale, de l’Université de Yale.

Né à New York, il a fait ses études à l’université Columbia, à New York, où il obtient une licence en 1951, une maîtrise en 1954 et un doctorat en philosophie en 1959. Il est devenu professeur de sociologie à l’Université McGill à Montréal puis, à partir de 1976, professeur de sociologie à l’Université de Binghamton (SUNY), jusqu’à sa retraite en 1999 Il a en outre travaillé comme directeur du centre Fernand Braudel pour l’Étude de l’Économie, des Systèmes historiques et des Civilisations. Il a occupé plusieurs postes de professeur honoraire d’université dans plusieurs pays, reçu de nombreuses récompenses et occupé le poste de Directeur d’études associé à l’École des hautes études en sciences sociales de Paris. Il a été président de l’Association internationale de sociologie entre 1994 et 1998.

Wallerstein a débuté sa carrière en tant qu’expert des affaires postcoloniales africaines. Jusqu’au début des années 1970, l’essentiel de ses travaux est dédié à ce sujet. Sa très précoce critique du capitalisme mondial et son soutien aux « mouvements anti-systémiques » ont fait de lui, au même titre que Noam Chomsky et Pierre Bourdieu, une référence du mouvement altermondialiste.

Sa contribution la plus importante, The Modern World-System, a paru en trois volumes, respectivement en 1974, 1980 et 1989.

Wallerstein s’inspire de trois principaux courants intellectuels :

  • Karl Marx, dont il reprend la prise en compte de l’importance première des facteurs économiques et de leur dominance sur les facteurs idéologiques dans la détermination des politiques mondiales.
  • Fernand Braudel, l’historien français qui a décrit le développement des grands réseaux d’échanges économiques dans les grands empires de l’époque moderne, ainsi que leurs implications politiques.
  • La Théorie de la dépendance avec ses concepts de « centre » et de « périphérie ».


OTAN : Un danger pour la paix mondiale

par Immanuel Wallerstein – 15 novembre 2014

La mythologie officielle veut qu’entre 1945 (ou 1946) et 1989 (ou 1991), les États-Unis et l’Union soviétique (URSS) se sont affrontés en continu – politiquement, militairement, et surtout idéologiquement. C’est ce que l’on a appelé la ‘guerre froide ». Si c’était une guerre, le mot à souligner était « froide » car les deux puissances ne s’engagèrent jamais dans une action militaire directe l’une contre l’autre pendant toute la période.

Il y eut cependant quelques répercussions institutionnelles de cette guerre froide, et à chacune d’entre elles ce furent les États-Unis, et non l’URSS, qui firent le premier pas. En 1949, les trois pays occidentaux occupant l’Allemagne fusionnèrent leurs zones pour créer la République fédérale d’Allemagne (RFA) comme un État. L’Union soviétique répondit en transformant sa propre zone d’occupation en République démocratique allemande (RDA).

En 1949, l’OTAN fut créée par douze nations. Le 5 mai 1955, les trois puissances occidentales finirent officiellement leur occupation de la RFA et reconnurent cette entité comme un État indépendant. Quatre jours plus tard, la RFA fut admise comme membre de l’OTAN. En réponse à cela, l’URSS créa l’Organisation du Traité de Varsovie (OMC) et y inclut la RDA comme un de ses membres.

Le traité instituant l’OTAN devait s’appliquer seulement à l’intérieur de l’Europe. Une des raisons était que les pays d’Europe occidentale possédaient encore des colonies à l’extérieur de l’Europe et ne voulaient pas permettre à un quelconque organisme d’avoir le pouvoir d’intervenir directement dans leurs décisions politiques concernant ces colonies. Les moments de confrontation apparemment tendue entre les deux camps – le blocus de Berlin, la crise des missiles de Cuba – s’achevèrent tous par le statu quo ante. Le recours le plus important aux clauses d’engagement militaire prévues par les traités fut celui qu’en fit l’URSS lorsqu’elle agit dans sa propre zone d’influence contre les développements qu’elle jugeait dangereux pour l’URSS : la Hongrie en 1956, la Tchécoslovaquie en 1968, la Pologne en 1981. Dans des circonstances semblables, les États-Unis sont intervenus politiquement, comme lors de l’entrée potentielle du Parti communiste italien dans le gouvernement italien.

Ce bref rappel met en lumière l’objectif réel de la guerre froide. La guerre froide n’a pas été conçue pour transformer les réalités politiques de l’autre côté (sauf à une échéance très lointaine dans le futur). La guerre froide était un mécanisme par lequel chaque camp gardait ses satellites sous contrôle, tout en maintenant l’accord de facto des deux puissances pour leur partition à long terme du monde en deux sphères : un tiers pour l’URSS et deux tiers pour les États-Unis. La priorité fut donnée par chacune des deux puissances à la garantie qu’elles n’utiliseraient pas la force militaire (et pas d’armes nucléaires en particulier) l’une contre l’autre. Ce système a été connu comme la garantie contre la « destruction mutuelle assurée ».

L’effondrement de l’URSS en deux étapes – le retrait d’Europe de l’Est en 1989 et la dissolution officielle de l’URSS en 1991 – aurait dû signifier en théorie la fin de tout rôle pour l’OTAN. Il est en effet bien connu que, lorsque le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev donna son aval à l’intégration de la RDA dans la RFA, il reçut la promesse que les États du Pacte de Varsovie ne seraient pas intégrés dans l’OTAN. Cette promesse a été violée. Au lieu de cela, l’OTAN a pris entièrement un nouveau rôle.

Après 1991, l’OTAN s’est octroyé un rôle de gendarme du monde pour ce qu’elle considère comme des solutions politiques appropriées aux problèmes du monde. Le premier effort majeur en ce sens a eu lieu lors du conflit entre le Kosovo et la Serbie, lorsque le gouvernement américain a jeté tout son poids en faveur de la création d’un État du Kosovo et d’un changement de régime en Serbie. Cette première initiative a été suivie par d’autres : en Afghanistan en 2001 pour chasser les talibans, en Irak en 2003 pour changer le régime à Bagdad, en 2014 pour lutter contre l’État islamique (ÉI) en Irak et la Syrie, et en 2013-2014 pour soutenir les prétendues forces pro-occidentales en Ukraine.

En fait, le recours à l’OTAN s’est lui-même révélé source de difficultés pour les États-Unis. D’une part, il y avait toutes sortes de réticences des États membres de l’OTAN sur les actions entreprises. D’autre part, lorsque l’OTAN a été officiellement impliquée, comme au Kosovo, l’armée américaine s’est sentie entravée dans ses actions militaires par la lenteur de la prise de décision politique.

Alors, pourquoi a-t-on vu l’expansion de l’OTAN au lieu de sa dissolution ? Cela tient une fois de plus à la politique intra-européenne, et au désir des États-Unis de contrôler ses alliés présumés. C’est sous la présidence Bush que celui qui était alors secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a parlé d’une « vieille » et « nouvelle » Europe. Par « vieille Europe », il faisait en particulier référence à la réticence française et allemande à se mettre d’accord avec les choix stratégiques des États-Unis. Il voyait les pays d’Europe occidentale comme souhaitant distendre leurs liens d’avec les États-Unis. Sa perception était d’ailleurs correcte. En réponse, les États-Unis ont espéré couper les ailes des Européens de l’Ouest en introduisant les pays d’Europe orientale à l’OTAN, que les États-Unis considèrent comme des alliés plus fiables.

Le conflit sur l’Ukraine révèle tout le danger de l’OTAN. Les États-Unis ont cherché à créer de nouvelles structures militaires, évidemment dirigées contre la Russie, sous le couvert que celles-ci étaient destinées à contrer une hypothétique menace iranienne. Alors que le conflit ukrainien était en cours, le langage de la guerre froide a été relancé. Les États-Unis utilisent l’OTAN pour presser les pays d’Europe occidentale à se mettre d’accord avec les actions anti-russes. Et aux États-Unis, le président Barack Obama est sous forte pression pour agir « avec force » contre la prétendue menace russe contre l’Ukraine. Ceci se combine avec la grande hostilité du Congrès américain à tout accord avec les Iraniens sur le développement du nucléaire.

Aux États-Unis et en Europe occidentale, les forces qui cherchent à éviter la folie militaire risquent d’être dépassées par ce qui ne peut être appelé autrement que le « parti de la guerre ». L’OTAN et ce qu’elle symbolise aujourd’hui représentent un grave danger, car elle donne corps à la prétention des pays occidentaux à intervenir partout, au nom d’interprétations occidentales de réalités géopolitiques. Cela ne peut conduire qu’à d’autres conflits,très dangereux.  

