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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 23:41

 

En principe, lundi soir je publierai mon analyse sur l'Affaire Jouyet. Elle changera de tout ce qu'on lit ! (eva)

 

16 novembre 2014

Par

Deux mensonges d’Etats défraient la chronique et méritent que l’on s’y arrête. L’affaire « Fillon-Jouyet », qui est avant tout une « affaire Jouyet », et les circonstances ayant accompagnées la mort de Remi Fraisse, lors de la manifestation contre le projet de barrage à Sievens. Ces mensonges sont très révélateurs de la décomposition de notre classe politique, n’en déplaisent à certains. Il faut donc revenir sur ces mensonges, pour montrer en quoi ils sont révélateurs d’une pathologie du pouvoir politique actuel.

Un barrage contre la vérité.

En premier lieu, il y a les circonstances qui ont donc accompagné la mort de Rémi Fraisse. C’est le mensonge le plus dramatique, mais pas nécessairement le plus grave. La révélation, par des sources journalistiques, mais qui n’ont pas été démenties par le Ministère de l’Intérieur ni par le Ministère de la Défense, des communications entre gendarmes la nuit ou Rémi Fraisse perdit la vie sur le site du barrage de Sievens montrent que les gendarmes ont très rapidement su ce qui s’était passé. Mais, cette vérité fut cachée à la famille et aux français pendant 48h. C’est un acte d’une extrême gravité. Nul ne doute que les gendarmes n’avaient nullement l’intention de donner la mort, ni que la manifestation avait pu prendre un tour extrêmement violent (on voit dans l’une des vidéo un groupe de gendarme arrosé des flammes d’un cocktail Molotov). L’usage de grenades offensives a été décidé par la hiérarchie, et ce sont les services du Préfet qu’il faut interroger à leur sujet. On peut penser que le niveau de violence a été excessif et disproportionné. Mais, l’essentiel est qu’une fois l’accident mortel survenu, les services de l’Etat on délibérément caché la vérité alors qu’ils en avaient connaissance ce qui met en cause tant la préfecture que les plus hautes instances du Ministère de l’Intérieur. Au problème du barrage à construire est venu s’ajouter le scandale d’un barrage établi pour cacher la vérité. Le retard dans la divulgation des faits ouvre la porte à toutes les théories du complot possibles et imaginables. Quand M. Bernard Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur, décide que les grenades offensives seront dorénavant exclues il pense calmer l’émotion provoquée par ce drame. Mais, il répond à une autre question que celle qui est en réalité posée. Qui a donné l’ordre de se taire pendant 48h ? Qui a pris la décision d’un mensonge par omission s’il s’avère que les gendarmes ont su rapidement quelle était la cause du décès de Remi Fraisse ? Le mensonge d’Etat est là.

Par ailleurs, ce drame met en lumière un fait que l’on a tendance à ignorer. La vérité est que les gendarmes agissent sur ordre de l’autorité civile. Ce sont ces ordres qu’il nous faut donc connaître, et non pas la responsabilité « personnelle » de tel ou tel gendarme. Les gendarmes ont-ils reçu des ordres particuliers de fermeté en raison de l’engagement à une très large majorité du Conseil général du Tarn, ou le PS est d’ailleurs majoritaire, en faveur du barrage ? Il y a, ici aussi, un mensonge d’Etat.

Scandale à l’Elysées.

