Ce blog, administré par une journaliste-écrivain, Eva, s'adresse aux seniors. Les Médias mentent, ça suffit ! Voici ce qu'on vous cache. Actualité en France, actualité internationale, questions pratiques... Pour contrer la désinformation ! (Abonnement blog, gratuit: Pas plus d'un envoi par jour, regroupant les parutions nouvelles)
La réforme du territoire : Son vrai but est
de tuer la nation française
pour en faire une euro-région,
en vue du Nouvel Ordre Mondial

.
Publié le 02.06.2014, 21h56 |
SUR LE MÊME SUJET
LeParisien.fr
http://www.leparisien.fr/politique/reforme-territoriale-la-tribune-de-francois-hollande-en-integralite-02-06-2014-3891649.php

Tweets :
@LoudL ·Regroupement des communes OBLIGATOIRES à partir de 2017 ! Hollande supprime donc EFFECTIVEMENT les communes ! http://www.leparisien.fr/politique/reforme-territoriale-la-tribune-de-francois-hollande-en-integralite-02-06-2014-3891649.php …
@LoudL Hollande réalise le rêve libéral en remplaçant la base de la souveraineté Nation/Départements/Commune par Europe/Régions/Intercommunalités
cojannot Sauvons nos départements. Aucune économie n'est du reste à attendre de méga-régions qui briseront le tissu géographique national.
@LoudL Le seul avantage c'est pour les lobbyistes, entreprises qui auront moins de gens à voir pour orienter décisions, remporter marchés

Le mépris des dirigeants est insupportable ! Les Alsaciens ne voulaient pas la fusion des Bas et Haut Rhin, on n'en tient pas compte et on les marie de FORCE avec la Lorraine !
Réforme du Territoire : On nous ment. Il ne s'agit pas tant d'économies (au profit de la Finance) que de tuer la France en tant que Nation.
Là où on parle de SUPER régions, d'économies, il faut en réalité tuer les identités au profit du monde uniforme du NWO.
Je suis attristée. On charcute la France, on la dénature, on la détruit, et les gens se résignent, ne réagissent pas. C'est très grave !
La réforme de la Région tuera de nouveaux emplois... Employés autoroutes, etc, tout saute. Que restera-t-il ? Des mécontents ? Des indignés qu'on réprimera violemment avec des Valls ?
Notons d'ailleurs que les routes nationales vont à leur tour devenir payantes !
Effrayant ! Le PIRE ennemi de la France, c'est EELV modelé par le sayan Cohn-Bendit. Il voit la France comme une Région européenne, et non plus comme un pays !
Basta les affaires Merah sans fin, montées de toutes pièces ! On ne parle plus que d'elles, pour victimiser les Juifs et susciter l'islamophobie !
L'Oligarchie si sioniste, travaille à dresser les gens contre les Musulmans : Pour détourner la colère sociale et faire désirer le choc de civilisations.
Pendant que l'UE prépare les pires mesures ou qu'Hollande-Valls détruisent la France éternelle, on débat sur les victimes juives et les djihadistes !
Les gens ne savent pas qu'ils font le jeu du Système : En plaignant toujours les seuls Juifs, en ciblant toujours les seuls Musulmans, en votant FN pour sortir d'UE (alors qu'il y reste): Ils sont bernés !
C'est pourquoi sur mes blogs j'alerte sans cesse, "on DETRUIT la France". Le mot n'est pas trop fort ! C'est le Nouvel Ordre Mondial !
Ce qui est terrible, c'est que les meRdias collabos du Système devenu fou présentent la réforme du territoire comme super, engendrant plein d'économies.. faux, archi faux !
C'est effrayant ! Avec la Réforme du territoire, on aura : Fin de la Nation française, fin des départements, fin de certaines Régions, fin des communes et de l'identité. Mais on aura des Mégapoles et des déserts !
Ouvrons les yeux ! Ce que veulent les sots à EELV, c'est ce qui va arriver ! La France ne sera plus un pays, mais une région européenne !
.
Hollande, c’est Houdini ! Après avoir cherché à faire disparaitre la Gauche, le voilà qui, dans une interview à la presse quotidienne régionale à paraître mardi 3 juin, entend supprimer 101 départements et plus de 36.700 communes ! Mais tout n’est qu’illusion car le Président rejette par avance un possible échec sur les citoyens et les élus de la République qui ne voudraient pas s’y plier. Où quand un Président délégitimé veut enterrer la République pour mieux ressusciter.
