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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 02:09

Grand marché transatlantique

Traités de commerce et d’investissement : les États européens paient déjà le prix fort

19 décembre 2014 par Ivan du Roy, Nathalie Pedestarres


 

 

Dans le cadre du débat public sur le projet de traité commercial Europe-États-Unis (connu sous l’acronyme TAFTA ou TTIP), il est beaucoup question des mécanismes de protection des investisseurs que celui-ci pourrait inclure. Ces mécanismes – dits ISDS – pourraient donner aux multinationales le pouvoir de poursuivre des gouvernements devant des tribunaux privés lorsque ces derniers adoptent des législations nuisibles à leur taux de profit. Comme le révèle une étude approfondie des Amis de la terre Europe, des dispositifs de ce type sont déjà en vigueur en Europe. Et des entreprises – parmi lesquelles EDF, GDF, Vivendi, Servier ou Orange - y ont déjà eu recours pour obliger des gouvernements, principalement en Europe de l’Est, à leur verser de copieuses compensations financières.


L’équivalent du salaire annuel de 230 000 infirmières : c’est ce qu’a dû payer la Pologne en compensations financières à de gros investisseurs s’estimant lésés. Soit 2,2 milliards d’euros en tout. En 2010, un chèque de 219,9 millions a d’abord été signé à l’industrie pharmaceutique française. En cause : une réforme de l’autorisation de mise sur le marché de médicaments qui a entraîné l’interdiction de plusieurs molécules commercialisées, d’où une plainte de plusieurs sociétés françaises, dont les laboratoires Servier, tristement célèbres depuis l’affaire du Mediator. Le comble est que cette réforme mise en œuvre en 2001 était exigée par la Commission en vue de l’adhésion de la Pologne à l’Union européenne. En 2003, c’est la compagnie d’assurance néerlandaise Eureko qui attaque la Pologne pour son refus de privatiser totalement l’ancienne compagnie d’assurance publique PZU. Varsovie a dû s’acquitter d’un chèque de 2,19 milliards d’euros à Eureko, qui souhaitait devenir l’actionnaire majoritaire de l’assureur polonais.


Ces exemples, et quelques autres en Allemagne, en République tchèque ou en Roumanie, sont détaillés dans un rapport publié le 4 décembre par les Amis de la Terre Europe, réseau indépendant qui rassemble une trentaine d’organisations écologistes. Ce rapport, intitulé « les coûts cachés des traités commerciaux européens », illustre très concrètement les effets pervers des « règlements des différends » entre investisseurs et États.


Ces dispositifs, associés à un accord commercial entre États, permettent à une multinationale ou à un fonds d’investissement d’exiger des compensations financières en cas de réformes, de nouvelles législations sociales et environnementales, ou de refus de privatiser certains secteurs. Ces « différends » sont jugés devant un tribunal d’arbitrage privé, à l’aune des traités commerciaux bilatéraux qui ont été conclus (voir notre dossier). Ce sont ces mêmes dispositifs qui sont tant décriés pour les traités commerciaux en cours de négociation entre l’Union européenne et les États-Unis en vue d’un grand marché transatlantique (Tafta/TTIP) ou avec le Canada (Ceta). En France, sénateurs et députés ont voté fin novembre des résolutions invitant le gouvernement à renoncer à ce type de mécanismes (lire ici).

Dans une affaire sur cinq, le jugement n’est même pas rendu public !

Le rapport des Amis de la Terre Europe recense, sur les 20 dernières années, 127 conflits commerciaux de ce type, concernant vingt pays, au sein de l’Union européenne. Les demandes de compensation formulées par les investisseurs dépassent les 30 milliards d’euros. L’Europe de l’Est est particulièrement touchée : les trois-quarts des demandes de compensations sont adressés aux nouveaux pays membres. Sur ces 127 affaires, 60 % concernent le secteur de l’environnement : énergies fossiles et nucléaire, recyclage des déchets, agriculture… Et représenteraient au moins 12 milliards d’euros de demande de compensation. Le dossier à suivre de près est l’action intentée en 2012 contre l’Allemagne par l’énergéticien suédois Vattenfall. L’entreprise demande 4,7 milliards d’euros de compensation à l’Allemagne pour avoir décidé de sortir du nucléaire et de fermer progressivement ses centrales, dont deux appartiennent à Vattenfall (lire notre article).


C’est l’une des 46 affaires encore en cours sur 127. Les autres ont donné lieu à un arbitrage en faveur de l’investisseur dans 18 % des cas, à un règlement à l’amiable – une compensation est cependant payée par le pays à l’investisseur – dans 16 % des affaires et à une victoire de l’État dans 17 % des dossiers. Qu’en est-il des autres ? Dans un cas sur quatre, la procédure a été interrompue. Et dans 20 % des affaires, le résultat de l’arbitrage n’a pas été rendu public ! Ce qui révèle le niveau de transparence de cette « justice » commerciale…


Ce dispositif de règlement des différends « compromet la capacité des autorités nationales et locales de réglementer dans l’intérêt général et constitue une attaque inacceptable et inutile contre la démocratie », alerte le rapport. (« Et ce sont les contribuables eux-mêmes qui devront payer la facture pour les risques pris par les investisseurs privés »). Privatisation des profits, socialisation des pertes


 

- Pour télécharger le rapport (en anglais)
- Lire aussi la présentation de Mediapart

 


http://multinationales.org/Traites-de-commerce-et-d?__tw_private=2037147007

 

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 15:18

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Avec la victoire de l’austérité,

l’Europe tiers-mondisée

Eric BerrReduce text size


Un SDF près des grands magasins, à Paris, en décembre 2012 (PRM/SIPA)

 

C’était en 1982. Une grave crise de la dette débutait en Amérique latine, avec le Mexique comme première victime, et allait se propager à de nombreux pays en développement.

Elle était la conséquence d’un laxisme certain de la part des créanciers quant aux prêts accordés et d’une utilisation trop souvent inefficace des sommes reçues par certains dirigeants de pays en développement, peu soucieux de démocratie (parfois avec la bénédiction des créanciers eux-mêmes).

Mais elle n’aurait pu prendre une telle ampleur sans la mise en œuvre de politiques anti-inflationnistes au début des années 80 par les pays occidentaux, entraînant une forte hausse des taux d’intérêt et un ralentissement économique mondial, ouvrant ainsi une période d’austérité (déjà !).

Le Consensus de Washington
Forgé en 1989 par l’économiste américain John Williamson, le Consensus de Washington regroupe les mesures de politique économique partagées par le gouvernement américain, la banque centrale des Etats-Unis (la FED), le FMI et la Banque mondiale.

Cette crise fut gérée, avec l’accord des créanciers et dans leur intérêt (et parfois aussi dans celui des élites collaboratrices des pays en développement), par les institutions financières internationales. Ainsi, dans un contexte de retour au libéralisme, le Fonds monétaire international (FMI) conditionna toute restructuration de dette à la mise en place de politiques économiques reposant sur les dix commandements de la bible économique néo-libérale fondant le Consensus de Washington (voir encadré).

Suprématie du marché

Il s’agissait d’instaurer la suprématie du marché, de favoriser les activités privées en libéralisant tout ce qui pouvait l’être et de limiter le rôle de l’Etat en lui imposant une cure d’austérité.

L’objectif avoué de ces politiques était d’« assainir » les économies des pays endettés afin d’assurer leur insertion sur le marché mondial et leur permettre de développer des activités exportatrices générant les devises nécessaires au remboursement de leur dette.

Dans les faits, loin de favoriser un rattrapage des pays en développement, ces politiques conduisirent à un accroissement des inégalités de revenus entre pays de plus de 20% au cours des trente dernières années tandis que les inégalités entre riches et pauvres d’un même pays explosaient dans nombre de pays en développement.

Aujourd’hui, 2,2 milliards de personnes sont pauvres ou vivent dans le quasi-dénuement et 80% de la population mondiale ne bénéficie pas d’une couverture sociale.

« Réformes structurelles »

C’était en 2008. La crise des subprimes, déclenchée aux Etats-Unis par l’incurie d’un système bancaire jouant à l’apprenti sorcier spéculateur, diffusait son venin à l’ensemble de la planète.

