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Ce blog, administré par une journaliste-écrivain, Eva, s'adresse aux seniors. Les Médias mentent, ça suffit ! Voici ce qu'on vous cache. Actualité en France, actualité internationale, questions pratiques... Pour contrer la désinformation ! (Abonnement blog, gratuit: Pas plus d'un envoi par jour, regroupant les parutions nouvelles)

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La France est dénaturée, dégradée ! L'opinion de Roland Dumas, analyses, etc

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C’est évident, mais heureusement qu’il y a les vieux pour dire un peu la vérité…

L’ancien ministre de François Mitterrand et ex-président du Conseil constitutionnel livre à Sihem Souid sa vision de la France. Entretien.


Sihem Souid : Que pensez-vous de la politique étrangère menée par François Hollande depuis son élection ?

Roland Dumas : Le général de Gaulle tenait à ce que la France soit indépendante. Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing (VGE) et Mitterrand ont été dans cette ligne de conduite qui donnait satisfaction à tout le monde, dire oui avec des réserves mais ne pas entrer dans le commandement intégré de l’Otan. Avec Chirac, des discussions ont eu lieu pour une réintégration, mais les contreparties qu’il voulait n’ont pas été acceptées (le commandement de la zone sud – la Méditerranée). Sarkozy a annoncé que la France réintégrait le commandement intégré de l’Otan. Avec l’arrivée de François Hollande au pouvoir, la politique étrangère a entériné ce changement de cap avec peu de débats internes et pas de débat public en réintégrant définitivement le commandement intégré de l’Otan, et cela, sans vraie contrepartie. En réalité, aujourd’hui, ceux qui commandent sont les États-Unis et Israël. Aujourd’hui, nous sommes dans une alliance où la France n’a plus rien à dire. Nous n’avons plus de politique étrangère indépendante.


Quel œil portez-vous sur le travail mené par Laurent Fabius au Quai d’Orsay ?

Il a été mon Premier ministre, donc je ne peux pas en dire du mal (sourires). Vous connaissez le proverbe anglais “right or wrong, my country is my country”. Il a été un très bon Premier ministre, mais il est un moins bon ministre des Affaires étrangères car il ne pousse pas les idées que je viens de vous exposer qui sont les idées traditionnelles de la France. La France a perdu son indépendance en matière de politique étrangère !

 

Croyez-vous en l’avenir du Parti socialiste ?

Je suis très frappé de voir avec quelle dextérité les partis de droite changent de label, contrairement au Parti socialiste qui n’a changé qu’une seule fois d’étiquette (SFIO). Il est le seul à incarner le socialisme et c’est une grande idée, ce n’est pas quelque chose que l’on change en lisant Marie Claire. C’est une philosophie politique. Le Parti socialiste a deux tendances et elles subsisteront. Une tendance conservatrice et une tendance progressiste. Manuel Valls représente tout ce qu’il y a de plus conservateur dans le Parti socialiste. Manuel Valls est un bon gestionnaire, mais ce n’est pas ma tasse de thé. François Hollande comme Manuel Valls représentent la tendance droitière. Je n’oublie pas qu’il y a 20 ans François Hollande était le précurseur de la droite du Parti socialiste. Il appelait ça l’intercourant. C’est la droite du Parti socialiste qui gouverne et qui trouve son aise et ses habitudes dans son alliance avec l’Amérique.


Selon vous, François Mitterrand a été le président de la République le plus à gauche ?

Le plus à gauche de tous les hommes politiques qui ont gouverné est le général de Gaulle. Sur le plan de la politique étrangère, il a créé avec la Russie l’escadrille de chasse Normandie-Niemen, il fallait du culot tout de même de sa part ! C’est quand même lui qui a fait la paix pour la guerre d’Algérie. On peut raconter ce que l’on veut, mais à l’époque, c’est lui qui a fait la paix et les socialistes qui ont fait la guerre. Il y a des moments où je me sens mal à l’aise !

 

Nous sommes à la mi-mandat de François Hollande. Quelle différence voyez-vous entre les deux premières années de François Mitterrand et celles de François Hollande ?

Elle est très grande ! François Mitterrand avait créé l’Union de la gauche, c’est moi-même qui avais négocié avec le Parti communiste. Le Front de gauche est un adversaire du gouvernement. Hollande ne sait pas rassembler les gauches et je considère qu’il a du courage, mais pour une mauvaise politique.