 

Renoncer à l’OTAN comme structure serait un premier pas  sur le chemin de la raison et la survie de la planète.

Immanuel Wallerstein, chercheur principal de recherche à l’Université de Yale, est l’auteur du Déclin de la puissance américaine: Les États-Unis dans un monde chaotique (NewPress).

Distribué par l’Agence mondiale
15 Novembre 2014

 

http://www.upr.fr/actualite/monde/lotan-danger-paix-mondiale-texte-du-grand-sociologue-americain-immanuel-wallerstein

 

Dernières publications

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Le « banquier socialiste » Macron décide de vendre 49,9% du très rentable aéroport de Toulouse

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aeroport toulouse blagnac Le « banquier socialiste » Macron décide de vendre 49,9% du très rentable aéroport de Toulouse

 

 

Les européistes accélèrent le bradage de la France : le « banquier socialiste » Macron décide de vendre 49,9% du très rentable aéroport de Toulouse à un consortium chinois, contre l’avis unanime des Toulousains.


La liste du patrimoine français bradé à des intérêts étrangers ne cesse de s’allonger, de façon implacable et à une rapidité affolante.

Parmi les cas qui ont défrayé la chronique (et qui ne sont que la partie émergée de l’iceberg), citons notre sidérurgiste Arcelor-Mittal vendu à une entreprise anglo-indienne, le château de Gevrey-Chambertin – fleuron du vignoble de Bourgogne – vendu à un propriétaire de casino à Macao, le Paris Saint-Germain et de nombreux hôtels français de luxe vendus à l’Émir du Qatar, le joyau de la technologie de la carte à puce Gemplus vendu au fonds d’investissement états-unien Texas Pacific Group, etc.

Ce 4 décembre 2014, on apprend que c’est à un consortium chinois que le déjà fameux Emmanuel Macron – ministre de l’Économie jamais élu par quiconque, mais choisi par Jacques Attali et la banque Rothschild – a décidé de vendre 49,9% de l’aéroport de Toulouse. Et cela contre l’avis formel de tous les responsables politiques locaux et des populations.

Pourquoi, au fait, fallait-il donc vendre en urgence la moitié du capital du très rentable aéroport de Toulouse, propriété de l’État, donc des Français ? Sans doute pour faire baisser de quelques dixièmes de pourcentage le déficit budgétaire de 2015, avant qu’il ne reparte à la hausse en 2016 ! Autant dire pour rien, si ce n’est pour complaire à l’oligarchie euro-atlantiste qui a décidé du pillage de notre pays.

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Ce nouveau bradage confirme une nouvelle fois que les européistes, qui imposent aux Français une propagande constante affirmant qu’il faut « faire l’Europe pour peser face aux Américains et aux Chinois », sont les premiers à tout vendre et tout céder aux mêmes Américains et Chinois dès que les Français ont le dos tourné… Rarement dans l’Histoire on aura vu une aussi grande combinaison de traîtrise, de lâcheté, de mensonge, de corruption et de cynisme, que dans les élites dirigeantes actuelles.


Plus que jamais, l’heure est à la mobilisation pour faire sortir la France en urgence de l’Union européenne. Il faut se rassembler et faire connaître au maximum les analyses et les propositions de l’UPR, il y va de la survie de la France.

 

 

 

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Roland Dumas, ministre des affaires étrangères de François Mitterrand pendant 7 ans, met les pieds dans le plat

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Roland Dumas Roland Dumas, ministre des affaires étrangères de François Mitterrand pendant 7 ans, met les pieds dans le plat

L’ancien ministre des affaires étrangères de François Mitterrand vient de mettre les pieds dans le plat dans un entretien accordé au magazine Le Point, en lançant un véritable réquisitoire contre l’actuelle politique étrangère de la France.

Son constat est cinglant :

« En réalité, aujourd’hui, ceux qui commandent sont les États-Unis et Israël. Aujourd’hui, nous sommes dans une alliance où la France n’a plus rien à dire. Nous n’avons plus de politique étrangère indépendante. »

« C’est la droite du Parti socialiste qui gouverne et qui trouve son aise et ses habitudes dans son alliance avec l’Amérique. »

« Le plus à gauche de tous les hommes politiques qui ont gouverné est le général de Gaulle. »

« Nous ne tenons compte d’aucun des engagements qui ont été pris, notamment avec Gorbatchev concernant la conférence de Moscou. L’alliance outre-Atlantique n’a pas tenu ses engagements envers Moscou. Je suis contre l’injustice même en politique internationale. »

Ces propos ont évidemment de quoi donner des vapeurs à tous les larbins de Washington en France, dans la sphère politique et journalistique. À commencer par l’un des promoteurs de l’OTAN à la télévision publique française, la « journaliste » Léa Salamé, qui m’avait reproché de faire de « l‘anti-américanisme primaire » devant 1,55 million de téléspectateurs lors de l’émission ONPC de Laurent Ruquier du 20 septembre 2014.

Quoi qu’il en soit, ces propos de Roland Dumas confirment une partie des analyses de l’UPR et sont l’occasion de souligner à quel point notre mouvement est le seul, sur la scène politique française, à pointer constamment la responsabilité n°1 des États-Unis d’Amérique et de l’OTAN dans le désastre en cours.

On notera au passage que le FN, DLF et autres « souverainistes » de pacotille sont d’une discrétion de violette dès lors que l’on évoque le rôle de Washington sur le sort de la France. Soudain les rodomontades anti-musulmanes de la SARL LE PEN font place à un silence assourdissant.

On doit regretter aussi les silences de Roland Dumas lui-même.

Car il est bien dommage qu’il n’ait pas profité de l’occasion de cet entretien pour rappeler aux lecteurs du Point ce qu’est exactement la prétendue « construction européenne » et la responsabilité écrasante qu’elle porte dans cette disparition de la politique étrangère indépendante de la France qu’il dénonce.

Il faut reconnaître que cette explication serait difficile à faire par Roland Dumas puisqu’il fut le signataire du traité de Maastricht, qui a créé justement une prétendue PESC, la « Politique étrangère européenne et de sécurité commune »…

Comme quoi on ne peut pas vouloir une chose et son contraire.

 

http://www.upr.fr/actualite/europe/roland-dumas-ministre-des-affaires-etrangeres-de-francois-mitterrand-pendant-9-ans-met-les-pieds-dans-le-plat

 

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Lecture conseillée, sur mon blog :

 

Le discours de Vladimir Poutine, 1e partie (politique extérieure) - La Crimée

 

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 03:25

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L’UPR salue l’action d’Abdou Diouf, qui a fait ce qu’il a pu pour empêcher Nicolas Sarkozy et François Hollande de saboter la Francophonie

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Communiqué de presse

Francophonie dakar L’UPR salue l’action d’Abdou Diouf, qui a fait ce qu’il a pu pour empêcher Nicolas Sarkozy et François Hollande de saboter la Francophonie

 

 

L’UPR salue l’action d’Abdou Diouf à la tête de la Francophonie depuis presque douze ans, à l’occasion du XVème sommet de l’organisation qui s’est tenu ce weekend à Dakar. Pendant ses trois mandats successifs, Abdou Diouf s’est efforcé de donner une vitalité nouvelle à ce lien singulier qu’est la langue française entre 274 millions d’êtres humains, sur les cinq continents. L’UPR souligne d’ailleurs que le nombre de locuteurs du français est promis, contrairement aux idées reçues, à une croissance rapide dans les années à venir, puisqu’il pourrait atteindre 750 millions en 2050, principalement grâce à la croissance démographique de l’Afrique francophone.

 

Alors que ce constat prometteur devrait inciter les dirigeants français à redonner toute la priorité aux liens avec les pays de la Francophonie, ils s’acharnent à affaiblir toute coopération avec eux et à enfermer la France dans le périmètre étriqué et arbitraire de l’Union européenne qui est, elle, en déclin démographique rapide.


François Hollande ne semble avoir rien d’autre à proposer aux pays africains que des interventions militaires, aux buts incertains, comme au Mali ou en Centrafrique. Avant lui, Nicolas Sarkozy avait manifesté à plusieurs reprises son mépris pour le fait francophone.