Mais, l’affaire Jouyet est encore plus emblématique et, pour être moins dramatique, elle n’en est que plus révélatrice. Rappelons les faits : Jean-Pierre Jouyet, ci-devant secrétaire général de la Présidence de la République, poste important s’il en est, tient devant des journalistes, des propos accusateurs quant au comportement qu’aurait eu François Fillon lors d’un déjeuner avec lui. Il ne fournit aucune preuve de ce qu’il avance, mais néanmoins il répète ces accusations alors qu’il est enregistré, et qu’il a connaissance de ce fait. Les journalistes s’empressent de mettre les « révélations » de Jouyet dans un livre sans chercher le moins du monde à les vérifier. Ceci en dit long sur l’éthique d’une presse où le scandale, ou le « buzz », l’emporte sur l’information. Mais, à leur décharge il semble bien que Jouyet ait été très explicite. Ce dernier ne pouvait ignorer les pratiques des journalistes. Il savait que les accusations qu’il avait proférées seraient rapidement mises à la connaissance du Public. On n’entrera pas dans le détail de manœuvre politicienne de bas étage que contiennent ces accusations. L’essentiel ici est qu’un haut fonctionnaire, occupant un poste au plus haut niveau, ait pu se livre à ces manœuvres, puis mentir en déniant avoir tenu les propos qui furent les siens. Devant l’évidence, et l’existence de l’enregistrement, il a dû tardivement reconnaître la vérité. Il est clair qu’il ne peut continuer à exercer ses responsabilités. Que le Président de la République, qui est son ami de longue date, cherche à le protéger est une ultime preuve que François Hollande n’a pas compris les attitudes que l’on attend d’un Président de la République. Un menteur, pris la main dans le sac, se trouve à l’Elysées, et le Président s’en accommode. C’est effectivement un stade inouï du mensonge d’Etat.

Mais le plus grave est à venir. François Fillon, mis en cause par les propos de Jouyet, a porté plainte. Il obtiendra certainement de la justice la saisie et la communication de l’enregistrement où il est mis en cause. Un procès en diffamation se déroulera et Monsieur Jouyet ne détenant aucune preuve de ce qu’il a affirmé, que cela soit faux ou vrai, sera alors probablement condamné. Que fera la Président ? Quelle échappatoire cherchera-t-il alors ? Cette affaire aurait pu être réglée très vite, par la démission de Jean-Pierre Jouyet. Elle menace, au contraire, de se transformer, mutatis mutandis, en un Watergate à la française. Car, n’en doutons pas, certains voudront voir dans l’obstination de François Hollande à vouloir garder auprès de lui Jouyet, la preuve que cette manipulation avait été concoctée au plus haut niveau du pouvoir.

Le cardinal et le petit homme.

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Ces mensonges d’Etat jettent une lumière bien particulière sur l’exercice du pouvoir par quelqu’un qui prétendait ramener de la « normalité » dans ce dernier. Nous savons tous que l’on n’exerce pas les plus hautes responsabilités impunément, et qu’il y a, dans tout système démocratique, une part d’ombre qui subsiste. Encore faut-il que cette part d’ombre corresponde au bien de l’Etat. Dans Les Trois Mousquetaires, Alexandre Dumas écrit une scène dramatique ou la Cardinal de Richelieu fait face à Milady de Winter, qui part assassiner le Duc de Buckingham, et finit par lui signer ce blanc-seing :  « Ce qui a été fait par le porteur l’a été pour le bien de l’Etat ». Mais, qui peut prétendre que dans la mort de Remy Fraisse ou dans le scandale Jouyet, il soit question du « bien de l’Etat » ? Le mensonge d’Etat ne couvre plus que des arrangements personnels, des combines locales, un clientélisme qui s’affiche en tant que tel. Et c’est en cela qu’il révèle une profonde décomposition du pouvoir.


Publié par : http://russeurope.hypotheses.org

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 22:55

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La Bolivie et Cuba s’unissent contre la mafia de l’industrie pharmaceutique !

mardi 11 novembre 2014
par  RG


Le président Evo Morales et son homologue de Cuba, Raúl Castro, se sont donc mis d’accord pour fabriquer des médicaments dans la nation andine et cesser de dépendre des monopoles pharmaceutiques.

 

La Bolivie importe 70 % des médicaments consommés dans le pays, pour un montant approximatif de 56,4 millions de dollars.

 

« Faire un pas important vers l’intégration commerciale et industrielle ».

Le président Evo Morales et son homologue de Cuba, Raúl Castro, se sont donc mis d’accord pour fabriquer des médicaments dans la nation andine et cesser de dépendre des monopoles pharmaceutiques. La Bolivie importe 70 % des médicaments consommés dans le pays, pour un montant approximatif de 56,4 millions de dollars.