Que feriez-vous aujourd’hui si vous étiez encore ministre des Affaires étrangères ?

Je serais déjà toujours resté fidèle à la pensée socialiste. J’aurais rétabli une vraie politique française avec la Russie ! La France doit rétablir une relation privilégiée avec la Russie. Nous traitons mal les Russes, contrairement à ce qui peut se dire dans le monde ! Nous ne tenons compte d’aucun des engagements qui ont été pris, notamment avec Gorbatchev concernant la conférence de Moscou. L’alliance outre-Atlantique n’a pas tenu ses engagements envers Moscou. Je suis contre l’injustice même en politique internationale.


Pensez-vous que la montée des extrêmes est plutôt due à une crise du politique ou de la démocratie ?

Les hommes politiques ont moins d’influence que l’on croit sur la politique, mais ils incarnent à un moment une situation. Le Front national surfe sur la crise économique concernant la politique intérieure et surfe sur la politique étrangère en prenant le relais du nationalisme.


Pourquoi faut-il reconnaître l’État palestinien ? Selon vous, la reconnaissance de l’État palestinien est-elle suffisante pour relancer un processus de paix ayant des chances d’aboutir ?

C’est une question qui n’est pas neuve. La question se pose déjà depuis la fin de la guerre. Ce qui me navre, c’est qu’elle se pose avec répétition et un peu de naïveté, car tous les jours on entend dire où en est le processus de paix, mais tout le monde sait que le processus de paix est mort. Il ne faut pas demander des nouvelles d’un mort, mais ça amuse la communauté internationale. En réalité, les protagonistes de ce conflit ne souhaitent pas la paix, ils veulent le processus de paix, ce qui est différent. La reconnaissance de l’État palestinien n’est pas négligeable, mais tout cela finira dans le ridicule. La France vient de se prononcer avec courage sur cette question, mais un courage qui tape dans un édredon de plumes. Les jeux sont faits de telle façon que ça ne bouge pas, on voit bien que, dès qu’il y a une décision de prise qui condamne Israël, il y a le veto américain ou un autre veto. Les grandes puissances ne veulent pas que ça avance. Aujourd’hui, la Russie est quand même un peu affaiblie et n’a pas le pouvoir qu’elle pouvait avoir autrefois pour peser dans le conflit israélo-palestinien. On se dirige vers une situation qui n’est pas très originale.

 

Sihem Souid -  chargée de mission au ministère de la Justice.


Source : Le Point

50 réponses à [Reprise] “Nous n’avons plus de politique étrangère indépendante ; ceux qui commandent sont les États-Unis et Israël”, par Roland Dumas

http://www.les-crises.fr/nous-n-avons-plus-de-politique-etrangere-independante-ceux-qui-commandent-sont-les-etats-unis-et-israel-par-roland-dumas/

 

« La France outragée, la France brisée, la France martyrisée et la France dégradée… !! »

 


LA FRANCE EST RUINEE PAR UNE CLASSE POLITIQUE VEULE ET LACHE (LIESI)

 


Patrimoine De Manuel Valls : 93 000 Euros Déclarés 2 Millions Légalement Camouflés!


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Adressée à Monsieur le President de la Republique 
Cette pétition sera remise à:
Monsieur le President de la Republique
Décidez le retrait de la France de la structure militaire intégrée de l'OTAN

A Monsieur Le Président de la République,

Au moment où la Crise Ukrainienne entre OTAN et Russie nous replonge dans les dédales d’une nouvelle Guerre Froide, au moment où les tensions économiques, énergétiques et sociales peuvent à tout moment allumer la mèche d’une bombe infernale, il importe à la France de montrer un autre chemin que celui de la confrontation et de faire entendre une autre voix que celle de l’OTAN et des USA.

A l’orée de la Grande Guerre, c’est cette voix là qu’avait voulu porter Jaurès dans son dernier discours de Vaise du 25 juillet 1914 ; il alertait ainsi le monde sur la mécanique infernale des Traités qui allait plonger l’Europe dans d’innommables charniers :

« A l’heure actuelle, nous sommes peut-être à la veille du jour où l’Autriche va se jeter sur les Serbes et alors l’Autriche et l’Allemagne se jetant sur les Serbes et les Russes, c’est l’Europe en feu, c’est le monde en feu. »

 

Deux guerres plus tard, à la Libération, le Général de Gaulle ne voulut pas se ranger dans une politique d’alignement atlantique systématique. Pour lui, la France, entre l'Amérique et la Russie, devait être « un lien et non pas un enjeu ». Il précisa dans un message public du 17 novembre 1945 qu'il fallait mener : « une politique française d'équilibre entre deux très grandes puissances, politique que je crois absolument nécessaire pour l'intérêt du pays et même pour celui de la paix. »

 

 

C’est cette vision là du rôle de la France, qui le conduisit à décider en 1966 le retrait de la structure militaire de l’OTAN.