Le 26 juillet 2007, il avait prononcé à Dakar un discours où il avait développé une vision racialiste du monde, typiquement anglo-saxonne, expliquant par exemple que « le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire » ou bien encore que « jamais l’homme [africain] ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin ».

En octobre 2008, Nicolas Sarkozy n’avait passé que quelques heures au sommet de la Francophonie à Québec, comportement reçu comme une insulte par les délégations étrangères et les organisateurs, pour se précipiter à une rencontre à Camp David avec le président George W. Bush, qui quittait ses fonctions trois mois plus tard, après deux mandats catastrophiques pour la stabilité et la paix mondiales.


En outre, en admettant de nouveaux États peu ou pas francophones, comme membres à part entière, associés ou observateurs dans la Francophonie, Nicolas Sarkozy et François Hollande rendent caduque, comme à dessein, l’idée même de « solidarité francophone ». Au sommet de Kinshasa, en octobre 2012, le premier avait admis l’Arménie comme membre à part entière, le Qatar comme membre associé et l’Uruguay comme observateur. À ce sommet de Dakar, le deuxième a admis le Mexique, le Costa Rica et le Kosovo, qui est en réalité une base militaire américaine, comme États observateurs. L’UPR observe que cette stratégie de « destruction par la dilution » appliquée par les dirigeants français à la Francophonie ne se retrouve ni au sein de la Communauté des pays de langue portugaise ni au sein du Commonwealth.

Le désintérêt des dirigeants européistes pour la Francophonie – d’ailleurs souligné régulièrement par Abdou Diouf – est parfaitement cohérent avec le principe de la « construction européenne » qui postule une distinction entre les pays « recommandables » – du monde « blanc » – et les autres. À l’inverse, la notion de « solidarité francophone », fondée sur le lien concret d’une langue commune – et donc de références culturelles partagées, balaye toute conception racialiste, et finalement raciste, du monde. C’est pourquoi il est urgent de la substituer à l’idée de « construction européenne » qui conduit la France vers le « choc des civilisations » cher aux néoconservateurs américains.


Le mépris du gouvernement français pour la Francophonie va de pair avec son travail de sape à l’encontre de la langue française sur le territoire national même. L’UPR rappelle que le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a entrepris, au travers de la loi dite « Fioraso » de remplacer progressivement le français par l’anglais dans l’enseignement supérieur et la recherche. Dans le même temps, il a relancé l’enseignement des langues régionales à l’école primaire, au travers de la loi cyniquement qualifiée de « refondation de l’école ». Devant le délitement, dans notre propre pays, de la maitrise du français – qui devrait s’accélérer compte tenu des lois récentes – plusieurs universités ont décidé de mettre en œuvre des cours de base de grammaire et d’orthographe, comme à Dijon.


L’UPR rappelle qu’Abdou Diouf avait fait une réponse personnelle et chaleureuse au courrier de François Asselineau, à l’occasion de notre pétition contre la loi « Fioraso » qui a cumulé plus de 12.000 signatures venues du monde entier. À l’opposé, le Premier ministre d’alors, Jean-Marc Ayrault, s’était contenté de faire transmettre par un subalterne une réponse lapidaire et condescendante à l’interpellation du Président de l’UPR.


L’esprit combatif insufflé par Abdou Diouf à la tête de la Francophonie risque, cependant, de fléchir avec sa remplaçante, Michaëlle Jean, désignée ce dimanche 30 novembre.


L’UPR s’inquiète, en effet, que la Francophonie soit dirigée maintenant par l’ex-représentante de la reine d’Angleterre au Canada, puisque c’est bien là le rôle que Michaëlle Jean a rempli entre 2005 et 2010 comme Gouverneur général du Canada. Pour les Canadiens français, cette fonction, véritable survivance de l’empire britannique, est le symbole même du régime colonial dans lequel ils ont vécu depuis la perte du Canada français, en 1763 à la suite du Traité de Paris. Michaëlle Jean avait, de plus, abandonné sa nationalité française pour assouvir son ambition de parvenir à la fonction de Gouverneur général, où elle n’a pas brillé pour ses actions en faveur des minorités francophones du Canada.

En outre, la désignation d’une personnalité issue du « Nord » et qui, de surcroît, n’a pas occupé la plus haute fonction exécutive d’un État, contrevient aux usages en vigueur au sein de la Francophonie.


Au prétexte de vouloir en finir avec la « Françafrique », François Hollande a laissé désigner à la tête de la Francophonie une personnalité de second ordre par rapport à un Abdou Diouf ou à un Boutros Boutros-Ghali, qui ne convient probablement pas aux pays du « Sud » et qui a répudié sa nationalité française pour complaire aux Anglo-saxons. La « lutte contre la Françafrique » est, certes, légitime s’il s’agit de mettre un terme à des circuits clientélistes entre des responsables corrompus. Malheureusement, cette expression tend à devenir désormais une justification fourre-tout des européistes pour réduire toute coopération entre la France et ses partenaires africains, et brader les intérêts français. La désignation de Michaëlle Jean, qui doit ravir Washington et ses larbins européistes, n’augure rien de bon pour la suite.


L’UPR s’étonne que le XVème sommet de la Francophonie, si important sur le plan géostratégique pour la France n’ait fait l’objet que d’une couverture a minima par les grands médias, et d’analyses superficielles. Ils n’ont cessé, pendant tout le weekend, d’assommer les Français avec l’élection du Président de l’UMP et le congrès du FN, deux événements dont les issues étaient connues d’avance. M. Sarkozy, qui a déjà démontré sa nocivité, va se remettre à importuner les Français sur toutes les ondes et tous les écrans. Mme Le Pen va continuer à jouer sa partition d’épouvantail consentant au service de la « construction européenne ».

L’UPR souligne, d’ailleurs, que ces partis politiques omniprésents dans les médias n’ont représenté au dernier scrutin national – les élections européennes de mai dernier – respectivement que 8,8% et 10,6% des électeurs inscrits. Autrement dit, 81% des électeurs se moquaient des élections internes qui se sont tenues ce weekend à l’UMP et au FN.


L’UPR rappelle enfin que son programme politique est le seul à donner à la coopération culturelle, économique et politique avec les pays francophones, la place éminente qu’elle mérite aujourd’hui, et qu’elle méritera plus encore demain. La Francophonie devra être réduite aux seuls États francophones, en y ôtant les États qui y ont été admis sans raison. Au point 18. de son programme, l’UPR propose notamment de créer un véritable Parlement de la Francophonie, qui sera installé dans les locaux de l’UNESCO, laissés vacants par le déménagement de cette institution dans l’immeuble du parlement de Strasbourg, de réorienter une partie des fonds structurels, actuellement versés à l’Union européenne, vers des programmes impliquant les États de la Francophonie, de développer un système d’échanges universitaires de grande ampleur avec ces mêmes États et de sensibiliser le peuple français à son appartenance à la sphère francophone.

 

François-Xavier Grison

Membre du bureau national de l’UPR en charge des solidarités francophones

 

L’UPR salue l’action d’Abdou Diouf, qui a fait ce qu’il a pu pour empêcher Nicolas Sarkozy et François Hollande de saboter la Francophonie

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 03:20

 

Virus Ebola : un prétexte pour installer les bases militaires US en Afrique
Manilo Dinucci

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4 décembre 2014

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Alors que les Africains ont besoin de médecins pour lutter contre la fièvre hémorragique à virus Ebola, Washington a, contre toute attente et à la surprise générale, décidé d’installer un centre de commandement militaire au Liberia (l’un des pays les plus touchés par Ebola). Ce centre est placé sous les ordres du général Darryl Williams et sera composé de 3 000 militaires étasuniens. Les USA sont prêts à tout pour s’accaparer des ressources africaines !


 

Face à l’« épidémie sans précédent d’Ebola, qui se répand de façon exponentielle en Afrique occidentale », le président Obama a annoncé que « à la demande du gouvernement libérien », les Etats-Unis établiront « un centre de commandement militaire au Liberia ». Il s’agit d’un « quartier général de commandement de la force conjointe » spécifie le Commandement Africa des Etats-Unis (dont l’ « aire de responsabilité » couvre tout le continent, sauf l’Egypte). Le quartier général, aux ordres du général Darryl Williams (déjà sur le terrain au Libéria) disposera d’au moins 3000 militaires étasuniens, d’un pont aérien et d’un centre de tri au Sénégal. C’est ce quartier général qui exercera la fonction de « commandement et contrôle » de l’opération internationale anti-Ebola, qui prévoit l’envoi de personnel médical et d’hôpitaux de campagne. Selon Obama, c’est « un exemple de ce qui se passe quand l’Amérique prend le leadership pour affronter les plus grands défis mondiaux ». Qu’il a listés dans son récent discours urbi et orbi, affirmant que seule l’Amérique a « la capacité et la volonté de mobiliser le monde contre les terroristes de l’Isis », de « battre le rappel mondial contre l’agression russe », et de « contenir et anéantir l’épidémie d’Ebola ».