Le président Evo Morales a déclaré s’être mis d’accord avec son homologue Raúl Castro pour que la Bolivie et Cuba fabriquent conjointement des médicaments afin d’éviter une dépendance des multinationales.

« Nous avons conclu qu’ensemble, la Bolivie et Cuba, nous allons fabriquer des médicaments en Bolivie, nous allons fabriquer nos médicaments », a affirmé le président bolivien dans une apparition publique, révélant les détails de son entretien avec Castro ce jeudi à La Havane.

Morales, qui avait assisté un jour avant à l’investiture du nouveau président du Costa Rica, s’est ensuite rendu sur l’île pour rencontrer son homologue avec lequel il partage « quantité d’opinions politiques et idéologiques ».

« Nous ne pouvons pas continuer à importer des médicaments, nous ne pouvons pas rester soumis aux multinationales qui fabriquent des médicaments », a déclaré Morales, affirmant que les deux présidents ont conclu un accord pour « faire un pas important vers l’intégration commerciale et industrielle ».

La Bolivie importe 70 % des médicaments consommés dans le pays, pour un montant approximatif de 56,4 millions de dollars, selon des données officielles.

Morales, qui a vanté les mérites du système de santé cubain, a expliqué que désormais, les ministres de la Santé des deux pays devront se réunir et travailler de concert pour progresser sur ce terrain. Le président a également ordonné à son ministère d’acheter des médicaments à l’île.

Pendant cette rencontre, les deux mandataires ont échangés leurs points de vue sur des sujets afférant à l’actualité internationale, en particulier à la préparation du prochain sommet du Groupe des 77, qui aura lieu en Bolivie en juin prochain. Ils ont également constaté l’excellent déroulement de leurs relations bilatérales et ont analysé les mesures à prendre pour continuer à les approfondir, rapporte l’Agence Bolivienne de Presse (ABI : Agencia Boliviana de Noticias).

Traduit de l’article de TeleSUR par Fabio Coelho de Ficientis pour Croah.fr

 

http://s147752339.onlinehome.fr/cubacoop/spip.php?article1838

 

 

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LE New York Times SOULIGNE QUE LE BLOCUS DE Cuba OPPOSE LES Etats-Unis AU MONDE

mardi 11 novembre 2014
par  RG

 

Cuba : LE New York Times SOULIGNE QUE LE BLOCUS DE Cuba OPPOSE LES Etats-Unis AU MONDE


Washington, 29 octobre (RHC/PL).- Un article du quotidien « The New York Times » indique que les États-Unis et Israël se sont retrouvés seuls contre le monde une nouvelle fois en ce qui concerne le blocus de Cuba.

Sous le titre « On Cuba Embargo, It’s the U.S. and Israel Against the World or « Again » (Concernant le blocus, les États-Unis et Israël contre le monde ou, « de nouveau »), le journaliste Ernesto Londoño a mis l’accent sur l’approbation à l’Assemblée Générale de l’ONU d’une résolution demandant la fin de ce siège économique, financier et commercial imposé à notre pays.

« Sur les 193 pays membres de l’ONU, 188 ont appuyé Cuba. Les trois abstentions -Iles Marshall, Micronésie et Palau- ne sont pas considérés comme des poids lourds en matière diplomatique » a signalé Ernesto Londoño dans l’éditorial que publie le New York Times.

« Seul Israël (le principal allié de Washington au Moyen Orient) s’est rangé du côté des États-Unis » a souligné l’éditorial en signalant qu’il vaut bien la peine d’accorder de l’attention à ce vote annuel car il a eu lieu au moment où la pression internationale grandit en faveur de la normalisation de relations avec Cuba.

« La Maison-Blanche est en train d’étudier quelles mesures elle pourrait être capable de prendre dans cette direction pendant le temps qui reste au président Obama à son poste » souligne l’éditorial.

