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Ce blog, administré par une journaliste-écrivain, Eva, s'adresse aux seniors. Les Médias mentent, ça suffit ! Voici ce qu'on vous cache. Actualité en France, actualité internationale, questions pratiques... Pour contrer la désinformation ! (Abonnement blog, gratuit: Pas plus d'un envoi par jour, regroupant les parutions nouvelles)

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Hollande socialiste ? Non, désormais Président des Banques, des Multinationales

 

 

La grande trahison de François Hollande, qui a remanié son équipe de conseillers ! 
François Hollande : « Moi Président des banques, des multinationales et des marchés »
François Hollande : « Moi Président des banques, des multinationales et des marchés »

 

Jusqu’où ira François Hollande ? Chaque limite franchie en appelle une autre. Plus vite, plus haut, plus fort. La devise des Jeux Olympiques semble même bien faible pour décrire l’activité frénétique du président dans sa tentative désespérée pour plaire chaque jour un peu plus au Medef et « rassurer les marchés ». Cette semaine, François Hollande a décidé de remanier son équipe de conseillers. Le grand vent du changement soufflerait-il sur l’Élysée ?


 

Exit, donc, Emmanuel Macron, brillant associé-gérant de la banque Rothschild, devenu en 2012 conseiller économique et secrétaire général adjoint de l’Élysée. Stéphane Richard, PDG de France Télécom, avait confessé son « coup de foudre » pour celui dont il disait : « Emmanuel Macron est notre relais, notre porte d’entrée auprès du président ». Un conseiller trop proche des patrons et de la finance ? Non, pas assez, semble penser François Hollande. Car la nouvelle recrue a un CV à faire pâlir d’envie les responsables du syndicat patronal. Laurence Boone est Chef économiste Europe au sein de Bank of America Merrill Lynch depuis 2011, fonction qu’elle a auparavant exercée au sein de la banque Barclays Capital France, de 2004 à 2011. Deux banques irréprochables, comme en témoigne la longue liste des enquêtes gouvernementales à leur encontre. Bank of America pourrait écoper aux États-Unis d’une amende record de 12 milliards de dollars (mieux que BNP !) pour des litiges concernant des crédits hypothécaires douteux, et a été reconnuecoupable de fraude sur les subprimes.

Ayrault et Valls n’ont pas fait assez de cadeaux aux entreprises

Personne n’est responsable des dérives et scandales dans lesquels se fourvoie son employeur. Certes. Mais on pourrait imaginer meilleur conseiller présidentiel qu’une analyste qui a fait carrière au sein d’établissements bancaires responsables de crises financières et de dérives frauduleuses. Laurence Boone fait aussi partie du libéral Cercle des économistes. Celui-ci organise chaque année des Rencontres économiques à Aix-en-Provence, sponsorisées par des banques, places boursières, multinationales et agences de notation. La nouvelle conseillère de François Hollande a choisi d’afficher ses opinions et analyses personnelles dans les colonnes d’un journal (très) néolibéral : elle est chroniqueuse pour L’opinion, publication soutenue financièrement par Bernard Arnault, PDG de LVMH et l’une des plus grosses fortunes mondiales [1].


Il y a deux semaines, Laurence Boone y publiait une tribune virulente, intitulée « Arrêtons le massacre ! », fustigeant le « bilan économique désastreux » du gouvernement. Le pacte de compétitivité de Jean-Marc Ayrault ? Il s’est « résumé a une petite baisse des coûts du travail, bien trop faible pour combler en tendance l’écart des coûts du travail avec l’Allemagne ou les pays du sud », estime l’économiste. Le pacte de responsabilité piloté par Manuel Valls ? Il « se traduira par une autre baisse, mais encore plus faible ». Donc insuffisante. Des propos que ne renierait pas Pierre Gattaz, patron du Medef.

Les attentes des marchés

Mais « qu’attendent donc les marchés ?, demande l’économiste. Des preuves que la France évolue. (…) Ils espèrent un plan d’ajustement budgétaire qui viserait à corriger les travers de notre système social, son inefficacité ». Difficile de faire plus clair. Et quelles sont ses analyses sur l’emploi et le chômage ? « Les investisseurs attendent aussi une réforme du marché du travail qui viserait à accroître l’employabilité plutôt qu’à protéger à l’extrême ceux qui ont déjà un emploi ». Nous voilà prévenus.


Avis également aux défenseurs des services publics : « La France reste ancrée sur ses solutions conservatrices avec un État économiquement imposant : l’État se substitue de plus en plus aux investisseurs privés », déplore l’économiste. Y a-t-il un seul élément de notre modèle social qui trouve grâce à ses yeux ? Lors de la présidentielle de 2007, Laurence Boone avait établi pour ses clients un « indice du libéralisme des candidats ». Nicolas Sarkozy était mieux noté que Ségolène Royal, mais « comparé aux standards internationaux du libéralisme, Nicolas Sarkozy n’est pas un ultralibéral », expliquait Laurence Boone.

Le taux de profit plutôt que l’emploi ?