Même si la possibilité qu’Ebola se diffuse aux Etats-Unis est extrêmement basse, a souligné Obama dans le discours qu’il a prononcé au Centre de contrôle et de prévention des maladies[1] à Atlanta (Georgie), en Afrique occidentale il a provoqué la mort de « plus de 2400 hommes, femmes et enfants ». Evénement certes tragique, mais limité si on le rapporte au fait que l’Afrique occidentale a une population d’environ 350 millions d’habitants et toute la région sub-saharienne presque 950 millions. Si l’on pense que chaque année meurent dans la région à cause du sida plus d’un million d’adultes et d’enfants ; que la malaria provoque chaque année plus de 600 mille morts, en majorité chez les enfants africains ; que dans l’Afrique sub-saharienne et dans l’Asie méridionale la diarrhée tue chaque année environ 600 mille enfants (plus de 1600 par jour) de moins de cinq ans. Ces maladies et quelques autres, toutes « maladies de la pauvreté », qui provoquent chaque année en Afrique sub-saharienne des millions de morts prématurées et de cas d’invalidité, sont dues à la sous-alimentation et à la malnutrition, au manque d’eau potable, aux mauvaises conditions hygiéniques-sanitaires dans lesquelles vit la population pauvre, qui (selon les données de la Banque mondiale elle-même) constitue 70% de la population totale, dont 49% se trouve en conditions de pauvreté extrême. La campagne d’Obama contre l’Ebola semble donc instrumentale.


L’Afrique occidentale, où le Pentagone installe son propre quartier général avec la motivation officielle de lutter contre l’Ebola, est très riche en matières premières : pétrole au Nigéria et Bénin, diamants en Sierra Leone et Côte d’Ivoire, phosphates au Sénégal et Togo, caoutchouc, or et diamants au Libéria, or et diamants en Guinée et Ghana, bauxite en Guinée. Les terres les plus fertiles sont réservées aux monocultures de cacao, ananas, arachides et coton, destinées à l’exportation. La Côte d’Ivoire est le plus grand producteur mondial de cacao. De l’exploitation de ces grandes ressources quasiment rien n’arrive à la population, car les revenus sont partagés entre multinationales et élites locales, qui s’enrichissent aussi grâce à l’exportation des bois précieux avec de graves conséquences environnementales dues à la déforestation.


Les intérêts des multinationales étasuniennes et européennes sont cependant mis en danger par les rebellions populaires (comme celle du delta du Niger, provoquée par les conséquences environnementales et sociales de l’exploitation pétrolifère) et par la concurrence de la Chine, dont les investissements sont pour les pays africains beaucoup plus utiles et avantageux. Pour conserver sa propre influence dans le continent les Usa ont constitué en 2007 le Commandement Africa qui, derrière le paravent des opérations humanitaires, recrute et forme dans les pays africains des officiers et des forces spéciales locales par l’intermédiaire de centaines d’activités militaires. Une base importante pour ces opérations est celle de Sigonella (Sicile), où a été déployée la Task force du Corps des marine qui, dotée d’avions hybrides Ospreys, envoie en rotation des escadrons en Afrique, notamment occidentale.


Là où commence la campagne d’Obama « contre le virus Ebola ».


Source : Mondialisation.ca


Titre originel : Ebola, le Pentagone s’installe en Afrique : Washington annonce la naissance d’un centre de commandement militaire au Libéria


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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 03:12

 

 

« J’espère que ce sera un bon choix madame, bon choix mademoiselle, bon choix monsieur ! »… « plop ! » Thierry Le Luron & Pierre Desproges (1)

Ca y est, Sarkozy l’a finalement eue, sa nouvelle présidence… du pauvre, celle de l’UMP ! Et à l’issue d’un suspens à couper au couteau canif, dont la seule réelle incertitude résidait dans le pourcentage qui le porterait à la tête de ce Titanic politique qu’est désormais l’ex-parti chiraquien. Un feuilleton médiatico-politique totalement bidon, dont tout le monde connaissait en vérité l’issue dès lors que le petit énervé sur le retour avait décidé d’affronter les « redoutables » adversaires qu’étaient pour lui Bruno Lemaire et Hervé Mariton (défense de rire !), mais qui a tout de même passionné au-delà de tout ce que l’on pouvait imaginer notre caste journalistique, pendant des semaines et des semaines (tandis que le français moyen s’en fichait lui comme de sa première chemise)… jusqu’aux résultats d’hier soir.


Du triomphe sarkozien annoncé à la victoire à la Pyrrhus…


Dans cette élection, le vainqueur était bien évidemment connu d’avance, on l’a déjà dit : nous annoncer un « affrontement », supposer une incertitude de résultat entre un Sarkozy (même de fort petite taille) déjà par le passé président de l’UMP et ancien Président de la République, et deux nains de jardin politique (Lemaire et Mariton) dont les fan-clubs réunis tiendraient aisément dans une seule et même cabine téléphonique, c’était un peu comme chercher à nous vendre en guise de combat du siècle un match de boxe à trois entre Myke Tyson, Elie Semoun et Sim. On attendait donc fort logiquement le carnage, avec un score « soviétique », dans un affrontement qui était bien plus du registre de la pantalonnade que de celui du noble art, fût-il politique.

Pourtant, à l’arrivée, si le vainqueur est bien celui qui était dès le départ prévu, le pourcentage obtenu par l’ex-locataire de l’Elysée (et qui ne pense qu’à y retourner) a en réalité tout du camouflet, pour ne pas dire de la gifle militante. Un petit rappel : en 2004, et alors qu’il n’avait jamais été jusque là qu’un ministre parmi d’autres, qu’il se présentait contre des candidats présidents de partis qui proposaient un vrai choix politique (Nicolas Dupont-Aignan et Christine Boutin), et qu’il traînait encore comme une croix pour toute une partie de la droite et des militants sa trahison « balladurienne » de Jacques Chirac lors de l’élection présidentielle de 2002, Nicolas Sarkozy l’avait emporté avec un score écrasant : 85,09 % des voix.

En 2014, opposé on l’a dit à deux ectoplasmes, déjà une fois président de l’UMP, auréolé du prestige ultime de la fonction présidentielle qu’il avait occupée pendant cinq ans, et à la mi-quinquennat d’un successeur élyséen dont la nullité abyssale parviendrait presque à faire passer sa vessie présidentielle pour une lanterne magique, le même Sarkozy, qui était sûr de son triomphe, récolte à peine 64,5 % des suffrages exprimés, soit vingt points de moins que lors de sa précédente candidature. On a connu des triomphes plus évidents ! Et l’on ne peut en toute impartialité que constater que moins de cent jours après, le retour de l’Ile d’Elbe électorale du petit Nicolas est en grande partie raté, qu’il est même carrément un non-évènement pour une très large majorité des Français. On peut donc d’ores et déjà sérieusement se poser des questions sur ses chances réelles de succès final en 2017. D’autant plus qu’un rival il y a un an encore totalement improbable, pour ne pas dire plus, semble décidé à se dresser devant lui…

 

Le condamné ou le condamnable : le choix royal de l’UMP pour 2017

 

Car le décor « UMPesque » pour les années qui viennent et jusqu’à 2017 semble donc aujourd’hui  dressé : nous allons avoir, pendant près de trois ans,  un combat des chefs presque quotidien entre les deux – seuls – survivants du radeau de la Méduse laissé dans le marigot politique par la désastreuse présidence de Jean-François Copé : Nicolas Sarkozy donc, le battant battu de 2012 se débattant dans les « affaires », et Alain Juppé, l’ex « meilleur d’entre nous » de tonton Jacques, le nouveau champion de droite des journalistes de gauche (je sais, on est dans le pléonasme). Le troisième des mousquetaires, le malheureux François Fillon, étant semble-t-il définitivement grillé par l’affaire, on a presque envie d’écrire la magouille Jouyet. Quoique… en politique française, il ne faut jamais enterrer complètement les cadavres : les deux « vainqueurs » du jour, Sarkozy et Juppé, peuvent ô combien en témoigner !