Le 7 mars 1966, Maurice Couve de Murville remit à l'ambassadeur américain Charles Bohlen une lettre manuscrite du général de Gaulle au président Johnson. Il lui annonçait que la France, sans dénoncer le traité instituant l'Alliance atlantique, avait décidé « de recouvrer sur son territoire l'ancien exercice de sa souveraineté, actuellement entamée par la présence permanente d'éléments militaires alliés ou par l'utilisation habituelle qui est faite de son ciel, de cesser sa participation aux commandements intégrés et de ne plus mettre de forces à la disposition de l'OTAN. » États-majors, services et forces de l'OTAN avaient un an pour évacuer leurs 30 bases militaires, leurs 27 000 soldats et leurs 37 000 employés civils.

 

 

Le retour de la France dans les structures militaires de l’OTAN n’a été décidé que très récemment par le Président Sarkozy et n’a pas fait l’unanimité au sein de sa majorité.

Cette décision a fait l’objet d’une question de confiance à l’Assemblée Nationale le mardi 17 mars 2009, quarante trois ans –à 10 jours près-après la décision souveraine du Général De Gaulle.

Le Premier Ministre François Fillon justifiait ainsi ce retour de la France dans le Commandement intégré de l’OTAN :

« Il y a quarante ans, le général de Gaulle se retirait d'une organisation compacte, dressée face au pacte de Varsovie, et exclusivement dirigée par les États-Unis. Depuis, c'est la notion de coalition d'États volontaires à participation variable qui s'est imposée au détriment des schémas rigides de la guerre froide.

En 1966, mesdames et messieurs les députés, la logique des blocs réglait la géopolitique mondiale.

Rester dans les structures intégrées de l'OTAN, c'était aliéner les choix politiques de la France à cette logique binaire que le général de Gaulle voulait justement transcender.

En 1966, les États-Unis imposaient la doctrine de la riposte graduée à l'OTAN et ils n'y prévoyaient aucun partage des responsabilités. Rester dans les structures intégrées, c'était prendre le risque de nous retrouver engagés dans des conflits qui n'étaient pas les nôtres… »


Voici le résultat du scrutin :

Nombre de votants 567

Nombre de suffrages exprimés 567

Majorité absolue 284

Pour l’approbation 329

Contre 238.

 

 

La logique parlementaire du vote de confiance l’a donc emporté sur la volonté géopolitique d’indépendance et de souveraineté voulue par le Général De Gaulle.

Malheureusement, les évolutions géopolitiques actuelles nous conduisent à une situation de crise encore plus dangereuse que la Guerre Froide des années 60-80. Comme l’énonçait fort justement François Fillon le 17 mars 2009 : « Rester dans les structures intégrées, c'était prendre le risque de nous retrouver engagés dans des conflits qui n'étaient pas les nôtres »


Monsieur Le Président de la République, vous pouvez vous inscrire dans le chemin tracé par Jaurès et De Gaulle et redonner à la France son indépendance, sa volonté d’équilibre, de paix entre l’Amérique et la Russie.

 

 

Nous, citoyens du Monde, nous vous demandons de décider le retrait de la France des structures militaires intégrées de l’OTAN et de porter ainsi le message d’une France souveraine, indépendante, ouverte au dialogue Est-Ouest et désireuse de promouvoir une diplomatie d’équilibre et de compromis à l’opposé des logiques guerrières d’affrontement actuellement à l’œuvre.

 

 

 

Adressée à
Monsieur le President de la Republique
Décidez le retrait de la France de la structure militaire intégrée de l'OTAN

https://www.change.org/p/monsieur-le-president-de-la-republique-d%C3%A9cidez-le-retrait-de-la-france-de-la-structure-militaire-int%C3%A9gr%C3%A9e-de-l-otan?recruiter=24584512&utm_source=share_petition&utm_medium=twitter&utm_campaign=share_twitter_responsive

 

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