L’économiste peut se targuer de connaître le monde de l’entreprise. Elle exerce des responsabilités au sein d’un « fleuron » de l’économie française : Kering, ex-Pinault-Printemps-La Redoute. Elle est depuis 2010 membre du Conseil d’administration de l’entreprise dirigée par François-Henri Pinault. Le groupe a réalisé en 2013 un bénéfice de 1,8 milliard d’euros, pour un chiffre d’affaires de 9,7 milliards d’euros, dans le secteur porteur du luxe (avec une quinzaine de marques, dont Gucci et Saint Laurent) et « Sport & Lifestyle » (marques Puma, Volcom, Cobra, Electric et Tretorn). Soit 18 % de taux de profit… Et plus d’un millier de suppression d’emplois lors de la cession, fin 2013, de La Redoute, filiale de Kering. Un modèle à suivre pour les entreprises françaises ? Début mai, le mandat de Laurence Boone a été renouvelé pour quatre ans. Espérons qu’elle pensera à en démissionner avant de mettre ses talents au service de la France et de notre président.


François Hollande a également nommé une nouvelle responsable du service presse, Virginie Christnacht. Elle a auparavant exercé cette fonction au sein du groupe de BTP Vinci. Au point où nous en sommes… Il n’y aura bientôt plus beaucoup de différences entre promouvoir des produits dérivés à haute valeur spéculative, vendre des aéroports inutiles en partenariat public-privé, et un plan d’austérité aux électeurs.

@AgnèsRousseaux

 

Photo : CC francediplomatie

 

 

Notes

[1] Voir l’article du Monde à ce sujet.

 

Source www.bastamag.net

 

Toujours plus haut, toujours plus fort! François Hollande président de la république bancaire et bancale.

http://openews.eu/francois-hollande-moi-president-des-banques-des-multinationales-et-des-marches/

 

 

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Lire aussi :

 

samedi 14 juin 2014

Toubon, Boone : Hollande toujours plus loin dans l’eurolibéralisme

 

La dernière vague de nomination du président a suscité de nouveaux remous, entre la nomination de Jacques Toubon, ancien ministre de droite, et d’une représentante de la finance dont il disait être l’ennemi. Une nouvelle affirmation décomplexée de son cap eurolibéral.

 

 
La finance est dans le nid
La nomination de Laurence Boone est stupéfiante. Certes, il n’était pas difficile de comprendre en 2012 que François Hollande ne serait pas un véritable ennemi de la finance, étant donné qu’il avait donné des gages au milieu dans le Guardian. Mais aller jusqu’à donner le poste de conseiller économique à une professionnelle de la finance aux idées clairement libérales qui écrit dans l’Opinion, c’est aller très loin dans la contradiction ! En outre, elle critiquait sévèrement le cap suivi par l’équipe au pouvoir, ce qui permet aux médias de rappeler ses critiques passées. Un choix très discutable sur le fond et qui se révèle porteur de nouveaux couacs pour l’Elysée.
Les sénateurs du MRC, le parti de Jean-Pierre Chevènement, ont dénoncé la nomination « d’une économiste forgée du plus beau métal libéral, au fil d’une carrière allant de Merrill Lynch, l’une des premières banques d’affaires américaine, à Bank of America, en passant par Barclays ». Le Monde souligne aussi qu’elle a pris position contre les nouvelles règles d’encadrement bancaire, critiquant l’examen des actifs bancaires par la BCE pour vérifier leur solvabilité. Il s’agit donc d’un bon petit soldat eurolibéral qui devrait parfaitement s’adapter à la ligne défendue par François Hollande depuis janvier, et confirmée avec la nomination de Manuel Valls à Matignon.
Ouverture 2.0 ?

Cette vague de nominations créé un nouveau point commun entre Hollande et Sarkozy. Le premier avait nommé Jean-Pierre Jouyet et Bernard Kouchner ministres, puis Michel Charasse au Conseil Constitutionnel et Didier Migaud président de la Cour des Comptes. François Hollande a repris son ami Jean-Pierre Jouyet à l’Elysée, puis nomme Jacques Toubon. Bref, le nouveau président met encore une fois ses pas dans ceux de son prédécesseur, comme il le fait avec le dossier européen, en parlant beaucoup (de croissance, d’euro trop cher), avant de ne rien faire de concret et de s’écraser devant les traités qu’il a soutenus dans le passé, il est vrai.

Néanmoins, ces trahisons idéologiques ont un intérêt : celui de montrer que les différences entre le PS et l’UMP ne sont plus très importantes sur des questions importantes, ce qui fait qu’aujourd’hui, il est parfaitement possible pour un camp d’utiliser les hommes de l’autre camp pour gouverner. Ce faisant, cela montre bien qu’il faut sortir de cette alternance artificielle entre les deux partis qui se partagent le pouvoir depuis trop longtemps, si nous voulons que les choses changent vraiment.
En un sens, on peut presque remercier Hollande et Sarkozy d’être allés aussi loin dans l’indécence, dans la mesure où cela pourrait permettre une prise de conscience.
Il y a deux aspects à ces nominations. D’abord, la preuve que Hollande se moquait du monde lors de sa campagne, où il avait fait de la finance son ennemi. Ensuite, par le fait qu’il assume son cap eurolibéral, la possibilité que les Français comprennent qu’il faut sortir du duopole PS-UMP.

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http://www.gaullistelibre.com/2014/06/toubon-boone-hollande-toujours-plus.html

 

 


 

 

AU SECOURS : Le retour de sarko fait trembler les français !

Nicolas Sarkozy, le despote de l’UMP

 

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