Contraints de voler au secours de banques irresponsables, incapables de sortir de la récession, de nombreux Etats virent leur déficit budgétaire s’accroître et leur dette fortement augmenter ce qui, pour les pays de la zone euro, les plaçait en porte-à-faux au regard de leurs engagements :

  • un déficit budgétaire inférieur à 3% du PIB,
  • une dette publique inférieure à 60% du PIB.

Dans un contexte récessif, il fut alors demandé aux pays de l’Union européenne de mettre en œuvre des « réformes structurelles » et « d’assainir leurs finances publiques ».

Malgré un échec patent dans les pays en développement, le consensus de Washington se vit relégitimé par une Troïka (FMI, Banque centrale européenne et Commission européenne) qui inocule aujourd’hui encore le poison de l’austérité en Europe sous couvert de promotion de politiques d’offre.

Aujourd’hui comme hier, les pays surendettés le sont pour des raisons qui leur échappent pour une bonne part. Aujourd’hui en Europe, comme hier dans le tiers-monde, ils sont pourtant jugés comme étant les seuls responsables de leur situation alors que l’endettement des uns n’est que la conséquence du désir des autres d’accumuler des richesses (hier les pays de l’Opep, aujourd’hui la Chine ou l’Allemagne).

Et c’est à partir de ce diagnostic erroné que des mesures drastiques, que l’on croyait jusque-là réservées aux pays pauvres du tiers-monde, sont imposées aux pays européens les plus fragilisés (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne, stigmatisés au travers de l’acronyme anglais Pigs) et essaiment dans le reste de l’Union européenne.

Ravages au cœur de l’Europe

Sous couvert de compétitivité, les pays européens sont conviés à se livrer une guerre économique les conduisant à une course au moins-disant fiscal et à la baisse des coûts de main-d’œuvre.

Les coupes sombres dans les dépenses publiques ne servent qu’à offrir à l’appétit des marchands des pans de l’économie qui leur échappaient jusqu’à maintenant (santé, éducation, protection sociale). Les dégâts d’une telle approche sont connus. Ils étaient visibles hier dans les pays du tiers-monde, nous nous décidons à les voir maintenant qu’ils font des ravages au cœur de l’Europe :

  • plus d’inégalités ;
  • des services privatisés dont la qualité baisse à mesure que leur coût augmente ;
  • une demande atone qui exclut tout succès des politiques d’offre, entretient le chômage et fragilise l’investissement ;
  • des solidarités qui s’effritent à mesure que la loi du plus fort gangrène nos sociétés.

Aujourd’hui comme hier, l’austérité est un remède qui aggrave le mal qu’il est supposé combattre.

 

Eric Berre, écoomiste atterré

 

http://blogs.rue89.nouvelobs.com/chez-les-economistes-atterres/2014/10/18/avec-la-victoire-de-lausterite-leurope-tiers-mondisee-233662

 

Ils oublient de dire que la dette (entraînant l'austérité et la souffrance des peuples pour le seul profit de quelques-uns), c'est le Système Rothschild !  eva R-sistons

 

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La ruine du Mexique par le traité nord-américain PREFIGURE les effets du futur traité transatlantique

décembre 17, 2014 dans Mexique, USA par 13P11

source: http://www.vineyardsaker.fr/2014/12/16/la-ruine-du-mexique-par-le-traite-nord-americain-prefigure-les-effets-du-futur-traite-transatlantique/


 

Selon les affirmations de ses élites, relayant celles des États-Unis, le Mexique devrait jouir des bienfaits de l’Accord de libre-échange nord-américain (Nafta ou Alena) [1], qu’il a signé il y a 20 ans avec les États-Unis et le Canada. Mais la réalité, c’est que le Mexique est devenu un État failli, dont les autres pays d’Amérique centrale et d’Amérique du sud fuient  l’exemple. Les administrations centrales et locales sont inefficaces et souvent corrompues, les inégalités ont explosé et les gangs omniprésents font près de 2 000 victimes chaque mois [2]. Au point que la population mexicaine cherche depuis longtemps à émigrer, principalement vers les États-Unis, rencontrant la mort à la frontière, dans le désert, sous les coups de la garde nationale américaine et des narco-trafiquants mexicains et américains bien établis aux États-Unis même [3]. Mais le gouvernement mexicain essaie de maintenir le cap, soumis en permanence aux pressions de Washington

Les Républicains veulent fermer la frontière, et le Mexicain pense "Il veut me voler mon job aux USA". Les Démocrates veulent mettre fin au traité Nafta, et le Mexicain pense "Ils veulent me voler mon job au Mexique".Les Républicains veulent fermer la frontière, et le Mexicain pense « Il veut me voler mon job aux USA ». Les Démocrates veulent mettre fin au traité Nafta, et le Mexicain pense « Ils veulent me voler mon job au Mexique ».

A l’occasion de ce vingtième anniversaire du Nafta, des bilans peuvent être tirés. Loin d’évoluer vers la prospérité, la société mexicaine compte encore 45 % de pauvres, soit 53 millions de personnes [4]. En une vingtaine d’années, le pourcentage de pauvres  a baissé de 2 %. Ce n’est pas le signe d’une amélioration foudroyante du niveau de vie de la population, comme le laissent entendre les protagonistes du traité, pour en vanter les bienfaits.


Le mic mac de l’import-export avec les États-Unis…


Un deuxième argument en faveur du Nafta est l’explosion des exportations mexicaines, qui ont doublé, alors que celles du Canada et des États-Unis n’ont augmenté que de 30 % durant cette même période. Le traité aurait donc été beaucoup plus favorable au Mexique qu’à ses deux partenaires. Mais, comme l’explique un article publié par Marianne hier 15 décembre [5], de telles statistiques doivent être examinées en détail. Elles montrent bien leur caractère trompeur.


En effet, en 2013, les trois-quarts du volume des exportations mexicaines sont composés de biens eux-mêmes importés précédemment par le Mexique, notamment des États-Unis ! C’est que le Mexique héberge sur son territoire un nombre important de sociétés de commerce nord-américaines, qui y bénéficient, grâce aux détaxations et déréglementations autorisées par le Nafta, de facilités leur permettant de réexporter vers les États-Unis, et plus largement vers le monde, une grande partie de leurs produits importés au Mexique. La valeur ajoutée par l’économie mexicaine, c’est-à-dire par le travail des citoyens mexicains, est infime. En effet, il ne s’agit pas d’un pays en développement qui installerait sur son territoire des usines de fabrication filiales de maisons-mères, lesquelles font appel à un fort emploi local.


… et l’effet Wallmart


L’article de Marianne évoqué ci-dessus parle de l’effet Walmart. Walwart est une chaine américaine tentaculaire de distribution, installée au Mexique dès 1991. Sa prospérité doit beaucoup au Nafta et au libre-échange, le Mexique l’ayant rapidement exemptée de taxes à l’importation. Walmart a par ailleurs largement utilisé la corruption pour s’implanter dans tous les lieux urbains et touristiques jusque là interdits au commerce. Ses produits, tous généralement importés des États-Unis, sont vendus sur le marché mexicain à des prix légèrement inférieurs à ceux vendus aux États-Unis, mais le modeste gain de pouvoir d’achat en résultant pour les consommateurs du pays est compensé par le fait que la plupart de ces produits, échappant au minimum de réglementation imposée aux États-Unis pour la protection des consommateurs, encouragent l’obésité, l’alcoolisme et l’empoisonnement par les composés chimiques.


Le Nafta concoure à appauvrir le peuple mexicain…


Le Nafta bénéficie aux grands groupes américano-mexicains. Et il accélère le mécanisme d’expropriation des cultivateurs pauvres, la sur-exploitation des ressources naturelles et plus généralement l’exploitation capitaliste des travailleurs et des petits artisans.


L’agriculture traditionnelle, considérée (y compris à travers les westerns hollywoodiens) comme faisant partie de la civilisation mexicaine, est désormais anéantie sans ménagement. Il en est de même des petits commerces. Certes, les intérêts financiers mexicains installés à Wall Street en tirent des bénéfices croissants, mais ils utilisent ces bénéfices pour spéculer sur les marchés financiers au lieu d’investir au Mexique même pour développer la production locale.