Ernesto Londoño a critiqué la position d’un « ex ambassadeur des États-Unis peu connu, Ronald Godard qui, en représentation de son pays, a essayé de défendre la continuité d’une politique qui a survécu à 11 administrations tant républicaines que démocrates.

L’éditorial a mis l’accent sur le fait que Cuba a exprimé sa disposition au dialogue avec les États-Unis et il a cité des passages de l’intervention du ministre cubain des affaires étrangères, Bruno Rodríguez lorsqu’il a présenté la résolution cubaine à l’Assemblée Générale de l’ONU au sujet d’un futur rapprochement basé sur une relation respectueuse.

Le New York Times, qui a publié ces deux derniers jours deux éditoriaux sur la nécessité de lever le blocus et de recomposer les liens entre nos deux pays, a qualifié de draconienne la politique de Washington envers La Havane.

« C’est une ironie qu’une politique ayant pour but d’isoler Cuba a eu l’effet contraire et que ceux qui sont restés isolés sont les États-Unis » a souligné ce quotidien.

La veille, le New York Times avait publié un article signalant que l’Assemblée Générale de l’ONU a voté de façon écrasante, pour la 23e fois, pour condamner » un blocus qui dure depuis plus de 5 décennies et qui, de l’avis des experts, est le plus long de l’histoire.


EDITÉ PAR REYNALDO HENQUEN

 

http://s147752339.onlinehome.fr/cubacoop/spip.php?article1832

 

 

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 22:45

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À partir du 15 janvier, les concurrents du distributeur historique de gaz naturel pourront plus facilement démarcher les abonnés au tarif réglementé. Ces derniers ont un mois pour refuser que leurs données soient fournies.


 

Comme 7,2 millions de consommateurs, vous êtes abonné au gaz et vous bénéficiez du tarif réglementé proposé par GDF-Suez ? Vous avez reçu – ou devriez bientôt recevoir – un courrier dans lequel le fournisseur historique vous informe qu’il va transmettre vos données personnelles à ses concurrents.

Cette démarche lui est imposée par l’Autorité de la concurrence suite à une plainte de Direct Énergie. L’opérateur alternatif estime que GDF-Suez profite de sa position d’ancien détenteur du monopole de la distribution du gaz naturel pour « utiliser de manière abusive les fichiers de clientèle ».

Pour alléger la facture des consommateurs

GDF-Suez propose en effet à ses abonnés au tarif réglementé de basculer vers ses offres aux tarifs du marché. Un avantage concurrentiel que dénoncent les autres opérateurs. Constatant que l’immense majorité des clients restent chez GDF-Suez (alors qu’il existe des offres 10 % moins chères), l’Autorité de la concurrence a donné raison à Direct Énergie le 9 septembre dernier.

Il existe en effet « un risque fort de préemption du marché, interdisant toute diffusion des offres les plus compétitives, qui pourraient pourtant permettre d’alléger la facture des consommateurs et notamment des plus vulnérables », écrit l’Autorité, dont la décision a été confirmée le 31 octobre par la cour d’appel de Paris.

Nom, prénom, adresse et numéro de téléphone

Avant le 15 janvier prochain, GDF-Suez doit donc fournir toute une série d’informations à Direct Énergie, Eni, Lampiris et autres distributeurs de gaz : les noms et prénoms de ses clients, leurs adresses de facturation et de consommation, leurs numéros de téléphone fixe, leurs consommations annuelles…

Dès lors, ces opérateurs pourront démarcher les abonnés de GDF-Suez comme bon leur semble – par courrier, téléphone, ou même à domicile – pour leur proposer leurs offres. Et ils ne s’en priveront pas !

Un simple coupon à renvoyer pour garder sa tranquillité

Heureusement, vous avez la possibilité de refuser cette transmission de vos informations personnelles. Vous devez pour cela renvoyer dans les trente jours le coupon joint au courrier que vous aurez reçu de GDF-Suez. Une enveloppe prétimbrée permet de le faire gratuitement, conformément à ce que réclamaient les associations de consommateurs.