Deux rejetés, deux rebuts politiques oubliés ou chassés sans ménagement par les électeurs, pour incarner le « renouveau de l’UMP » : avouez qu’il serait bien difficile d’illustrer avec plus d’éclat (si j’ose dire) les misères et la médiocrité de la vie politique française.

 

Après la balladurophilie, la Royalité, la DSKlâtrie… voici venu le temps médiatique de la Juppé-mania !


Car on a vraiment les héros que l’on mérite, et nos journaleux sont vraiment, définitivement indécrottables ! L’histoire ne leur apprend rien, et sans cesse, sur leur métier, qui n’est plus très loin en matière de vertu de celui que l’on qualifie généralement de « plus vieux du monde », ils remettent leur misérable ouvrage.

Après le triple menton balladurien aux allures d’eunuque oriental (2002), après la bécasse de la « bravitude » et du chabichou au sourire de décapsuleur (2007), après le Sardanapale des palaces de luxe « Yes we Kahn » dont les bourses baladeuses étaient si ardemment soutenues par celle de sa richissime femme Anne Sinclair (2012), tous au final ratiboisés en rase campagne électorale par un suffrage universel récalcitrant (à quoi ça sert que la presse se décarcasse ?), voici donc aujourd’hui venu le temps médiatique d’un nouveau nanar bien représentatif du niveau où croupit notre cinéma politique hexagonal : « Le Retour de la momie »… chiraquienne ! J’ai nommé Alain Juppé, le nouveau champion politique de « droite », de « gauche », du « centre » et du « tout sauf MLP » (2) de la presse française ! Alain Juppé… non, inutile de vous pincer, vous ne rêvez pas…

Certes, on l’avait bien remarqué : année après année, échéance après échéance, l’ « homme providentiel » des médias, le « bon choix pour la France » devenait de plus en plus improbable, de plus en plus sidérant. Mais avouez que faire d’Alain Juppé, l’ex porte-flingue de « facho-Chirac », désormais donc ouvertement adoubé « meilleur candidat de gauche » par les Inrocks, le recours ultime et providentiel face à la plus que probable présence au second tour de la présidentielle de 2017 de la « bête immonde », de la « peste blonde » Marine Le Pen… il fallait oser ! Et bien comme l’avait si justement relevé le regretté Michel Audiard dans Les Tonton Flingueurs, ces gens-là osent tout, il faut bien le reconnaître (3). Alain Juppé sera donc peut-être en 2017 (la presse le souhaite en ce moment plus que tout) le premier candidat à la présidence de la République… déjà mis en examen pour « abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt » (1999), puis déjà condamné pour « prise illégale d’intérêt » à… 18 mois de prison avec sursis et 10 ans d’inéligibilité (2003), une peine fort heureusement pour lui (et pour la France, si on en croit les médias énamourés) ramenée en appel à 14 mois de prison avec sursis et seulement un an d’inéligibilité (2004). Quel citoyen, quel électeur ne vibrerait d’aise, d’espérance et d’impatience à la présentation d’un tel champion ?

 

C’est parti pour la très longue nuit des tout petits couteaux


Un Sarkozy revanchard et – mal – élu à l’UMP avec le couteau entre les dents, la motte de beurre rance Juppé en coqueluche et candidat providentiel des médias… le résultat devrait paraître écrit d’avance : entre un animal politique au cynisme himalayen, même plombé par un bilan catastrophique et trimballant une véritable batterie de cuisine à la semelle de ses souliers, et un mort-vivant en préretraite bordelaise remis en scène par la seule volonté de la presse, a priori, il n’y a pas match. Et pourtant… vu comment les choses ont déjà commencé on peut, on doit s’attendre au pire d’ici 2017.


Pendant près de trois ans, nous allons assister à un festival de coups de Jarnac, de vacheries, de crocs en jambes, de bassesses, de peaux de bananes, de cadavres ou de casseroles sortis des placards, entre les deux « champions » faisandés de la « nouvelle UMP ». Cette très mauvaise pièce de boulevard va occuper, squatter les ondes radios, les plateaux de télévision et les colonnes de journaux, et ravir jusqu’à l’extase notre classe médiatique qui, si elle semble avoir d’ores et déjà choisi l’ex « meilleur d’entre nous », sera tout de même capable à l’arrivée de changer – une fois de plus – son fusil d’épaule : si le Pinocchio sarkozien parvient comme c’est tout à fait possible, voire probable (dans le genre tueur sans scrupules, il est bien plus convainquant que le grand méchant mou des Inrocks) à dissoudre, atomiser le nouveau chouchou des médias, gageons que le sosie de Louis de Funès (en beaucoup moins drôle hélas) saura retrouver in extremis la faveur de nos journaleux. Car pour vaincre une Marine Le Pen qui a tout pour eux de l’épouvantail, ils seraient même capables d’aller exhumer le cadavre – pour eux et malgré tout encore exquis – de Dominique Strauss-Kahn. Voire même – qui sait ? – dans la catégorie « vieux cochon cacochyme », de Valéry Giscard d’Estaing. C’est dire jusqu’où ils sont prêts à descendre !

Ah oui, tiens : on n’a pas fini de rigoler (jaune) !

Marc LEROY – La Plume à Gratter

_____

1) L’entretien au coin du feu, un sketch de T. Le Luron et P. Desproges, à voir ici.

2) Tout sauf Marine Le Pen !

3) « Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait ! » Michel Audiard, dans Les Tontons Flingueurs.

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 01:23
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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 00:52

Des milliers d' "ONG" financées par les USA

à l'assaut de la Russie


 

 

Sara Flounders, animatrice de l'International Action Center aux USA, analyse le rôle et les dessous des ONG internationales (elles seraient près de 450.000 !) pour faire évoluer la Russie "comme il faut"...


Une polémique est en cours en Russie au sujet d’un texte de loi réglementant les organisations non-gouvernementales (ONG) et devant entrer en vigueur courant avril.

Ce nouveau projet de loi a été voté par les deux chambres du parlement russe, la Douma, et signé par le président Poutine le 10 janvier. La campagne de résistance à cette loi ouvre les yeux sur les agissements de l’Occident, et particulièrement des États-Unis dans la vie politique russe aujourd’hui.

Au titre de la nouvelle loi, les organisations étrangères ainsi que les groupes bénéficiant d’un financement en provenance de l’étranger doivent être enregistrés auprès de l’État. Les responsables russes affirment qu’une telle législation s’avère nécessaire pour faire face aux centaines de millions de dollars que des états étrangers versent à des organisations du pays.

Une première version du texte a déjà été assouplie suite à une campagne d’une rare intensité menée par les ONG elles-mêmes ainsi que le gouvernement américain. La secrétaire d’état Condoleezza Rice fit pression sur Poutine, exprimant sa préoccupation pour la ‘démocratie’. La loi figurait même à l’ordre du jour lors du dernier sommet du G8.

La loi impose des restrictions au financement, à l’enregistrement et aux activités des ONG. Ces dernières se référaient auparavant à toute organisation à but non lucratif bénévole, civile, environnementale, humanitaire, dans les domaines entre autres des droits de l’homme, de la santé et de différents ‘services à la collectivité’. A présent un nombre important d’organisations qui se disent non-gouvernementales, mais dépendent de fonds provenant des États-Unis, des principaux pays impérialistes et des grands groupes capitalistes, opèrent en Russie ainsi que dans de nombreux autres pays du monde. Ils apportent une aide financière et logistique, déterminent la ligne à suivre et interviennent dans la vie politique selon l’orientation politique et les intérêts économiques des bailleurs de fonds.

Le nombre même des organisations dénommées ONG ainsi que de celles bénéficiant d’un financement de l’étranger est stupéfiant. Depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, des centaines de milliers d’ONG sont apparues en Russie. Des députés à la Douma affirment que plus de 450.000 ONG sont actives en Russie à l’heure actuelle. Le Yale Center for the Study of Globalization va encore plus loin, puisque d’après lui « il y a plus de 600.000 organisations non gouvernementales, non commerciales en activité en Russie. Il y en a probablement autant qui fonctionnent dans le pays sans enregistrement officiel. »

Le député à la Douma Alexeï Ostrovski, co-auteur de la nouvelle loi, estime que plus d’un quart des ONG russes reçoivent de l’argent étranger. Elles comprennent des groupes environnementaux, des organismes de contrôle des droits de l’homme et des associations de consommateurs.