… qui cherchent à émigrer aux États-Unis


Il ne reste plus aux victimes de cette américanisation forcée qu’à tenter de s’expatrier illégalement aux États-Unis. Au cours de ce processus, ils tombent aux mains, comme rappelé ici en introduction, des réseaux de narco-traficants et de prostitution. Certains parlent même de trafics d’organes. Aux États-Unis, sur onze millions de clandestins présents sur le territoire américain, six millions seraient mexicains. Au Mexique même, l’on compterait désormais 90 000 victimes des gangs, sans mentionner 300 000 disparus, que l’on ne retrouvera jamais. A ce nombre viennent de s’ajouter les 43 étudiants d’Iguala, venus sous le feu de l’actualité ces derniers jours [6]. Sans être prophète de mauvais augure, on peut penser qu’eux-aussi ne seront jamais retrouvés.


Le Canada tire aussi les marrons du Nafta


Dans cette lutte entre le pot de fer et le pot de terre n’oublions pas les grands intérêts canadiens, originaires de ce pays si propre et si honnête [7]. Ils viennent s’ajouter à leurs homologues nord-américains pour pressurer la population et l’économie mexicaine.


Le futur Tafta européen, réplique à grande échelle du Tafta


Le traité Nafta, dont les mérites avaient été annoncés à grand bruit dès son origine, en 1994, et qui ont été vantés depuis lors à répétition, devrait servir de modèle aux accords équivalents que Washington voudrait imposer aux États européens, sous le nom de Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (également connu sous le nom de Traité de libre-échange transatlantique Tafta), comme aux États du Pacifique sous le nom de Partenariat transpacifique (TPA).


Les groupes de pression qui militent, au sein de la Commission européenne comme dans les gouvernements nationaux, en vue d’une approbation rapide du Tafta, ne peuvent évidemment ignorer ce côté peu reluisant du Nafta. Mais ils espèrent en tirer des avantages analogues.


Au moment où l’Europe s’engage, bien lentement d’ailleurs, dans des procédures d’harmonisation fiscale afin d’essayer d’éviter les abus de ce qui a été nommé le Luxleaks, c’est-à-dire l’attribution aux multinationales américaines d’une exemption d’impôts quasi-totale, dès lors qu’elles installent des filiales au Luxembourg, nous pouvons nous préparer, dans le cadre du Tafta, à la reconduction de cette impunité scandaleuse, mais cette fois à l’échelle de l’Atlantique nord tout entier. S’y ajoutera, dans le cadre du pivot organisé par Obama en direction de l’Asie Pacifique, un élargissement de l’espace ouvert européen vers une partie de l’Asie et du Pacifique.

 

Jean-Paul Baquiast


Notes

[1] L’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA, en anglais, North American Free Trade Agreement, NAFTA, en espagnol Tratado de Libre Comercio de América del Norte, TLCAN) est un traité, entré en vigueur le 1er janvier 1994, qui crée une zone de libre-échange entre les États-Unis, le Canada et le Mexique. (Wikipédia, français)

[2] Mexique : une faillite planifiée de l’État et 1 700 homicides par mois (vineyardsaker.fr, français, 26-10-2014)

[3] La chute du Mur de Berlin et la multiplication des murs occidentaux (vineyardsaker.fr, français, 28-11-2014)

[4] La pauvreté au Mexique (coneval.gob.mx, espagnol)

[5] Avec le NAFTA, le Mexique devait connaître la prospérité… (marianne.net, français, 15-12-2014)

[6] Mexique: l’ombre de l’armée sur Ayotzinapa (tlaxcala-int.org, français, 14-12-2014)

[7] Affaire de Margerie, accident ou attentat ?, parties 1, 2 et 3 (vineyardsaker, français, 20-11-2014 & 01-12-2014)

 

http://axedelaresistance.com/la-ruine-du-mexique-par-le-traite-nord-americain-prefigure-les-effets-du-futur-traite-transatlantique/

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 02:42

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Photo d'Alexander MercourisL’Union européenne est punie pour le désastre ukrainien et l’Amérique se marre…

 

 

Au lieu d’ajouter un vaste territoire (plus grand que la France) à leur empire sans que ça ne leur coûte un sou, les Européens doivent maintenant déverser de l’argent dans un panier sans fond.


L'union européenne étranglée par le gazoduc, entre la Russie et l'UkraineL’Union européenne étranglée par le gazoduc, entre la Russie et l’Ukraine

 

Milan est venu, Milan est reparti [1] [2]. En dépit des déclarations des politiciens sur un accord sur les paramètres, aucune vraie solution à la crise du gaz en Ukraine n’a été trouvée.


Et la neige a commencé à tomber à Moscou. Dans une semaine ou deux sans doute, l’Ukraine suivra.


Voici un résumé de la situation : depuis juin, les Russes disent que le tarif du gaz est de 485 dollars pour 1000 m3, mais qu’ils sont prêts à offrir une remise de 100 dollars, à condition que l’Ukraine commence par payer ses factures de gaz en souffrance. Et il est certain que, vu la manière dont les Ukrainiens se sont comportés dans le passé, les Russes ne leur fourniront à nouveau du gaz que s’il est prépayé. Les Ukrainiens rejettent ces demandes et exigent le juste prix, qui est, selon eux, de 269 dollars (pour les dettes comme pour la future livraison), comme cela avait été négocié en décembre avec le président déchu Viktor Ianoukovytch.


Mais ce prix avait été négocié à une époque où l’Ukraine faisait encore partie de la zone d’influence russe et était l’amie de la Russie. Elle est actuellement une colonie occidentale et les tarifs du gaz sont désormais ceux du marché. Sous la pression des Européens, les Ukrainiens ont offert de payer leur dette sur la base de 320 dollars, en attendant qu’on parvienne à un accord final. Mais les Ukrainiens veulent que ce paiement corresponde aux prochaines livraisons de gaz et non au remboursement de leur dette. Les Russes ont refusé et sont rentrés chez eux.


Alors, que va-t-il se passer maintenant ? La température va chuter et l’Ukraine va souffrir. Ce n’est pas difficile de prévoir ce que le gouvernement ukrainien va faire : il va ponctionner illégalement le gaz destiné à l’Europe, comme il l’a fait en 2009, ce qui forcera les Russes à interrompre les livraisons de gaz à l’Europe, puisqu’elles passent par l’Ukraine. Et comme les Européens, sur ordre de Washington [3], ont stoppé la construction du South-Stream (après tout, on ne veut pas être trop dépendant de la Russie, n’est-ce pas ?), l’Europe dépend maintenant des gazoducs qui traversent l’Ukraine.


Devinez ce qui va arriver ensuite ? L’Europe va être obligée de payer la note ukrainienne. Et c’est bien normal, non ? Il ne faut pas oublier que les politiciens de l’Union européenne, qui sont allés à l’euro-Maïdan jouer les porteurs d’eau de l’Empire étasunien, ont proclamé leur solidarité avec le peuple ukrainien. Eh bien qu’ils paient maintenant ! Et pour le plus grand malheur des contribuables européens !


Au lieu d’ajouter un vaste territoire (plus grand que la France) à leur empire, sans que ça ne leur coûte un sou, les Européens doivent maintenant déverser de l’argent dans un désastre sans issue : la population ukrainienne est quatre fois celle de la Grèce et sa situation économique est bien pire encore. Nous leur souhaitons bonne chance ! D’autant plus que l’Union européenne a détruit ses relations avec la Russie, un de ses marchés les plus importants.


Leurs maîtres américains n’en peuvent plus de rire !