La succession des cachotteries d’alcôves aura donc pris fin lundi 2 juin après le cirque d’une ultime réunion à l’Elysée entre François Hollande, Manuel Valls son Premier ministre de combat, Marylise Lebranchu la ministre potiche de la Fonction publique et de la décentralisation, et André Vallini, le secrétaire d’état à la réforme territoriale, fossoyeur de l’indivisibilité de la République. Rien n’y fut bien sûr décidée mais il fallait donner le sentiment d’une réunion au sommet au moment même où la PQR recevait la tribune présidentielle qui dévoilait ce que l’on savait déjà : ce seront donc 14 « super régions » qui seront proposées au débat parlementaire. 14 régions qui visent surtout à mettre en adéquation le réceptacle politique avec les contenus du pacte de responsabilité pour lequel, coïncidence -ou non- des dates, François Hollande a reçu en fin d’après-midi les encouragements de la Commission européenne pour le mener à terme. 14 régions qui sont un paravent commode pour masquer la suppression programmée des départements, la vacuité promise pour les communes, et l’émergence d’intercommunalités comme autant de strates technocratiques déconnectées des citoyens en guise de substitution.
François Hollande propose donc une carte de 14 régions : « Demain, ces grandes régions auront davantage de responsabilités. Elles seront la seule collectivité compétente pour soutenir les entreprises et porter les politiques de formation et d’emploi, pour intervenir en matière de transports, des trains régionaux aux bus en passant par les routes, les aéroports et les ports. Elles géreront les lycées et les collèges. Elles auront en charge l’aménagement et les grandes infrastructures. Pour remplir leur rôle, elles disposeront de moyens financiers propres et dynamiques. Et elles seront gérées par des assemblées de taille raisonnable. Ce qui veut dire moins d’élus. ». Voilà donc les régions lancées dans le grand bain de la compétitivité et de la mise en concurrence à l’échelle européenne, la première des compétences qui leur est fixée étant d’ordre économique, celle-ci étant aussitôt complétée par l’emploi et la formation pour mieux promouvoir une vision adéquationniste du territoire en rupture avec l’émancipation comme projet humain quel que soit le lieu de vie. Petits états dans le grand, le président octroie pour ce faire aux régions l’ensemble des compétences en matière de transports et d’aménagement. Et comme de bien entendu des « moyens financiers propres et dynamiques ». Bref, et malgré le flou artistique savamment entretenu, les prémisses de l’autonomie et la certitude de la compétition intra-nationale vers le moins disant-fiscal et social. Demain, l’Irlande française s’appellera Normandie ou Picardie-Champagne-Ardennes (d’ailleurs pour les noms, on repassera…).
Mais François Hollande en profite surtout pour avancer concrètement sur la suppression des départements. Exsangues de compétences avec celles nouvellement attribuées aux régions, les départements ont même vocation à disparaitre formellement : « Dans ce nouveau contexte, le conseil général devra à terme disparaître. La création de grandes régions, et le renforcement des intercommunalités absorberont une large part de ses attributions ». Eradiqués par François Hollande, le nom seul de département devrait rester pour maintenir une structure administrative : « Le département en tant que cadre d’action publique restera une circonscription de référence essentielle pour l’Etat, autour des préfets et de l’administration déconcentrée avec les missions qui sont attendues de lui : garantir le respect de la loi et protéger les citoyens en leur permettant d’avoir accès aux services publics où qu’ils se trouvent. Mais il devra renoncer à exercer les compétences reconnues aux collectivités». Par jeu d’ombre et de lumière, il est donc immédiatement révélé que les seules compétences du Départements qui sont pas citées pour être transférées sont celles qui vont être le plus directement menacées malgré les dénégations présidentielles : celles relevant du champ social, notamment le RSA, l’aide aux personnes handicapées et âgées, la protection de l’enfance, la prévention sanitaire… Ces sujets ne sont sans doute pas suffisamment centraux pour que François Hollande juge utile d’y apporter une réponse précise, préférant laisser libre court à une République à la carte : « Certaines métropoles pourront reprendre les attributions des conseils généraux et toutes les expérimentations seront encouragées et facilitées ». Après la main invisible du marché, Hollande invente la poigne d’acier des expérimentations, tout en dessinant au passage l’estampe souhaitée : la suppression à marche forcée des conseils généraux sur les 13 aires métropolitaines nouvellement créées.