Exprimer ce refus d’être contacté, c’est la garantie de ne pas être importuné par les démarcheurs… ce qui ne doit pas vous empêcher de comparer les prix ! Ne vous privez pas de faire quelques économies sur vos factures en faisant jouer la concurrence.

 


Fabienne Loiseau


Publié par : http://www.60millions-mag.com/

 

 

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 01:03

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Verbalisation à distance : la nouvelle arme de taxation massive du gouvernement

02/10/2014

 

Le ministère de l'Intérieur étudie actuellement toute une série de nouvelles mesures de répression routière. Parmi elles, le développement du "PV à la volée" et la généralisation de la vidéo-verbalisation, deux méthodes qui risquent, si elles sont mises en œuvre, de faire exploser le nombre de PV et de retraits de points.


Crédit Frédéric Bisson


Imaginez la scène : vous sortez en retard d'une réunion. Vous garez votre voiture sur le bas-côté et à l'arrêt, moteur en marche, vous passez un coup de fil pour prévenir de votre retour tardif. Vous ne vous rendez compte de rien, mais au même moment, un gendarme en planque relève le numéro de votre plaque d'immatriculation et le note dans sa tablette électronique. Résultat : un PV à 135€ et 3 points de permis dans votre boîte aux lettres, quelques jours ou quelques semaines plus tard. 

PV à distance

Cette technique impitoyable, baptisée "PV à la volée", fonctionne pour tous les types d'infractions : un stop insuffisamment marqué au goût du policier… Au moindre faux pas, les forces de l'ordre peuvent vous verbaliser sans même vous avertir. Avec, à la clef, une déferlante de PV et de retraits de points…et une quasi-impossibilité de contester !


Actuellement, le nombre de PV électroniques est déjà en train d'exploser, avec un total prévu de 23 millions cette année. Alors imaginez la déferlante qui nous attend si le "PV à la volée" est mis en œuvre ! Le gouvernement a d'ailleurs annoncé la couleur : son objectif est de doubler, dans un 1er temps,le nombre de PV électroniques d'ici deux ans.


Cette méthode du "PV à la volée" fait partie de la liste des nouvelles mesures répressives préconisées dans un épais rapport commandé par le ministre de l'Intérieur, dont le contenu a "fuité" récemment dans la presse (notamment dans le quotidien "Le Parisien/Aujourd'hui en France")


Actuellement à l'étude, ces mesures ont de quoi faire froid dans le dos. D'autant que le gouvernement ne compte pas s'arrêter en si bon chemin, et souhaite aussi développer un système qui permet de vérifier la validité de votre assurance par le biais des radars, en recoupant différents fichiers.  Bienvenue au royaume de Big Brother !

Vidéo-verbalisation

Car il s'agit bel et bien d'une véritable "traque au conducteur" qui s'engage ! Parmi les autres mesures préconisées dans le rapport gouvernemental figure ainsi  la généralisation de la vidéo-verbalisation.


Le principe est simple : il s'agit tout simplement d'utiliser les caméras de vidéo-surveillance maintenant installées dans la plupart des villes voire des villages –oui, celles-là même qui devaient servir à arrêter les voyous, les cambrioleurs et les dealers de drogue !- pour dresser des PV aux conducteurs. Vous empruntez par erreur une voie de bus ? Vous mordez sur une ligne blanche pour éviter un cycliste ? Au-dessus de votre tête, une caméra de surveillance zoome sur votre plaque d'immatriculation. Et derrière, un fonctionnaire est déjà en train de dresser le PV…


Les plus inquiétant, c'est que ce procédé existe déjà : à Marseille, par exemple, les caméras qui avaient été installées avec la promesse de lutter contre la délinquance…sont maintenant utilisées pour verbaliser les conducteurs, avec déjà 27 000 PV par caméra !

 

Pour le gouvernement, l'objectif de ces nouvelles méthodes de verbalisation à distance est simple : comme les radars ont rapporté 100 millions d'euros de moins que prévu l'an dernier, il s'agit de dresser des PV en série, pour taxer au maximum les conducteurs !