 

Alexander Mercouris
Traduit par Dominique Muselet pour vineyardsaker.fr

Notes

[1] Putin’s Power Play : Why Russia Holds the Cards in the Ukraine Crisis (russia-insider.com, anglais, 22-10-2014)

[2] Mini-sommet Asie-Europe à Milan : les pourparlers sur le gaz sont dans l’impasse (vineyardsaker, français, 20-10-2014)

[3] McCain Visits Bulgaria (deepresource.wordpress.com, anglais, 09-06-2014)

Source : America Laughs as EU Is Punished for Ukraine Disaster (russia-insider.com, anglais, 22-10-2014)

 

http://www.vineyardsaker.fr/2014/10/23/lunion-europeenne-punie-desastre-ukrainien-lamerique-se-marre/

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Voir aussi :

La Russie vient de porter un coup dévastateur à l’avenir énergétique de l’UE

 

 

Mon post, avec une super vidéo simulation d'une guerre Russie-USA  :

Le discours de Vladimir Poutine, 1e partie (politique extérieure) - La Crimée

 

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 01:40

 

La Serbie dans l’engrenage européen
par Karine Bechet-Golovko

vendredi 21 novembre 2014, par Comité Valmy


La Serbie dans l’engrenage européen

La Serbie, officiellement candidate à l’entrée dans l’UE, est sommée par Johannes Hahn, commissaire européen chargé de la politique européenne de voisinage et des négociations d’élargissement, de choisir son camp. Soit l’entrée dans l’UE reste sa priorité, comme elle l’a déclarée, soit elle veut continuer à coopérer avec la Russie. C’est une certaine conception de la négociation. Autrement dit, en temps de guerre, la neutralité déclarée par la Serbie n’est pas de mise. Bref, L’UE reconnait que la Russie a officiellement obtenu le statut d’ennemi.


La position de la Serbie est plus que délicate. D’autant plus que, comme le rappelle Le Parisien, les intérêts de la coopération avec la Russie revêtent un caractère vital pour le développement de l’économie de la Serbie.

"La Russie a d’importants intérêts en Serbie. Son géant gazier et pétrolier Gazprom est le propriétaire majoritaire de la compagnie pétrolière serbe NIS avec 51% des parts.De plus, Belgrade et Moscou ont mis en place à l’aéroport de Nis (sud) un "Centre régional pour les situations d’urgences" où sont stationnés des avions russes prêts à intervenir dans la région, sur demande des pays concernés.Alors que la Serbie est à court d’argent, Moscou et Belgrade ont signé en janvier 2013 un accord sur un crédit de 800 millions de dollars destinés à la reconstruction de l’infrastructure ferroviaire. Puis en avril, Moscou a octroyé à son allié un autre prêt de 500 millions de dollars, destiné l’aider à faire face à son lourd déficit budgétaire."


L’ultimatum de l’UE, pour sa part, sonne mal. Dans une interview, J. Hahn déclare de manière un peu trop péremptoire :

"Dans le cadre des négociations concernant son entrée dans l’UE, la Serbie s’est engagée à mettre en accord sa position avec l’UE en ce qui concerne des questions aussi difficiles que celle des sanctions contre la Russie. C’est très important et nous espérons que Belgrade respectera ses obligations."


La menace du commissaire européen est à peine voilée : la Serbie doit se soumettre et seule la soumission permettra de confirmer que le choix européen reste son choix. Autrement dit, elle doit faire un choix entre sont intérêt national et l’intérêt de l’UE.

Et pour faire passer le message, les médias français lance un légère campagne de dénigrement de la Serbie. Voir par exemple le reportage, particulièrement mal fait, de France 24, que vous pouvez voir ici. Le journaliste y montre de manière absurde que, en raison de sa politique de neutralité, la Serbie est exclue des sanctions russes contre les pays européens. Elle peut donc exporter ses fruits et légumes en Russie, ce qu’elle fait par ailleurs. Mais selon le journaliste, non seulement cela ne sert à rien au pays car il ne produit pas suffisamment pour couvrir tout le marché russe (c’est un argument d’une rare stupidité), mais en plus les serbes osent faire passer en contrebande en Russie des produits européens sous étiquettes serbes. Bref, ce sont vraiment des gens infréquentables ...


Plus généralement, en ce qui concerne l’évolution de l’UE, cette sortie assez maladroite du commissaire européen confirme certaines tendances :


1.L’UE est dans une phase d’affaiblissement. Comment en est-on arrivé à menacer ouvertement dans la presse un Etat souverain ? A lui faire du chantage à l’entrée dans l’UE ? Cela veut dire que l’UE n’est plus aussi attractive, que sa propagande n’est plus aussi efficace et que les négociations/pressions de couloirs ne sont plus suffisantes. Mais la réaction ne s’est pas faite attendre. Le Premier ministre serbe a rappelé que la Serbie est un Etat souverain et qu’elle décidera seule de sa position concernant la Russie.
2.L’UE se radicalise et considère la Russie comme un ennemi. Sinon, rien n’empêche un Etat souverain d’avoir des relations commerciales et politiques et avec l’UE et avec la Russie.
3.Cela montre en conséquence l’hypocrisie du discours européen disant que l’Ukraine peut collaborer avec la Russie et que seule la Russie l’en empêche.
4.L’UE n’est plus apte à intégrer des Etats souverains. Elle a besoin de "petits soldats obéissants", elle a besoin de soumission. Il n’y a plus de place pour l’intérêt national.
5.L’intérêt de l’UE s’est totalement dissocié de la somme des intérêts des pays membres. La structure UE est donc autonome des pays qui la compose. Ce qui pose de sérieuses questions en terme de gouvernance, de démocratie et de liberté.

 

Karine Bechet-Golovko
jeudi 20 novembre 2014

Russie politics

 

 

La Serbie dans l’engrenage européen

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 02:45

 

Charles Gave :

"Le mythe de la nation européenne"

 

Ajoutée le 13 oct. 2014


Le 13 octobre, Le mythe de la nation européenne

a été un thème abordé par Charles Gave,

dans les Experts présentés par Nicolas Doze,

sur BFM Business.

 

 

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 01:53

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Philippe Menut, ex-journaliste à France 2 et France 3, devenu journaliste indépendant, a réalisé un documentaire... Un gros plan à la fois humain et économique sur les causes et les conséquences de la crise grecque, le film donne la parole aux salariés, militants, économistes, médecins, ministres, chômeurs, philosophes... Ils donnent leur éclairage sur la crise vécue de l'intérieur, et témoignent de la résistance et de la solidarité du peuple grec. La Grèce est un laboratoire. Le film ouvre le débat sur l'avenir d'une zone euro en crise, livrée à un capitalisme financiarisé. Un documentaire lanceur d’alerte.


 

Dans votre film "la tourmente grecque", une série de manipulations médiatiques sont exposées. Elles cherchent à justifier une véritable guerre économique et sociale contre la Grèce. Comment expliquez-vous, en tant que journaliste critique cette inversion des rôles et que les victimes, les citoyens grecs, soient présentées comme responsables de la crise ?


C’est sur ce constat que j’avais commencé le tournage. J’étais révolté que les Grecs soient souvent présentés – d’ailleurs depuis le début de la crise - comme les responsables d’une situation dont ils sont victimes. Depuis, j’ai été emporté plus loin, sur les raisons même de la crise.

Ces rumeurs, ces intox, ont bien sûr une fonction, celle de masquer une politique économique à l’œuvre, celle qui met en place une austérité effroyable vis-à-vis du peuple grec et des services publics avec un transfert massif de capitaux publics vers la spéculation internationale. Il ne s’agit d’ailleurs pas seulement d’argent public grec mais aussi européen.

245 milliards ont été versés dans un soi-disant plan européen de sauvetage dont les Grecs et l’économie réelle grecque n’ont quasiment pas vu la couleur. C’est démontré dans le film, ces sommes énormes vont directement dans la poche des créanciers de la dette publique grecque qui ont prêté à des taux dépassant parfois 20%... Ces prêts ont donc la garantie du contribuable européen !

Tout cela est organisé par la Troïka, les vrais patrons du pays, envoyés de la commission européenne, la Banque centrale Européenne et le FMI (qui joue plutôt le rôle d’expert).

 

Quelle est la responsabilité, selon vous, des médias européens dans la présentation biaisée de la réalité de ce pays ?


Les médias européens, d’abord allemands et surtout Bild, premier tirage quotidien européen, jouent un rôle considérable dans la fabrication de l’opinion. Ce n’est d’ailleurs pas seulement la réalité grecque qui est biaisée, c’est celle de la crise de toute l’Europe.