Car en termes de calendrier, François Hollande est en passe de tomber dans le piège qu’il a lui-même tendu. Là où le Président parlait encore le 6 mai d’accélérer sur le calendrier annoncé par Manuel Valls quelques jours plus tôt lors de son discours de politique générale (suppression des départements en 2021), retour pour éviter le pire à la case départ du fait des difficultés constitutionnelles que la bande d’amateurs qui squatte l’Elysée avait négligé de prendre en considération : « L’objectif doit être une révision constitutionnelle prévoyant la suppression du conseil général en 2020 ». Car de majorité, François Hollande n’en a pas sur le sujet. A moins de finaliser les ponts avec le centre dont il a déjà jeté les bases. Mais après tout, peu importe pour François Hollande, l’après 2017 est un autre jour où la convergence de vue avec la Droite fait que, si ce n’est toi, c’est donc ton frère qui reprendra le travail déjà engagé…la répartition des postes entre amis étant déjà programmé puisque le Président a confirmé la tenue d’élections départementales à l’automne 2015 « avec le mode de scrutin qui a été voté par la loi du 17 mai 2013 », c’est-à-dire celui d’absurdes binômes paritaires sur de nouveaux cantons découpés sur mesure pour préserver l’équilibre des forces entre les tenants du système.
Après avoir dépouillé la Nation de sa souveraineté en la transférant à Bruxelles comme en atteste l’honteux épisode des recommandations budgétaires aujourd’hui, après avoir brisé l’unité et l’indivisibilité de la République en gommant les départements de la carte de France, François Hollande s’attaque désormais aux communes. Le chant du merle flatteur ne doit pas nous tromper. Parce que les communes sont l’échelon premier où s’exerce la citoyenneté, elles doivent pour François Hollande être détruites. Et parce qu’il ne peut pas les faire disparaitre, il entend en faire des coquilles vides et transférer leurs attributions aux intercommunalités : « L’ensemble du territoire national est aujourd’hui couvert par des intercommunalités. Mais elles sont de taille différente et avec des moyens trop faibles pour porter des projets. Ce processus d’intégration doit se poursuivre et s’amplifier. C’est le sens de la réforme proposée. Les intercommunalités changeront d’échelle. Chacune d’entre elles devra regrouper au moins 20 000 habitants à partir du 1er janvier 2017, contre 5000 aujourd’hui. […] L’intercommunalité deviendra donc, dans le respect de l’identité communale, la structure de proximité et d’efficacité de l’action locale ». On ne saurait être plus clair.
Une tribune de la sorte vaut aussi par ses absences. Les services publics bien sûr, habillés comme des généralités pour lesquels il conviendrait uniquement d’en garantir l’accès, loin de la vision dynamique qu’il conviendrait d’avoir pour promouvoir l’égalité et étendre le champ du bien commun. Les agents territoriaux aussi. Quel mépris affiché aussi ostensiblement par le silence de François Hollande envers les 1,8 millions d’agents de la fonction publique territoriale qui vont connaitre le plus grand plan social qu’ait connu notre pays. Imaginons un peu : entre 15 et 20 % d’entre eux sont des contractuels. François Hollande s’apprête à taillader dans cette fonction publique à coups de non renouvellements de contrats et de non-remplacement de personnels partant en retraite. Où l’on revient inéluctablement sur le racornissement du service public et l’accroissement gigantesque des inégalités qui va s’opérer.
François Hollande fait littéralement œuvre contre-révolutionnaire. Là où le peuple s’était doté d’une structure basée sur l’exercice de sa souveraineté en faisant émerger le triptyque Nation/Départements/Communes, François Hollande réalise le vieux rêve libéral en lui substituant le trident Europe/Régions/Intercommunalités dont le peuple est évincé en tant que corps politique mais affirmé en tant qu’individus économiques. Il s’agit donc là d’une agression sans précédent contre les bases mêmes du cadre républicain. En la matière, il est d’usage de dire que le contenant définit le contenu. C’est pourtant en définissant d’abord le contenu de sa politique que François Hollande a commencé comme en atteste le pacte de responsabilité. Mais sa mise en œuvre ne peut passer que par la mise en adéquation du cadre institutionnel avec le dogme de la compétitivité. Tel est le fil d’Ariane du quinquennat hollandais.