 

Il est encore temps de dire stop à ces nouvelles mesures répressives ! Comme déjà plus de 200 000 Français, signez la pétition de la Ligue de Défense des Conducteurs en cliquant ici.

 


http://www.liguedesconducteurs.org/repression/verbalisation-a-distance-la-nouvelle-arme-de-taxation-massive-du-gouvernement

 

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 19:00

mardi 11 novembre 2014

OPINION :

L'empire perdu des USA

COMMENT COMMENCER UNE GUERRE ET PERDRE UN EMPIRE

PAR DMITRY ORLOV

25 octobre 2014
THE FRENCH SAKER
Préambule
Un article aussi long sur (ce que nous devons désormais appeler) le conflit américano-russe, signé par Dmitry Orlov, un délice.
Orlov est d’abord russe. Il a subi et couvert le désastre de l’effondrement des années 90, il est considéré comme un des papes du revivalisme, cet art de survivre allègrement, pour, par la suite, vivre avec beaucoup moins.
Plus précisément un Russe originaire de Leningrad [nom donné à Saint-Pétersbourg durant l’URSS]. Ces habitants de Leningrad, qui se sont serré les coudes durant un siège terrible. Ces habitants jardiniers dans leurs squares, mais aussi architectes prolétariens relevant les plans des palais tsaristes, avant qu’ils ne soient bombardés, afin de restituer, un jour, ce patrimoine à la Russie.

Le Gang de la clé à molette (The Monkey Wrench Gang), un roman de 1975 par Edward Abbey
Un Russe émigré en occident, du genre freak, ceux qui ont fait les beaux jours de l’image de l’Amérique vendue d’ici : les Hunter S. Thompson, les Edward Abbey, des renégats, les Jazzmen rejetés, le fameux Gang de la clef à molette.
Autant dire qu’Orlov est un communicant, qui nous fait mieux comprendre l’âme russe que d’aucuns pourraient trouver vieux jeu ou désuète, en écoutant certains caciques russes dans des émissions grand public de la télévision russe. Mais sans se départir de l’essentiel, la simplicité et la cohérence qui caractérisent les interventions de Poutine ou de Lavrov. L’auditeur occidental est toujours surpris de se sentir à nouveau concerné, impliqué. C’est l’occasion pour entamer une détoxification.
Entre un premier « Bouh ! » et un « Bouh ! » final (entre ses guillemets donc), c’est toute la situation vécue par les Russes qui défile, dans un sarcasme typiquement occidental, mais qui saura rester juste. Pour tous les Russes (mais « j’en suis » aussi), le comportement des Occidentaux est tellement absurde. C’est la longue liste de tous les coups tordus de ces deux dernières années qui sont passés en revue par Orlov, ceux-là mêmes qui ont réveillé l’âme russe.
Dès lors, les US ont beaucoup à perdre, historiquement beaucoup à craindre. Quelques phrases assassines vont faire hurler bien des Nuléo-con’s. Mais la France, le peuple français, pourrait y voir une opportunité de s’émanciper, de respirer et retrouver cette cohésion sociale avec laquelle nos aînés ont eux aussi fait des miracles (je pense au Conseil national de la Résistance).
Alors bien sûr, nous avons ici aussi nos élites séniles, nos Paneta, des Fabius, des Hollande, mais un consensus mafieux est en train de s’effriter, beaucoup de peuples ont une histoire forte et la Russie fait appel à eux au-delà des oligarques, avec des discours simples, clairs, positifs.
Désormais There Is An Alternative [il y a une alternative, TIIA, par opposition à TINA].
Cette TIAA n’est pas politique, elle n’est pas plus économique pour l’instant : c’est un capitalisme régulé à l’ancienne qui est envisagé. Les portes sont ouvertes : aux politiques, aux nouvelles économies, aux ingénieurs (les satellites du système Galileo lancés par des Soyouz ont été remis sur orbite, un repère donc).
C’est la Russie qui s’éveille. Avec la foi et la pugnacité de son peuple.
Le Saker francophone
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Comment commencer une guerre et perdre un empire