La « grande presse » française, moins violente mais tout aussi efficace nous parle de « réformes structurelle » (traduisez « d’austérité imposée à la population »), de « rassurer les marchés » (financiers, bien sûr, mais ce n’est jamais dit), de « restaurer la confiance » (des mêmes, mais ce n’est pas non plus dit). Le but est d’entretenir le fatalisme face à un système économique néolibéral « qui n’aurait pas d’alternative » comme disait Margareth Thatcher.

Le plus fort dans cette idéologie dominante est d’arriver à faire croire qu’il n’y a pas d’idéologie dominante… On pousse les gens à dire « je ne fais pas de politique » alors qu’ils cautionnent ainsi celle qu’ils subissent...

Je reconnais que j’emploie, comme tout le monde, le terme de « crise » par facilité de langage. Il est pourtant inapproprié. Cette crise n’est pas une catastrophe, une fatalité. C’est, en dernière analyse une augmentation délibérée et brutale des inégalités.

 

La fermeture de la télévision publique grecque en 2013 et la décision de ses travailleurs de développer un média indépendant reste un exemple frappant de la capacité de résistance du peuple grec. Quel leçon tirer de cette expérience ?

 

Il y a des moments où le peuple est fort, imaginatif et audacieux face à un pouvoir affaibli. La lutte de l’audiovisuel public (l’ERT) en est un exemple. Elle est développée dans le film et je vous le résume : le 11 juin 2013, le gouvernement, à la demande de la Troïka, ferme l’antenne et licencie les 2650 salariés. Immédiatement, se déclenche une énorme mobilisation en Grèce et une protestation généralisée dans le monde entier. Journalistes et techniciens occupent le bâtiment, mais le gouvernement grec, pris à contrepied, n’ose pas lancer les MAT (police anti émeute) contre les personnels.

L’occupation a duré 5 longs mois, une période de véritable autogestion, avec la remise en marche d’émissions diffusées sur Internet. Ces émissions, marquées par une totale indépendance et un véritable pluralisme ont eu un grand succès.

Au bout de 5 mois, le gouvernement – toujours conseillé par la Troïka ! – a décidé d’évacuer le personnel le 7 novembre 2013. Depuis, les anciens de l’ERT ont lancé une nouvelle radio télé, ERT Open.

 

Lorsqu’on parle de dette de la Grèce, il paraît que l’Allemagne aurait intérêt à cacher une épisode important de l’Histoire, concernant l’argent qu’elle doit à la Grèce depuis la 2ème guerre mondiale. Pouvez-vous nous expliquer ce chapitre important du film qui est évoqué dans le film à travers le témoignage du combat d’un ancien résistant.


Manolis Glésos, 92 ans est un « monument » en Grèce. Il est un des tous premiers résistants d’Europe, connu pour avoir décroché en mai 1941 le drapeau nazi du somment de l’Acropole. Un de ses combat actuel est de demander le paiement par l’Allemagne des dommages de guerre et un emprunt forcé incontestable à la banque d’Athènes par les nazis.

Total de la dette due à la Grèce : 162 milliards d’euros actuels… Soit plus de la moitié de la dette qui est maintenant exigée de la Grèce avec une totale intransigeance par l’Allemagne !

 

L’un des médecins qui témoigne dans le film, lors d’une manifestation, explique que la fermeture de sept hôpitaux à Athènes signifie tout simplement que de plus en plus de personnes vont mourir dans la rue. L’impact des mesures d’austérité en Grèce, en particulier dans le domaine de la santé semble apocalyptique...


Un seul chiffre suffirait : d’après une revue scientifique anglaise et Médecins du Monde : la mortalité infantile a augmenté de 43% depuis le début des mesures d’austérité. En Grèce, mais aussi dans l’Europe en crise, la santé est la principale cible des réductions budgétaires. Pourquoi n’est-ce pas l’éducation nationale ? Parce que vous ne pouvez pas réduire le nombre d’élèves total. En revanche, on peut moduler les parcours de soin, réduire les remboursements, etc. Dans le film, on voit un grand hôpital qui reste ouvert mais tourne au ralenti, quasi vide, faute de moyens.

 

Votre regard panoramique sur la Grèce risque d’être bientôt se devoir s’élargir sur d’autres pays.


Je n’avais pas lors de mes premiers tournages prévu de parler de l’importance du capitalisme financiarisé, pas plus que de l’Union Européenne. J’y ai été naturellement porté par mes investigations, mes interlocuteurs. Le film ouvre un débat sur l’Union Economique et Monétaire.

Des interviews fortes expliquent la nécessité d’une rupture avec la zone euro, d’autres expliquent qu’il faut être pragmatique et qu’il faut d’abord s’opposer à l’austérité et à une dette illégitime.

Je ne tranche pas, mais si on veut poser la question du changement de politique économique et sociale, et aussi de la démocratie, il faudra bien poser la question du pouvoir tout puissant de l’Europe actuelle. Le capitalisme financiarisé y est maître dans son organisation même, dans ses traités, l’influence de lobbies tout puissants.

 

Quel message adressez vous aux personnes qui regardent de loin la Grèce, subir des dégâts terribles mais présentés comme inévitables ? En quoi les Européens peuvent-ils, au-delà de la solidarité, être concernés ? Au-delà, comment les peuples européens pourraient-ils passer à la contre offensive ?


Toute la zone euro est concernée par la crise grecque. La Grèce est un laboratoire pour tester sur un petit pays (11 millions d’habitants) une politique effroyable au nom d’une dette artificiellement gonflée. Depuis le début des réformes, prétendues réponses à la crise, la dette a grimpé de 50 % et le chômage est passé de 10 à 28% ! Et ces politiques continuent.

Mais attention, cette crise de la dette est la même partout en Europe, zone la plus récessive du monde. La France, que je connais mieux, a une dette de 2000 milliards d’Euros de même nature que la dette grecque. Elle serait de moins de la moitié sans les intérêts excessifs aux banques et les cadeaux fiscaux. Le remboursement des seuls intérêts est un des tous premiers budget de l’Etat. Nos chers « confrères » journalistes des « grands médias » n’en parlent jamais…

Le rêve européen pourrait bien tourner au cauchemar. Les Grecs montrent la voie de la résistance. Des résistances isolées ne suffiront pas. La vraie question est de savoir si les peuples sauront s’unir pour une autre Europe, plus juste et démocratique, une Europe des citoyens.

Minisite du film : http://lesfilmsdumouvement.wordpress.com

 

Entretien réalisé par Alex Anfruns

Source : Publico.es

Philippe Menut, Alex Anfruns


Publié par : http://www.michelcollon.info

 

 

 

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 03:02

 

Logo du SakerVous voulez être la chienne de l’Oncle Sam ? Vous en paierez le prix !

 

Chers amis,


Je fais juste une courte pause, depuis ma vie dans le « monde réel », afin de commenter les nouvelles du jour, qui sont d’importance : la Russie lance un embargo total de 12 mois sur l’importation de bœuf, porc, fruits et légumes, volaille, poisson, fromage, lait et produits laitiers en provenance de l’Union européenne, des États-Unis, de l’Australie, du Canada et du Royaume de Norvège. La Russie met également en place une interdiction de son espace aérien aux compagnies aériennes européennes et américaines qui survolent la Russie pour se rendre en Asie orientale, à savoir, dans la Région Asie-Pacifique, et envisage de modifier ce que l’on appelle les points d’entrée et de sortie de l’espace aérien russe pour les vols réguliers et les charters européens. En outre, la Russie est prête à revoir les règles d’utilisation des routes transsibériennes, et mettra également fin aux discussions avec les autorités aériennes américaines sur l’utilisation des routes de Sibérie. Enfin, à partir de cet hiver, il se peut que nous révoquions les droits supplémentaires accordés par les autorités aériennes russes au-delà de ce que prévoyaient les accords précédents. C’est un développement tellement intéressant et important qu’il nécessite une analyse beaucoup plus subtile que le simple calcul brut de ce que cela pourrait coûter à l’Union Européenne ou aux États-Unis. Je ne vais pas tenter un tel calcul, mais je tiens en revanche à souligner les éléments suivants :