Apportant son soutien au texte de loi, le président Poutine ajoutait : « Que ces organisations le veulent ou pas, elles sont devenues un instrument aux mains d’états étrangers qui les utilisent pour atteindre leurs propres objectifs politiques. Cette situation ne peut plus durer. La loi est censée empêcher toute immixtion de pays étrangers dans la vie politique intérieure russe et permettre la transparence quant au financement des organisations non-gouvernementales. »


La Croix suit le Fusil

 

Quand les nations capitalistes européennes colonisèrent pour la première fois le monde, la croix suivit bientôt le fusil. Des milliers de missionnaires firent partie intégrante du mécanisme de conquête et d’assujettissement.

L’implantation d’une administration coloniale exigeait que l’on réorganisât la société et la structure de la propriété de façon à privilégier les colonisateurs. D’où l’utilité de l’enseignement, de la formation et de l’orientation politique dispensées aux membres de l’élite locale appelés à collaborer. La conversion à la nouvelle religion qu’ils apportaient aida à pacifier toute une section de la population, et ouvrit la voie à certains pour qu’ils deviennent les serviteurs loyaux et fervents du nouveau pouvoir.

En Russie aujourd’hui, ce ne sont pas que des organisations religieuses qui inondent la région. Le premier rôle pour la propagation des valeurs capitalistes revient aux ONG spécialistes des ‘droits de l’homme’.

En réaction contre les nouvelles restrictions, l’intensité des pressions politiques et des protestations de Washington a redoublé. Mais il s’agit purement et simplement d’une supercherie, étant donné que des réglementations autrement plus restrictives et abusives régissent les organisations aux États-Unis mêmes.

Tout individu et toute organisation qui y reçoit de l’argent d’un pays étranger doit se faire enregistrer auprès de l’Etat américain au titre du ‘Foreign Agents Registration Act’. Les dons charitables doivent également être répertoriés pour que le public en prendre connaissance. Imaginez que la Russie, l’Iran, la Corée du Nord, la Chine ou Cuba déverse des millions de dollars sur des organisations politiques américaines. Même des alliés des États-Unis tels que la France , la Grande-Bretagne, l’Allemagne ou le Japon n’ont pas le droit de financer des organisations politiques à l’intérieur des États-Unis.

Dans le numéro du 25 janvier de la revue Russia Profile Alexeï Pankin décrivait comme suit ses relations avec deux ONG : « Je gérais un programme de trois ans, financé par USAID, de soutien aux médias russes, doté d’un budget global de $ 10,5 millions, ainsi qu’un programme de la Fondation Soros, également consacré au soutien des médias, au budget annuel de $1,8 million. Le nombre de cadres, directeurs, d’inspecteurs et conseillers auxquels j’ai eu affaire (ou qui ont eu affaire à moi) défie l'entendement. Je suis persuadé qu’il y avait des officiers du renseignement parmi eux. »

Le 23 janvier dernier le Service Fédéral de Sécurité de Russie (FSB), successeur du KGB , a accusé quatre diplomates britanniques d’espionnage. Il affirmait avoir surpris l’un d’entre eux en train de transmettre des fonds à plusieurs organisations non-gouvernementales russes. Londres a nié toute indélicatesse de sa part, affirmant que son soutien aux ONG russe s’effectuait au vu et au su de tout un chacun.

Une part importante du financement étranger provient directement de sources américaines, telles que le quasi-officiel National Endowment for Democracy (NED) et la US Agency for International Development (USAID) ainsi que du programme TACIS de l’Union Européenne. Des millions de dollars proviennent de fondations représentant les intérêts des milieux les plus fortunés, telles que celles de Ford, MacArthur, Carnegie, Rockefeller et Soros.


Le changement de régime en Géorgie, en Ukraine et au Kirghizstan

 

Le rôle des ONG financées par les États-Unis dans les tentatives de ‘changement de régime’ à Cuba, au Venezuela, au Chili, au Nicaragua et à Haïti est bien connu. Le rôle de ces mêmes organisations subversives en Europe de l’Est ainsi que dans les anciennes républiques soviétiques l’est beaucoup moins, bien qu’elles y soient encore plus présentes.

Le chef du FSB, le service de sécurité russe, accusait récemment les ONG financées par l’étranger d’avoir fomenté le renversement des régimes post-soviétiques de Géorgie, d’Ukraine et du Kirghizstan.

Le rôle actif et déclaré joué par ces ONG à financement extérieur dans le renversement de ces trois gouvernements explique l’alerte lancée par Moscou. Dans leur enthousiasme, les médias impérialistes les nomme ‘révolutions de velours’ et parfois ‘révolutions de couleur’, la couleur en question étant celle choisie par les forces d’opposition.

Il est d’ailleurs ironique que les leaders politiques renversés – tout particulièrement Edouard Chevernatzé en Géorgie et Léonid Koutchma en Ukraine – avaient de par le passé fait figure de candidats préférés des États-Unis. Les deux avaient mis en œuvre des politiques pro-américaines. Ils avaient favorisé l’adhésion au ‘Partenariat pour la Paix’ de l’OTAN et consenti à envoyer des troupes en Irak.

Cependant les deux chefs furent évincés sans cérémonie quand ils manifestèrent ne serait-ce qu’une volonté d’indépendance par rapport aux intérêts américains. Leurs successeurs, Michaïl Chakachvili en Géorgie et Victor Iouchenko en Ukraine, avaient d’ailleurs servi dans leurs gouvernements respectifs.

A l’occasion de la cérémonie d’investiture du président ukrainien Iouchenko l’ancien Secrétaire d’Etat américain Colin Powell déclara qu’il était « fier d’avoir été associé aux deux événements » - tant en Géorgie qu’en Ukraine.

Un aperçu des menées actuelles des États-Unis, ainsi que de leur bilan des interventions passées, peut être obtenu sur les sites web des fondations ayant apporté leur soutien à ces changements de régime.


40.000 ONG en Ukraine

 

Dans un article figurant sur le site internet de la Banque mondiale et intitulé ‘Le Développement de la Société Civile en Ukraine et la Révolution Orange’, Vira Nanivska, directeur du Centre International d’Études Politiques d’Ukraine se félicite que « 40.000 ONG regroupent 12 pour cent de la population ukrainienne aujourd’hui – et ces organisations ont joué un rôle moteur dans la Révolution Orange. » (www.worldbank.org)

Elle décrit comment des consultants internationaux, des experts en politique et des assistants techniques travaillent de concert pour changer la législation existante, développer des associations, constituer des centres d’informations, former des fonctionnaires, mettre sur pied des conseils de quartier et des associations commerciales, tout en faisant pression pour modifier le budget de l’état dans leur propre intérêt.

Les jeunes et les organisations estudiantines sont attirés au moyen de campagnes autour du HIV/ SIDA, de la protection des droits des minorités et la protection des enfants abandonnés. Le but exclusif de ce réseau de projets, explique-t-elle, est d’empêcher tout ‘retour à l’ancien régime’ ainsi que de favoriser l’‘euro-intégration’, à savoir l’intégration dans des structures internationales et européennes telles que l’OTAN et la Banque Mondiale.

Le renversement de la propriété socialiste et le démembrement de l’Union Soviétique ne se sont pas achevés en 1991. L’élaboration de lois sur la propriété, les droits des investisseurs étrangers, la justification de l’expropriation et de la privatisation des ressources, de l’industrie et des services collectifs en vue du bénéfice de certains, le démantèlement de programmes sociaux, la nouvelle configuration des médias, de l’éducation et de la culture et l’éradication de toute prétention à la souveraineté nationale sont des tâches de longue haleine.

Ces fonds ont bien plus d’impact dans une zone où a disparu le système socialiste à planification centralisée qui garantissait les retraites, le plein emploi, les soins médicaux et l’enseignement gratuits ainsi que le droit à un logement subventionné. Son démantèlement brutal a touché des millions d’individus, d’où leur grande colère contre les dirigeants qui les ont trahis.

Le financement des mouvements de jeunes

Une partie importante des fonds des milieux d’affaires américains est destiné à la création de mouvements de jeunes. La Fondation Soros, USAID et la NED financèrent toutes trois le groupe serbe de la jeunesse Otpor. Les jeunes en question se virent offrir une formation spécialisée et des séminaires à Budapest (Hongrie) ainsi que des T-shirts, autocollants, affiches, la location d’un bureau et un journal, qui jouèrent un rôle capital dans le renversement du gouvernement Milosevik.