François Hollande est délégitimé et pourtant il tente un coup de force. La moindre des choses serait que le peuple soit consulté par référendum. A défaut, il serait lui légitime à défendre son droit à pouvoir choisir à chaque niveau la nature de sa représentation et le champ d’exercice de celle-ci. C’est devant les préfectures et sous-préfectures qu’il devrait commencer chaque semaine à l’exprimer. Des jacqueries sont nées pour moins que ça. Des révolutions aussi.
http://cocq.wordpress.com/2014/06/02/hollande-le-boucher-de-la-republique/
...
Par Christian Favier, le 09 avril 2014
/http%3A%2F%2Fwww.pcf.fr%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Fimagecache%2Fimage%2Fimages_97.jpg)
Christian Favier, sénateur et président du conseil général du Val de Marne a réagi aux annonces de Manuel Valls à propos des collectivités locales et plus particulièrement à la suppression des conseils généraux :
"Je viens d’entendre le premier Ministre, Manuel Valls, prononcer son discours de politique générale.
J’ai été particulièrement surpris, d’entendre dans la bouche du premier ministre une charge d’une rare violence contre les collectivités locales, la décentralisation et la démocratie de proximité.
S’il fallait rassurer Bruxelles et Berlin quant à la volonté du pouvoir actuel de poursuivre et d’accélérer les réformes engagées par Nicolas Sarkozy, et bien c’est fait, et de la manière la plus brutale.
Après avoir repris la mauvaise scie Sarkozyste du « millefeuille » territorial, Manuel Valls a annoncé la diminution des dotations aux collectivités locales de 10 milliards d’euros, la suppression de la clause de compétence générale pour les départements et les régions, la rationalisation de la carte de l’intercommunalité, le regroupement forcé des régions et pour finir, la suppression de tous les départements en 2021…
C’est l’arrêt de mort de la décentralisation.
Obnubilé par les attentes du patronat et des marchés financiers, le premier ministre s’en prend à la démocratie locale et aux services publics de proximité.
C’est totalement inacceptable.
A nos concitoyens qui lors des élections municipales viennent d’exprimer clairement leur attente de proximité, de réactivité, d’efficacité et de protection, le pouvoir sans aucune concertation répond étranglement financier, éloignement, technocratisation et recentralisation.
Il annonce la tenue d’un grand débat sur l’avenir des départements, mais déclare immédiatement que ceux-ci devront avoir disparu en 2021… quel sens peut avoir un tel débat quand la conclusion est ainsi déjà tranchée ?
Je mesure parfaitement le coup de communication qui sous-tend une telle annonce. Je regrette profondément qu’un premier ministre qui se dit de gauche, puisse effacer d’un trait de plume trente ans de décentralisation qui ont profondément modifié notre pays, en contribuant à le moderniser, à y développer des solidarités nouvelles, à y entretenir des dynamiques territoriales.
Dans ce discours, pas un mot, pas un seul, sur l’action des collectivités locales, de leurs agents, de leurs services publics pour répondre au quotidien aux attentes et aux difficultés de nos concitoyens.
Et demain, ce que nous faisons, qui le fera ?
Quand les départements ne seront plus là, qui assurera le RSA, l’APA la PCH, l’entretien des routes, des collèges, le financement des transports, du logement, des crèches, l’aide au sport, à la culture, aux loisirs, le développement durable, le développement économique pour l’emploi … ? Qu’adviendra-t-il des personnels départementaux ?
C’est bien un très mauvais coup pour les français qui vient d’être annoncé : ce que Sarkozy et Balladur rêvaient de faire, Hollande et Valls tiennent à le réaliser.
Une attaque d’une telle ampleur implique une mobilisation sans précédent.
J’appelle donc toutes celles et tous ceux, habitants, élus, acteurs de la vie économique, sociale et associative, agents territoriaux qui ne se résignent pas à la mort programmée des collectivités locales à empêcher par tous les moyens la mise en œuvre de ces projets dangereux pour notre pays, dangereux pour la démocratie, dangereux pour la cohésion sociale et territoriale, dangereux pour la vie quotidienne de tous les français.
Et pour finir, un tel projet ne pourra être légitime sans que peuple ait pu se prononcer par voie de référendum."
.
.
Article édité par par francoiscocqsur son blog
Invité de RMC-BFM ce 6 mai 2014, François Hollande a poursuivi son acharnement contre les piliers républicains. Le Président a en effet annoncé l’explosion sous deux ans du cadre institutionnel en demandant la mise en place « du nouveau découpage [des départements et des régions] pour les prochaines élections ». Après le pacte de responsabilité, voilà son complément nécessaire pour imposer au peuple l’austérité : le démembrement des lieux d’expression de la souveraineté populaire.