Tout d’abord, il s’agit d’une réponse typiquement russe. Il y a une règle de base que chaque enfant russe apprend à l’école, dans les combats de rue, dans l’armée ou ailleurs : ne jamais promettre et de ne jamais menacer ; agir et c’est tout. Contrairement aux politiciens occidentaux qui ont passé des mois à brandir des menaces de sanctions, les Russes se sont contentés de dire, de manière plutôt vague, qu’ils se réservaient le droit de répondre. Et puis, BANG!, cet embargo étendu et ambitieux qui, contrairement aux sanctions occidentales, aura un impact majeur sur l’Occident, mais bien davantage encore sur la Russie (plus à ce sujet dans un instant). Cette technique du « pas de mots, seulement de l’action » est conçue pour maximiser la dissuasion d’éventuels actes hostiles : puisque les Russes se gardent d’expliciter les mesures de représailles qu’ils pourraient être amenés à prendre, Dieu seul sait ce qu’ils feront ensuite ! :-) Pour couronner le tout, et augmenter le sentiment d’insécurité ainsi suscité, les Russes ont seulement fait savoir que c’était là les mesures dont ils avaient convenu, mais ils n’ont précisé ni quand elles seraient introduites, ni si c’était partiellement ou totalement, ni contre qui. Ils ont également fortement laissé entendre que d’autres mesures étaient à l’étude, c’est-à-dire dans les tuyaux.


Deuxièmement, les sanctions sont merveilleusement ciblées. Les Européens ont agi comme des prostituées sans colonne vertébrale et sans cervelle dans toute cette affaire : ils ont été opposés à des sanctions contre la Russie dès le premier jour, mais ils n’ont pas eu le courage de le dire à l’oncle Sam, de sorte qu’à chaque fois ils ont fini par céder. Le message russe à la communauté européenne est simple : vous voulez être la chienne [NdT : ou la pute] de l’Oncle Sam ? Vous en paierez le prix ! Cet embargo va particulièrement mettre à mal l’Europe du Sud (Espagne, France, Italie, Grèce), dont la production agricole va souffrir grandement. Ces pays se trouvent également être les plus faibles de l’Union Européenne. En les frappant, la Russie va susciter le maximum de frictions – même si dans une certaine mesure, les frictions sont inévitables – à l’intérieur de l’Union Européenne sur la question des sanctions contre la Russie.


Troisièmement, non seulement les transporteurs de l’Union Européenne seront désormais handicapés par des coûts et un temps de vol bien plus élevés sur le très important itinéraire Europe-Asie, mais il n’en sera pas de même des transporteurs asiatiques, ce qui confèrera à ces derniers un double avantage concurrentiel. Comment est-ce une façon de récompenser un côté tout en frappant l’autre ? L’Union Européenne a mis une compagnie aérienne russe en difficulté pour ses vols à destination de la Crimée (Dobrolet) et à cause de cela, c’est toute la communauté des compagnies aériennes de l’Union qui pourrait se trouver face à un énorme désavantage vis-à-vis de ses homologues asiatiques.


Quatrièmement, la Russie a utilisé ces sanctions pour faire quelque chose de vital pour l’économie russe. Je m’explique : après l’effondrement de l’URSS, l’agriculture russe était en plein désarroi, et le bonhomme Eltsine n’a fait qu’empirer les choses. Les agriculteurs russes ne pouvaient tout simplement pas rivaliser avec les grosses entreprises du secteur agro-industriel avancé de l’Ouest, qui ont bénéficié d’énormes économies d’échelle, d’une recherche coûteuse et de haute technologie en matière de produits chimiques et biologiques, qui avaient une chaîne complète de production (souvent au sein de grandes exploitations) et une capacité de commercialisation d’une qualité supérieure. Le secteur agricole russe, lui, souffrait gravement, désespérément, d’un manque de barrières douanières et d’une absence de tarifs qui lui eussent permis d’être protégé des géants capitalistes occidentaux ; au lieu de cela, la Russie s’est astreinte volontairement à respecter les termes de l’OMC et finalement en est devenue membre. Aujourd’hui, la Russie utilise cet embargo total pour donner à l’agriculture russe un temps qui lui est absolument indispensable afin d’investir et de prendre une part beaucoup plus importante sur le marché russe. Gardez également à l’esprit que les produits russes sont sans OGM, et qu’ils ont beaucoup moins de conservateurs, d’antibiotiques, de colorants, d’exhausteurs de goût ou encore de pesticides. Comme de surcroit ils sont locaux, ils n’ont pas besoin, pour être mis sur le marché, d’utiliser le type de techniques de réfrigération/conservation qui font généralement que les produits ont un goût de carton. En d’autres termes, les produits agricoles russes ont bien meilleur goût, même si cela ne suffit pas pour être compétitifs. Cet embargo leur donne maintenant un puissant élan pour investir, se développer et conquérir des parts de marché.


Cinquièmement, il y a 100 pays qui n’ont pas voté avec les États-Unis sur la Crimée. Les Russes ont déjà annoncé que ce sont les pays avec lesquels la Russie négociera pour leur fournir les produits qu’ils ne peuvent pas produire localement. Une belle récompense pour avoir tenu tête à l’Oncle Sam.


Sixièmement, petit mais savoureux : avez-vous remarqué que les sanctions adoptées par l’Union Européenne ont été mises en place pour trois mois seulement, et qu’« elles doivent être réexaminées » plus tard ? En introduisant un embargo de 12 mois, la Russie envoie également un message clair : qui, pensez-vous, va bénéficier de ce gâchis ?


Septièmement, il est simplement faux de calculer que le pays X de l’Union Européenne exportait Y millions de dollars en Russie et d’en conclure que l’embargo russe va donc coûter Y millions de dollars au pays en question. Pourquoi est-ce une erreur ? Parce que la non-vente de ces produits va entraîner la création d’un surplus qui, à son tour, va nuire à la demande ou, si la production est réduite, affectera les coûts de production (économies d’échelle). En revanche, pour un pays hypothétique Z non-membre de l’Union Européenne, un contrat avec la Russie pourrait signifier assez d’argent pour investir, moderniser et devenir plus compétitif, non seulement en Russie, mais sur le marché mondial, y compris dans l’Union Européenne.


Huitièmement, les pays baltes ont joué un rôle particulièrement agressif dans l’ensemble de l’affaire ukrainienne, et maintenant certaines de leurs industries les plus rentables (comme la pêche), qui étaient à 90 % dépendante de la Russie, devront fermer. Ces pays sont déjà en désordre, mais maintenant, ils vont aller encore plus mal. Encore une fois, le message qui leur est adressé est simple : vous voulez être la chienne de l’Oncle Sam ? Payez-en le prix !


Neuvièmement, et c’est ce qui est vraiment important, ce qui se passe est un découplage progressif de la Russie d’avec les économies occidentales. L’Occident a rompu une partie des liens militaires, aérospatiaux et financiers, la Russie a rompu les liens monétaires, agricoles et industriels. Gardez à l’esprit que le marché US/UE est en train de couler, touché par des problèmes systémiques profonds et d’énormes difficultés sociales. En un sens, la comparaison parfaite est celle du Titanic, dont l’orchestre continuait à jouer de la musique tandis que les choses suivaient leur cours. Et bien, la Russie est comme un passager à qui l’on aurait dit que les autorités du Titanic avaient décidé de le débarquer à la prochaine escale. Bon, ma foi, c’est vraiment dommage, n’est-ce pas ?


clock«horloge» par Josetxo Ezcurra

 

Dernier point, mais certainement pas le moindre, cette guerre du commerce, combinée avec la russophobie hystérique de l’Occident, réalise en faveur de Poutine une meilleure campagne de relations publiques que tout ce dont le Kremlin aurait pu rêver. Il suffit à ses préposés aux relations publiques de dire la vérité à la population russe : « nous avons fait les choses comme il fallait, nous avons joué exactement selon le manuel, nous avons fait tout notre possible pour désamorcer cette crise et tout ce que nous demandions, c’était : s’il vous plait, ne permettez pas le génocide de notre peuple en Novorossia ; et quelle a été la réponse de l’Occident à cela ? cette campagne de haine démentielle, des sanctions contre nous et un soutien inconditionnel aux nazis génocidaires de Kiev ». De plus, étant quelqu’un qui suit attentivement les médias russes, je peux vous dire que ce qui se passe aujourd’hui ressemble beaucoup, pour paraphraser Clausewitz, à la « poursuite de la Seconde Guerre mondiale, mais par d’autres moyens » ; ou en d’autres termes, à une lutte jusqu’à la fin entre deux régimes, deux civilisations, qui ne peuvent coexister sur la même planète et qui sont bloquées dans une lutte à mort. Dans ces conditions, vous pouvez vous attendre à ce que le peuple russe n’en soutienne Poutine que davantage encore.