En Géorgie, la Fondation Soros alloua $ 4,6 millions au groupe de jeunes Kmara, qui s’avéra une arme de premier ordre contre le gouvernement. En Ukraine, Soros contribua $ 7 millions à Pora, un autre groupe de jeunes.

Le site web opendemocracy.net est financé par les fondations Ford et Rockefeller. Un article sur ce site de Sreeram Chaulia analyse le rôle des ONG financées par les USA d’Ukraine au Kirghizstan, en passant par la Géorgie. Son accroche publicitaire est polémique, énonçant que « de nouvelles formes de mobilisation de masse des jeunes, fort bien pourvues en moyens techniques, poussent au changement de régime. Mais le phénomène est-il aussi innocent qu’il le paraît à premier abord ? Les mouvements qui inspirent ‘les révolutions de couleur’ sont-ils des catalyseurs ou des saboteurs ? »

L’auteur se garde bien de critiquer ces ONG : il évalue seulement leur efficacité à effectuer des ‘changements de régime’. Quelques-unes de ses observations donnent une idée du fonctionnement de ces organisations politiques en tant que pièces parmi d’autres du dispositif de l’arsenal américain.

« Le sabotage suffit dans certains pays, alors que dans d’autres il faut des offensives militaires de grande envergure» d’après Chaulia.

« Ces trois révolutions – celle des ‘roses’ en Géorgie (novembre 2003 - janvier 2004), la ‘révolution orange’ en Ukraine (janvier 2005) et la ‘révolution des tulipes’ au Kirghizstan (avril 2005) – ont chacune suivi le même modèle : toutes avaient pour fer de lance des ONGI (ONG internationales) américaines des droits de l’homme. Ce n’est que quand ils correspondent à leurs objectifs plus globaux de politique étrangère dans une région donnée que les États-Unis y défendent les droits de l’homme et la démocratie. On constate que les ONGI qui dépendent de fonds américains soutiennent consciemment ou inconsciemment les intérêts des États-Unis.

« Le premier président de la NED, Allen Weinstein admettait ouvertement qu’une grande partie de ce que nous faisons aujourd’hui l’était déjà fait de façon cachée par la CIA il y a 25 ans. La NED fut conçue à l’origine comme une fondation quasi-gouvernementale par laquelle transitaient des fonds gouvernementaux à destination d’ONGI tels que le National Democratic Institute for International Affairs (NDI), la International Foundation for Electoral Systems (IFES) , le International Research and Exchanges Board (IREX) et Freedom House.»

« L’Ambassade américaine à Bichkek (Kirghizstan) travaillait étroitement avec des ONG comme Freedom House ou la Fondation Soros – fournissant des générateurs, une presse typographique et de l’argent pour que les protestations restent à niveau d’ébullition jusqu’à ce que le Président Akaïev s’enfuie du pays. Des informations sur les endroits où les manifestants devaient se rassembler et sur ce qu’ils devaient apporter étaient propagés par des stations de radios et de télévisions financées par le Département d’Etat. »


Le nouveau mouvement anti-guerre qui se développe aujourd’hui ne doit pas perdre de vue la multiplicité des formes de l’intervention américaine, ainsi que le chaos et l’instabilité qu’elles entraînent, ce qui viendra intensifier la conscience anti-impérialiste et renforcer l’exigence mondiale: ’US out now!

 

http://www.northstarcompass.org/french/nscfr42/ong.htm

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 00:13

 

Les Etats-Unis osent se dire démocrates,

et dès qu'un Gouvernement leur déplaît,

ils font tout pour le renverser

avec une "Révolution de couleur" ! (eva)

 

Prague: les Etats-Unis préparent un nouveau Maïdan contre le président Tchèque


20 Novembre 2014

19/11/2014

http://www.kpu.ua/ru/79350/ssha_gotovjat_cheshskyj_majdan_po_sverzhenyju_neugodnogo_prezydenta_zemana

 

Tout indique que les Américains tentent d’empêcher l’Europe centrale de coopérer avec la Russie.


Et ces jours-ci l’enjeu de la bataille est à nouveau Prague!


Quand on voit avec quelle ardeur les centres de diversion idéologique étrangers cherchent à déboulonner Milos Zeman (peu importe qu’il donne lui-même des armes pour se faire battre), je crois fermement que cette prédiction est vraisemblable. Prague serait au bout du compte divisée en secteur américain (ouest) et russe (rive orientale de la Vltava). Eh bien, nous allons voir combien de temps nous sépare de cette perspective.


Lettre de Prague


« Bon après-midi! Je demander pardon à l’avance pour cette « lettre fleuve », mais il c’est important. Je voudrais partager quelques impressions sur  les « manifestations antizeman » à Prague aujourd’hui sur les avenues  Nationale et Albert. Je ne vais pas entrer dans les détails au sujet de qui et comment a  officiellement appelé à la manifestation et comment elle a été soutenue par la Télévision tchèque et d’autres médias (tout cela peut être trouvé). Je ne fais que compléter en présentant l’opinion d’une personne qui a vécu les  événements sur place.


Le point clé de toute cette action devait être la présentation au président Zeman d’un « carton rouge » pour son attitude pro-russe présumée  (ou l’absence de critique de Moscou et de Vladimir Poutine) à l’occasion des événements en Ukraine et de sa récente visite en Chine.


Officiellement, cela a été fait en raison de son interview à la radio « Entretiens de Lan », dans lequel il critiquait Pussy Riot et le « cabaret de Prague « , autrement dit, les chercheurs de vérité et les « gavlovtsy ».


Dès le premier coup d’œil, il était clair que tous (à quelques exceptions près – certains avaient entre les mains un papier rouge ou s’étaient habillés en rouge) portaient des cartes identiques : la même  nuance de rouge, de la même taille et du même matériau. Il y en avait plusieurs milliers.


Je remarquai alors plusieurs femmes qui au coin de la rue Spalena près d’un kiosque distribuaient des cartes. L’une d’elles parlait aux autres en anglais, et je leur ai demandé si elles étaient les organisatrices. Personne ne répondit. Je demandai alors pour quelle organisation non gouvernementale digne de confiance elles travaillaient. Et encore une fois, pas de réponse. Alors j’ai demandé à celle qui parlait anglais si elle travaillait à l’ambassade américaine à Prague.


J’ai répété la question et je voulais prendre une photo de cette femme sur mon téléphone. Mais je fus approché par deux hommes qui ont commencé à me bousculer et repousser sur le trottoir, en disant que j’étais un « provocateur » et un « sale communiste. » Donc, ils ont réussi à me traîner à quelques mètres de l’endroit de distribution des cartes, et puis ils me surveillaient toujours, pour que je ne vienne plus les déranger.


Autour de moi, je voyais des  « chercheurs de vérité » fanatiques et des « Karel-Jugend », beaucoup de drapeaux ukrainiens, des drapeaux tibétains, des affiches de Pussy Riot, un flot de bannières de haine sur la Russie et Zeman. Ainsi qu’un drapeau noir et rouge de Bandera.


Compte tenu de ce qui est arrivé plus tard sur Albert, où, outre Zeman étaient tous les présidents du groupe des quatre de Visegrad, j’ai eu l’impression que les Américains voulaient renverser notre président. D’ailleurs, c’est tout à fait « leur style ». Il faut noter que ce scénario est le même qu’à Kiev : renverser un président démocratiquement élu et à sa place mettre des Allemands des Sudètes obéissants, et dresser les gens les uns contre les autres.


Quand nos hommes seront envoyés mourir en Ukraine, s’il vous plaît, envoyez d’abord ceux qui aujourd’hui agitaient des cartes sur l’avenue Nationale. Ce n’étaient pas des « Open Card » pour circuler librement en ville. C’étaient des billets d’avion pour l’Ukraine. Et là-bas l’action d’aujourd’hui se terminera dans le sang. Dans la guerre. D’ailleurs, Porochenko a annoncé aujourd’hui qu’il était prêt pour la «guerre totale» avec la Russie. Je remercie les étudiants stupides, qui se sont laissés manipuler.