François Hollande avait dès le 14 janvier 2014 annoncé sa volonté de fusionner des régions.Quelques jours après, Jean-Marc Ayrault évoquait la suppression des départements sur les aires métropolitaines nouvellement créées et notamment la suppression des départements de petite couronne francilienne. A peine installé, Manuel Valls proposait dans son discours de politique générale outre la fusion de régions pour en obtenir une douzaine, la suppression des départements en 2021. Voilà donc que François Hollande annonce aujourd’hui vouloir « aller vite sur les réformes de notre territoire » et livre qu’il a « demandé au gouvernement de Manuel Valls d’accélérer le rythme de la réforme ».
Dès lors, un nouveau calendrier a surgi des déclarations présidentielles.François Hollande entend qu’il y ait ce « nouveau découpage pour les prochaines élections » qu’il envisage donc de faire glisser de 2015 à 2016. Et les régions ne sont pas les seules visées, le Président affirmant tout de go : « Les conseils généraux ont vécu, il n’y a plus de temps à perdre ».
Après la débâcle des municipales et avant celle des européennes, voilà un an de répit pour les élu-e-s de la majorité avant de se confronter au peuple dans les urnes.L’aumône présidentielle ne saurait cependant suffire à faire oublier le mouvement de ciseaux exécuté par François Hollande qui ramène la France au temps de l’Ancien régime en supprimant les départements et qui dans le même mouvement constitue des supers régions technocratiques à seule vocation économique.
Sur ce remodelage complet du cadre institutionnel et républicain mis en place sous la Révolution française avec les départements afin que s’exprime de manière concrète la souveraineté populaire, les françaises et les français ne pourront pas même s’exprimer.Là où ils auraient dû donner leur avis, François Hollande étouffe leur parole. Hors de question pour le Président de faire un référendum, ce que le pourtant le Général De Gaulle lui-même avait fait. Hollande redessine la carte de France sans modification constitutionnelle ni consultation populaire. D’un trait de plume en somme. François Hollande est décidément plus Louis XVI que de Gaulle.
Mais l’annonce du report des élections départementales et régionales interdit aussi au peuple de donner son avis en amont.Il ne pourra y avoir en 2015 de vote sanctionnant le projet Hollande-Valls et les électrices et les électeurs n’auront plus en 2016 qu’à remplir les hémicycles préalablement définis ailleurs. Voilà donc que prend tout son sens le projet de loi de décentralisation qui sera présenté le 14 mai en Conseil des ministres et qui annonce la fusion et le redécoupage de régions de manière autoritaire si les régions ne proposent pas un projet par elles-mêmes. Les rats de ministère vont s’en donner à cœur joie !
La réforme institutionnelle est depuis le début la face cachée du pacte de responsabilité.En accélérant et en approfondissant le contenu par sa politique de l’offre à travers le pacte de responsabilité, François Hollande avait besoin d’accélérer le démantèlement du contenant pour pouvoir imposer ce « retournement » au peuple. Car de « retournement » il est effectivement question. L’organisation du territoire n’est plus pensée pour articuler la souveraineté populaire et exprimer l’intérêt général mais bien pour inscrire la France dans la compétition économique. Là où François Hollande prononçait ce 6 mai sur RMC-BFM ces mots affreux pour justifier son pacte de responsabilité « devant la dégradation de la compétitivité de l’entreprise France », il aurait pu avoir les mêmes pour expliciter pourquoi il a bien la République pour cible.
http://www.fdgloiretouraine.com/articles-au-fil-de-l-eau-analyses-politiques/pour-ses-deux-ans-francois-hollande-a-bien-la-republique-pour-cible,a4248962.html
.
elunet.org
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
Le 2 juin 2014.
Lors de son discours de politique générale, le Premier ministre Manuel Valls a annoncé son intention de supprimer les Départements [1]. Il montre ainsi pleinement sur ce sujet, comme sur de nombreux autres, sa proximité avec l’UMP [2]. Sous couvert de rationaliser le « millefeuille » administratif français, créé à dessein par les gouvernements socio-libéraux, il s’agit en fait de procéder à une véritable révolution de notre paysage institutionnel avec des intentions moins avouables, par déconstruction des structures administratives et politiques issues de la Révolution française. En 2013, La réforme territoriale, testée en Alsace et soumise à référendum a été rejetée par un NON massif des Alsaciens. Le gouvernement va donc tenter de se passer de l’avis des citoyens et voudra imposera aux forceps cette réforme.