En d’autres termes, dans un geste typique de judo, Poutine a utilisé à son avantage, et dans tous les domaines, l’élan pris par l’Occident dans sa campagne de dénigrement de la Russie et de dénigrement anti-Poutine : la Russie va en bénéficier économiquement et politiquement. Loin d’être menacé par une sorte de « Maidan nationaliste » cet hiver, le régime de Poutine sort renforcé par sa gestion de la crise (ses sondages sont plus élevés que jamais).


Oui, bien sûr, les États-Unis ont montré qu’ils disposent d’un très large éventail de possibilités pour nuire à la Russie, en particulier grâce à un système de tribunaux (aux États-Unis et dans l’Union Européenne) qui est aussi subordonné à l’état profond des États-Unis que les tribunaux de la République populaire démocratique de Corée le sont à leur propre « Cher Leader » de Pyongyang. Et la perte totale du marché ukrainien (pour les importations et les exportations) affaiblira également la Russie. Temporairement. Mais à long terme, cette situation est extrêmement avantageuse pour la Russie.


Dans l’intervalle, le Maidan brûle à nouveau, Andriy Parubiy a démissionné, les Ukies pilonnent les hôpitaux et les églises de Novorossia. Qu’y a-t-il de neuf ?


Quant à l’Europe, elle est en état de choc et furieuse. Franchement, ma propre Schadenfreude [NdT : jubilation] ne connaît pas de limites, ce matin. Que ces non-entités arrogantes que sont Van Rompuy, Catherine Ashton, Angela Merkel ou José Manuel Barroso se débrouillent avec la tempête de m*** que leur bêtise et leur veulerie ont créé.


Aux Etats-Unis, Jen Psaki a l’air persuadée que la région d’Astrakhan est à la frontière ukrainienne, tandis que le ministère de la Défense russe envisage « d’ouvrir des comptes spéciaux sur les réseaux sociaux et les ressources d’hébergement vidéo afin que le Département d’Etat américain et le Pentagone soient en mesure de recevoir des informations impartiales sur les actions de l’armée russe ».


Est-ce que tout cela sera suffisant pour suggérer aux dirigeants de l’Union Européenne qu’ils ont misé sur le mauvais cheval ?

 

http://www.vineyardsaker.fr/2014/08/08/voulez-etre-chienne-loncle-sam-en-paierez-prix/

 

Le Saker

 

Source : http://vineyardsaker.blogspot.fr/2014/08/you-wanna-be-uncle-sams-bitch-pay-price.html

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 01:48

 

 

 

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 01:47

 

 

 

 

 

 

 

L'union européenne, c'est la guerre avec l'OTAN

 

Ajoutée le 14 mai 2014

Clip l'Union européenne

c'est également l'OTAN et le traité transatlantique.

 
https://www.facebook.com/upr.regischa...



Régis Chamagne, ancien colonel de l'armée de l'air, chevalier de la Légion d'honneur, officier de l'Ordre national du Mérite et titulaire de la médaille de l'Aéronautique. Il est l'auteur du seul ouvrage de stratégie aérienne en langue française, « L'art de la guerre aérienne » Un livre qui a été couronné par l'Académie des Sciences Morales et Politiques. Régis Chamagne est également responsable national de l'UPR pour les questions de Défense.

 

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UPR

Parti de rassemblement, de la Droite à la Gauche, hors extrêmes, pour une libération nationale et la démocratie

 

L'UPR EST LE MOUVEMENT DE LIBÉRATION NATIONALE qui rassemble tous les Français afin de faire sortir juridiquement la France de l'euro, de l'Union européenne, et de l'OTAN.
Biographie
Étroitement inspiré du Conseil National de la Résistance de 1944, notre Programme de Libération nationale attire des Français de toutes les origines, convictions religieuses et opinions politiques. Il leur propose en effet de sortir de l'UE et de l'OTAN pour rétablir la démocratie, les services publics et la justice sociale et le message universel de la France auxquels ils sont légitimement attachés.

François Asselineau - Union Populaire Républicaine - Paris ...


UPR - Le Blog de François Asselineau


 

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 02:20

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Un traité peut en cacher un autre : après le TTIP, TISA / ASC ! UE EP2014 [MAJ 05/05/14] + PAYS PARTICIPANTS AUX NÉGOCIATIONS !

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Des négociations sur la libéralisation des services ont repris lundi à Genève entre 50 pays, dont la Suisse. Plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) ont dénoncé le secret de ces tractations qui se déroulent en marge de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Des membres du Syndicat des services publics (SSP), de l’Internationale des services publics (ISP) et d’autres organisations comme Attac, Uniterre, SolidaritéS ont manifesté devant la mission d’Australie dans le cadre d’une journée d’action internationale pour protester contre l’Accord en gestation sur le commerce des services (ACS, TISA en anglais). Les négociations ont été entamées en février 2012 et devraient être terminées en 2015.

   

 

« Ces négociations se déroulent dans le plus grand secret au mépris des droits démocratiques et en dehors des règles de l’OMC », a déclaré devant la Mission d’Australie Rosa Pavanelli, secrétaire générale de l’Internationale des services publics (ISP), qui représente 20 millions de travailleurs.



« Stop aux nouveaux traités négociés dans notre dos », « Non au sabordage du service public. Stop TISA », affirmaient des pancartes brandies par une cinquantaine de manifestants.


 

Ouverture à la concurrence



Une lettre de protestation a été signée par 350 organisations de 115 pays. Dans un rapport publié lundi, l’Internationale des services publics dénonce la volonté d’ouvrir à la concurrence internationale de nombreux services.

 


Selon ce document, l’ACS instaurerait un environnement plus favorable à la privatisation des services publics et entraverait la capacité des gouvernements à remunicipaliser les services publics ou à en créer de nouveaux. L’accord limiterait aussi la capacité des gouvernements à légiférer dans des domaines tels que la sécurité des travailleurs, l’environnement, la protection du consommateur et les obligations de service universel. (…)

 


« Ce qui est terriblement inquiétant, c’est que l’ACS est négocié en dehors du cadre commercial multilatéral par les pays les plus favorables à la libéralisation, qui ne cachent pas leur volonté d’entraîner le reste du monde dans cet accord, une fois ce dernier finalisé », a affirmé Rosa Pavanelli.


 

Offre initiale de la Suisse

 


Au cours de la 13e ronde de négociation, à Genève du 4 au 8 novembre dernier, les participants ont convenu que le texte de l’accord était suffisamment mûr et qu’il était possible de procéder à un échange d’offres initiales. La Suisse a soumis son offre initiale le 30 janvier dernier. Elle est publiée sur le site du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO).



Les participants aux négociations se sont accordés sur une approche de listes d’engagements « hybride », selon laquelle les obligations (traitement de la nation la plus favorisée, accès aux marchés, traitement national) sont prises de manière à la fois positive et négative.



L’idée d’un accord sur le commerce des services a été lancée par les Etats-Unis et proposé à un groupe de membres de l’OMC, le groupe dit « Really Good Friends », à la suite de l’impasse des négociations du cycle de Doha. Depuis février 2012, le groupe se réunit de manière régulière à Genève sous la conduite conjointe des Etats-Unis et de l’Australie.


 

Article entier : www.bilan.ch

 

OMC, TiSA, APT… un traité peut en cacher un autre !