Question à M. Hood: Y a-t-il, à votre avis, encore un moyen pour faire face à ces « Maidan » organisés pour semer la  haine entre les gens, avec le soutien des médias? Merci! Cordialement, Jan. » 

 

http://www.pcfbassin.fr/9-politique-internationalea/etats-unis/21661-prague-les-etats-unis-preparent-un-nouveau-maidan-contre-le-president-tcheque

 


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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 05:48

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L’OTAN et l’UE ont pigeonné l’Ukraine

Igor Siletski
 24 11 2014
 L’OTAN et l’UE ont pigeonné l’Ukraine

© Collage: La Voix de la Russie

Les Etats-Unis se rendent parfaitement compte de l’état déplorable de l’économie et de la politique ukrainienne (il semble que Kiev est le seul à ne pas le comprendre). Cependant, ils ne s’en soucient pas beaucoup. Pour eux, l’essentiel est de maintenir la certitude des autorités kiéviennes que les Ukrainiens vont accéder au paradis OTAN-UE.


Le porte-parole du Département d’Etat, Jeff Rathke, a déclaré vendredi que l’Amérique soutenait les plans de l’Ukraine d’entrer dans l’Alliance atlantique. Pourquoi les Etats-Unis en ont-ils besoin ? Parce que c’est un bon prétexte pour intimider l’Europe et argumenter l’élargissement de l’OTAN. Un tel élargissement menace quant à lui directement la sécurité de la Russie, estime l’expert militaire Andreï Klintsevitch.

« Nous comprenons très bien que l’OTAN est dominée par les Etats-Unis qui assument la majeure partie de ses dépenses. Cependant, différents pays choisissent cette alliance pour se protéger d’une agression extérieure. Quant aux Américains, ils imposent à ces pays une stratégie offensive.


Qui plus est, leur dernier concept est celui de « frappes stratégiques rapides », concept selon lequel les forces non-nucléaires doivent attaquer tout objet mobile ou fixe dans n’importe quel point du globe dans le courant d’une heure après la prise d’une décision dans ce sens. Cela veut dire qu’ils ont révisé la structure des forces armées en comprenant que l’ennemi n’osera pas lancer une attaque nucléaire s’ils attaquent les premiers avec des forces non-nucléaires. »

Selon l’expert, les missiles de croisière tirées depuis l’Ukraine mettront seulement quelques minutes à atteindre la Russie. Une tendance à se rapprocher des frontières russes pour porter une « frappe désarmante » est donc clairement visible.


Des experts américains influents sont d’accord eux aussi qu’il s’agit aujourd’hui non pas d’une « agression russe » mais justement d’une agression de l’OTAN. L’Alliance atlantique a opté pour une stratégie sans compromis, une stratégie de « tout ou rien », écrit de son côté un professeur à l’Université Binghamton de New York, James Petras, dans le périodique Global Research.


Pour occuper toute l’Ukraine, l’OTAN détruit avec les mains de Kiev le Sud-Est réfractaire, elle détruit la population et les industries de ce dernier et mène une vaste guerre économique contre la Russie, note Petras.


L’OTAN a de fait réservé à l’Ukraine le rôle d’une gigantesque base militaire polyvalente des Etats-Unis en Europe de l’Est. L’Occident est de plus en plus touché par la « fièvre militaire », estime le professeur en indiquant que les incidences de cette folie ne cessent de s’aggraver.

 

http://ukraine.eurasie.ru/archives/4187

 

 

Voir aussi :

 

 

 

L’armée russe en transition. | RussEurope de l'armée soviétique à l'armée russe. Importance des changements.

 

Missiles intercontinentaux: la Russie fait mouche

Le piège en or du maître d’échecs Poutine

Comment les Etats-Unis et Israël aident al-Qaïda dans le sud de la Syri

C’est officiel : les USA sont l'état terroriste n°1 Par Noam Chomsky 

 

 

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 01:40

 

La Serbie dans l’engrenage européen
par Karine Bechet-Golovko

vendredi 21 novembre 2014, par Comité Valmy


La Serbie dans l’engrenage européen

La Serbie, officiellement candidate à l’entrée dans l’UE, est sommée par Johannes Hahn, commissaire européen chargé de la politique européenne de voisinage et des négociations d’élargissement, de choisir son camp. Soit l’entrée dans l’UE reste sa priorité, comme elle l’a déclarée, soit elle veut continuer à coopérer avec la Russie. C’est une certaine conception de la négociation. Autrement dit, en temps de guerre, la neutralité déclarée par la Serbie n’est pas de mise. Bref, L’UE reconnait que la Russie a officiellement obtenu le statut d’ennemi.


La position de la Serbie est plus que délicate. D’autant plus que, comme le rappelle Le Parisien, les intérêts de la coopération avec la Russie revêtent un caractère vital pour le développement de l’économie de la Serbie.

"La Russie a d’importants intérêts en Serbie. Son géant gazier et pétrolier Gazprom est le propriétaire majoritaire de la compagnie pétrolière serbe NIS avec 51% des parts.De plus, Belgrade et Moscou ont mis en place à l’aéroport de Nis (sud) un "Centre régional pour les situations d’urgences" où sont stationnés des avions russes prêts à intervenir dans la région, sur demande des pays concernés.Alors que la Serbie est à court d’argent, Moscou et Belgrade ont signé en janvier 2013 un accord sur un crédit de 800 millions de dollars destinés à la reconstruction de l’infrastructure ferroviaire. Puis en avril, Moscou a octroyé à son allié un autre prêt de 500 millions de dollars, destiné l’aider à faire face à son lourd déficit budgétaire."


L’ultimatum de l’UE, pour sa part, sonne mal. Dans une interview, J. Hahn déclare de manière un peu trop péremptoire :

"Dans le cadre des négociations concernant son entrée dans l’UE, la Serbie s’est engagée à mettre en accord sa position avec l’UE en ce qui concerne des questions aussi difficiles que celle des sanctions contre la Russie. C’est très important et nous espérons que Belgrade respectera ses obligations."


La menace du commissaire européen est à peine voilée : la Serbie doit se soumettre et seule la soumission permettra de confirmer que le choix européen reste son choix. Autrement dit, elle doit faire un choix entre sont intérêt national et l’intérêt de l’UE.

Et pour faire passer le message, les médias français lance un légère campagne de dénigrement de la Serbie. Voir par exemple le reportage, particulièrement mal fait, de France 24, que vous pouvez voir ici. Le journaliste y montre de manière absurde que, en raison de sa politique de neutralité, la Serbie est exclue des sanctions russes contre les pays européens. Elle peut donc exporter ses fruits et légumes en Russie, ce qu’elle fait par ailleurs. Mais selon le journaliste, non seulement cela ne sert à rien au pays car il ne produit pas suffisamment pour couvrir tout le marché russe (c’est un argument d’une rare stupidité), mais en plus les serbes osent faire passer en contrebande en Russie des produits européens sous étiquettes serbes. Bref, ce sont vraiment des gens infréquentables ...


Plus généralement, en ce qui concerne l’évolution de l’UE, cette sortie assez maladroite du commissaire européen confirme certaines tendances :


1.L’UE est dans une phase d’affaiblissement. Comment en est-on arrivé à menacer ouvertement dans la presse un Etat souverain ? A lui faire du chantage à l’entrée dans l’UE ? Cela veut dire que l’UE n’est plus aussi attractive, que sa propagande n’est plus aussi efficace et que les négociations/pressions de couloirs ne sont plus suffisantes. Mais la réaction ne s’est pas faite attendre. Le Premier ministre serbe a rappelé que la Serbie est un Etat souverain et qu’elle décidera seule de sa position concernant la Russie.
2.L’UE se radicalise et considère la Russie comme un ennemi. Sinon, rien n’empêche un Etat souverain d’avoir des relations commerciales et politiques et avec l’UE et avec la Russie.
3.Cela montre en conséquence l’hypocrisie du discours européen disant que l’Ukraine peut collaborer avec la Russie et que seule la Russie l’en empêche.
4.L’UE n’est plus apte à intégrer des Etats souverains. Elle a besoin de "petits soldats obéissants", elle a besoin de soumission. Il n’y a plus de place pour l’intérêt national.
5.L’intérêt de l’UE s’est totalement dissocié de la somme des intérêts des pays membres. La structure UE est donc autonome des pays qui la compose. Ce qui pose de sérieuses questions en terme de gouvernance, de démocratie et de liberté.

 

Karine Bechet-Golovko
jeudi 20 novembre 2014

Russie politics

 

 

La Serbie dans l’engrenage européen

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