S’inscrivant dans la continuité des lois successives de décentralisation depuis 1982 (loi Defferre), de la loi de réforme des Collectivités territoriales de 2010 imposée par Nicolas Sarkozy, et celle toute récente du gouvernement Ayrault créant les Métropoles, ce texte vise en fait à préparer la disparition de la France en tant qu’Etat-nation et en tant que République. Cette intention n’est pas cachée. Ainsi Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région Ile-de-France, a clairement exprimé la pensée profonde du PS [3] : « Si une collectivité devait disparaître, à long terme ce serait évidemment le département. Non parce qu’il gère la proximité (au contraire) mais parce qu’il est devenu, en fait, le refuge du jacobinisme. C’est là que s’installent les services de l’Etat pour se développer. » Avant d’ajouter : « Il m’est très facile d’imaginer une cosmogonie institutionnelle dans laquelle il y aurait l’Europe, directement branchée sur les régions, et les régions sur des communes regroupées par l’intercommunalité. » La suite de la logique est révélée par Emmanuelle Cosse (EELV) : le but de l’Europe est de faire disparaître les Etats-nations [4].
La reconfiguration du territoire français sur la base des Régions et des Métropoles vise ainsi directement à préparer la disparition de la France et à ouvrir la voie à une Europe des Régions. Dans cette perspective, la disparition des Départements est nécessaire car ils constituent une organisation politique qui ne cadre pas avec le projet de l’Union européenne, celui d’un « empire euro-atlantique » sous tutelle des firmes multinationales Nord-Américaines [5].
Le but ultime de la construction européenne est ainsi mis au grand jour : la fin des Etats-nations. Avec ceux-ci disparaîtront la souveraineté populaire et la démocratie, qui ne sont pas concevables hors de leur cadre, mais aussi le droit du travail, de l’environnement, la Sécurité sociale, les services publics... Bref, tous les acquis du programme du Conseil national de la Résistance sont menacés. Sommés d’être aujourd’hui toujours plus compétitifs que les voisins, les travailleurs français seront demain encore davantage mis en concurrence renforcée entre eux, par le jeu de la compétition entre Euro-Régions.
Cette nouvelle réforme d’organisation administrative et politique, commandée par Bruxelles avec le consentement et la bienveillance des gouvernants et de la majorité des parlementaires français, répond en tous points aux exigences réaffirmées de rendement du capital et du grand patronat. Elle organise les conditions administratives et politiques de l’installation et du développement des nouvelles normes marchandes imposées par les traités commerciaux, tout particulièrement les traités commerciaux bilatéraux déjà passés avec le Canada, et celui en cours de négociation avec les Etats-Unis d’Amérique.
Face à cette menace d’une immense gravité, le M’PEP réaffirme son attachement au triptyque républicain Commune/Département/Etat et se prononce en faveur de la suppression des régions.
Il appelle tous nos concitoyens à s’opposer à cet assassinat silencieux de la démocratie et à refuser tout pouvoir réglementaire accordé aux régions envisagé par le gouvernement [6]. Une telle éventualité mettrait fin à l’égalité des citoyens devant la loi ainsi qu’à l’unité et à l’indivisibilité de la République. La sortie de l’Union européenne et de l’euro est aujourd’hui plus que jamais une nécessité impérieuse pour tous ceux qui sont attachés à notre modèle démocratique. Cette sortie doit nécessairement s’accompagner d’une refondation en profondeur de la République, réaffirmant l’autorité et la légitimité du pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple.
[1] http://www.lemonde.fr/politique/art...
[2] http://www.lefigaro.fr/politique/20...
[3] http://www.politis.fr/Le-molletisme-se-porte-bien-Voyez,9879.html
[4] http://www.youtube.com/watch?v=l5QSWdRttGM
[5] http://canempechepasnicolas.over-bl...
[6] http://www.lagazettedescommunes.com/telechargements/PDL-decentralisation-Lebranchu2.pdf
http://www.m-pep.org/spip.php?article3802
.
EELV (Europe Ecologie les Verts)
est tombé sur la tête !
.
La France va officiellement disparaître selon François Hollande.(déclaration du 14 janvier 2014)
Le démantèlement des Etats