 

Le 3 décembre 2013 la l’Organisation mondiale du commerce (OMC) se réunit à Bali. Les prétentions exorbitantes des multinationales, ont bloqué les négociations depuis une douzaine d’années, d’où le recours à ces négociations parallèles et secrètes pour imposer un fait accompli :

 

 


L’Accord sur le Commerce des Services (TiSA) actuellement négocié à Genève entre 27 pays dont les Etats-Unis, l’EU et la Suisse, imposerait la dérégulation de tous les services (notamment financiers!) et la privatisation des services publics. En effet, les Etats devraient subventionner autant les écoles et les hôpitaux privés que ceux du public, au nom d’une soi-disant «neutralité concurrentielle» ! Nos impôts financeraient leurs bénéfices !



L’Accord de Partenariat Transatlantique (APT) entre l’Amérique du Nord et l’EU (et qui s’imposerait à la Suisse via les bilatérales) attaquerait la souveraineté des Etats et des citoyens dans tous les domaines, notamment l’agriculture et l’alimentation.


 

Ceux-ci ne pourraient plus interdire les OGM (ni même les étiqueter!) ou les additifs alimentaires toxiques, ni garantir la protection des données sur Internet, ni réglementer la finance. Même une municipalité n’aurait plus le droit de choisir le type d’aliments pour ses cantines scolaires, car les Etats devraient veiller à la « mise en conformité de leurs lois, de leurs règlements et de leurs procédures » avec le traité.



Sous couvert de stimuler une économie en crise, il s’agit en réalité d’éliminer toute règle pouvant …et de livrer au capital financier des biens communs fruits de tant de luttes et sacrifices. Il s’agit des immenses «marchés» mondiaux des services publics, tels que la santé ($6460 milliards) ou l’éducation ($2500 milliards).



Une fois adoptés, ces traités seraient imperméables aux alternances politiques et aux mobilisations populaires, car ils ne pourraient être amendés qu’avec le consentement unanime des pays signataires. C’est la souveraineté populaire, le principe même d’un contrôle du politique (et des tribunaux) sur l’économie et la société qui et en jeu.



On comprend alors le secret qui entoure ces négociations. Alors que des centaines de multinationales y participent, rien ne doit fi ltrer aux journalistes et citoyens. Ils seront informés lorsqu’il sera trop tard.


Premiers signataires : Syndicat des services publics SSP-vpod · Syndicat Interprofessionnel SIT · ATTAC Genève, Vaud, France · Coordination Climat et Justice sociale · Forum social lémanique · Presencia Latinoamericana · Mouvement Vers la Révolution Citoyenne · Gauche Anticapitaliste · solidaritéS · CETIM · Uniterre…

Source : stop-tisa.ch

 

http://openews.eu/un-traite-peut-en-cacher-un-autre-apres-le-ttip-tisa-asc/

 

 

 

Voir aussi :


Faut-il avoir peur de l'accord de libre-échange transatlantique ? Un article du" Point".
Bonjour. Le TAFTA vu par le journal « Le Point ». Intéressant à plus d’un titre en particulier dans les commentaires. Lucien Pons. Faut-il avoir peur de l'accord de libre-échange transatlantique ? ...

 

 

 

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http://www.agirpourlenvironnement.org/blog/appel-%C2%A0stop-tafta-le-grand-marche-transatlantique-ne-se-fera-pas-%C2%A0-3737.

 

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(Du Parlement au Club de Bilderberg des plus puissants)

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Nous vivons chaque jour un peu plus le remplacement de notre République une et indivisible qui n’a de raison d’être que dans l’universel, par une démocratie de second rang sur le modèle anglo-saxon. L’anglais remplace de plus en plus le français, cette langue imposée peu à peu comme naturelle efface notre histoire, notre modèle, notre République.


Défendre ces principes universels qui façonnent notre vivre ensemble, avec ses droits et ses devoirs devient de plus en plus difficile aujourd’hui, voire de plus en plus périlleux. Sous prétexte de modernisme on dépossède le peuple de son histoire, de son identité républicaine, de son passé. Le consommateur remplace peu à peu le citoyen.


« La république est la démocratie plus. Plus précieuse et plus précaire. Plus ingrate, plus gratifiante. La république, c’est la liberté, plus la raison. L’État de droit, plus la justice. La tolérance, plus la volonté. La démocratie, dirons-nous, c’est ce qui reste d’une république quand on éteint les Lumières ».


Vous avez là un extrait du texte de Régis Debray sur ce sujet. Le brillant essai de cet intellectuel permet de mesurer les enjeux de notre temps. Le temps presse, tout semble concourir à pousser hors de l’histoire notre République issue des Lumières. Les lois du marché ne peuvent tolérer plus longtemps cette idée de l’humanité qui lui fait ombrage. Tout ce qui semblait être hier un héritage commun devient ringard et dépassé aujourd’hui. L’offensive est partout, jusque dans la conception du combat politique. La nation française doit se diluer et disparaître dans le temple du marché libre et non faussé qu’est l’Union Européenne. Même la gauche républicaine et patriote qui a porté les avancées sociales en arrachant des droits pour les travailleurs au prix des combats antérieurs, (La Révolution française, la Commune de Paris, le Front Populaire, La résistance, la Libération, etc…, pour ne citer que les plus grands), est maintenant violemment attaquée par ceux-là même qui devraient la défendre. Ce n’est pas le moindre des paradoxes, et pourtant…   La laïcité, la transmission des savoirs pour former les citoyens, la souveraineté nationale, la Marseillaise : ce chant révolutionnaire célébré partout dans le monde par les progressistes sauf chez nous, le drapeau français que tous les Résistants dans les années noires portaient dans les batailles de la Libération du territoire national (certains portaient en même temps le drapeau rouge), tous ces symboles essentiels, tout cet héritage est abandonné au seul Front National qui n’en demandait pas tant.


Pour beaucoup à gauche et particulièrement dans les milieux progressistes de la gauche de la gauche, parler de nation , de France devient synonyme de : partisans de l’extrême droite, de sous-marins du fascisme, de l’antisémitisme et du nazisme. Le terme réducteur « rouge-brun » lancé comme anathème remplace l’analyse et la raison.


Cette forme de mépris pour la souffrance du peuple donne les résultats que l’on sait : la montée du Front-National dans les bastions populaire. Il est peut-être temps de soumettre ces sujets au crible de la raison et de la pensée critique avant que ne disparaisse notre modèle social et notre République.

Après les quelques extraits ci-dessous vous pourrez accéder au texte complet publié sur le blog d’Olivier Berruyer.

 


 

Lucien PONS

 

Président de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR ».  


[…]


Opposer la république à la démocratie, c’est la tuer. Et réduire la république à la démocratie, qui porte en elle l’anéantissement de la chose publique, c’est aussi la tuer. Comment les démêler, s’ils sont indissociables ? Selon quels critères idéaux ? Tout gouvernement, pour borné que soit son horizon, repose sur une idée de l’homme. Même s’il ne le sait pas, le gouvernement républicain définit l’homme comme un animal par essence raisonnable, né pour bien juger et délibérer de concert avec ses congénères. Libre est celui qui accède à la possession de soi, dans l’accord de l’acte et de la parole. Le gouvernement démocratique tient que l’homme est un animal par essence productif, né pour fabriquer et échanger. Libre est celui qui possède des biens —entrepreneur ou propriétaire. Ici donc, la politique aura le pas sur l’économie ; et là, l’économie gouvernera la politique. Les meilleurs en république vont au prétoire et au forum ; les meilleurs en démocratie font des affaires. Le prestige que donne ici le service du bien commun, ou la fonction publique, c’est la réussite privée qui l’assure là.

[…]


Nous payons tous à présent, par une indéniable confusion mentale, la confusion intellectuelle entre l’idée de république issue de la Révolution française, et l’idée de démocratie, telle que la modèle l’histoire anglo-saxonne. On les croit synonymes, et chacun de prendre un terme pour un autre. Pourquoi les distinguer ? La société libérale et consumériste n’est qu’une figure parmi d’autres de la démocratie, mais si dominante et communicative qu’on la croit obligatoire, y compris dans les pays où la démocratie a pris d’autres visages.

[…]


Une République française qui ne serait pas d’abord une démocratie serait intolérable. Une République française qui ne serait plus qu’une démocratie comme les autres serait insignifiante.

 

Régis Debray

Le Nouvel Observateur, 30 novembre-6 décembre 1995 / pp. 115-121

L’article entier est ici

 

 

UPR-UE-escroque.jpg

 

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