Il y a de cela un an et demi, j’ai écrit un essai sur la façon dont les États-Unis ont choisi de considérer la Russie, intitulé « L’image de l’ennemi ». À l’époque, je vivais en Russie, et, après avoir entendu la rhétorique américaine antirusse et la réaction russe, j’ai fait quelques observations qui semblaient importantes à l’époque. Il s’avère que j’ai réussi à repérer une tendance importante, mais, étant donné le rythme rapide de l’évolution depuis lors, ces observations sont maintenant obsolètes, donc voici une mise à jour.
La tentative de mainmise guerrière des USA sur le monde sous le prétexte de libérer les peuples et de promouvoir la démocratie
À cette époque, il n’y avait pas encore beaucoup d’enjeux. Il y avait beaucoup de bruit autour d’un gars nommé Magnitski, un avocat-escroc d’entreprise qui avait été appréhendé et était mort durant sa détention provisoire. Il était l’intermédiaire d’escrocs occidentaux bien pires et qui n’ont, bien sûr, jamais été appréhendés. Les Américains ont choisi de considérer cela comme une violation des droits de l’homme et ont répondu avec la dénommée loi Magnitski, qui était censée sanctionner certains individus russes qualifiés de violeurs des droits de l’homme. Les législateurs russes ont réagi avec le projet de loi Dima Yakovlev, nom d’un orphelin russe adopté par des Américains, qui l’ont laissé mourir, en l’abandonnant dans une voiture verrouillée pendant neuf heures. Cette loi dissuade les Américains tueurs d’orphelins d’adopter des orphelins russes. Tout cela est devenu un mélodrame un peu idiot.
Mais quel changement a pu se produire en un an et demi ? L’Ukraine, s’effondrant lentement au même rythme que durant les deux décades passées depuis son indépendance, est maintenant vraiment un État défunt, avec son économie en chute libre, une région disparue et deux autres en rébellion ouverte, la plus grande partie du pays terrorisé par des escadrons de la mort financés par les oligarques, et dirigé par quelques marionnettes désignées par les Américains et tremblant à l’idée de ce qui peut arriver. Les conflits larvés en Syrie et en Irak ont, depuis, éclaté en véritable guerre, avec de grandes parties de ces deux pays, désormais sous le contrôle du califat islamique, qui a été formé avec l’aide des États-Unis, avec des armes de fabrication américaine, via les Irakiens. La Libye post-Kadhafi semble tout à fait capable d’établir un califat islamique par ses propres moyens. Dans ce contexte d’échec patent de leur politique étrangère, les États-Unis ont récemment dû s’adapter, et ont accusé la Russie de poster des troupes aux portes de l’OTAN, comme si cela n’avait rien à voir avec le fait que l’OTAN s’était étendu à l’est, le long des frontières de la Russie. Sans surprise, les relations américano-russes ont maintenant atteint un point, où les Russes s’autorisent à émettre un avertissement sévère : de nouvelles tentatives de chantage occidentales pourraient entraîner une confrontation nucléaire.
Le comportement américain tout au long de cette succession d’échecs a été remarquablement stable, l’élément constant étant leur refus catégorique de faire face à la réalité, autant dans la forme que sur le fond. Tout comme avant, en Syrie, les Américains sont toujours à la recherche d’islamistes modérés pro-occidentaux, qui feront ce que les Américains veulent (renverser le gouvernement de Bachar al Assad), mais sauront s’arrêter, au moment de tuer tous les envahisseurs infidèles qui leur tombent sous la main. Le fait que des islamistes modérés pro-occidentaux ne semblent pas exister n’affecte en rien la stratégie américaine dans la région.
De même, en Ukraine, le fait que les lourds investissements américains dans la liberté et la démocratie ou une société ouverte, ou ce que vous voudrez, aient produit un gouvernement dominé par les fascistes et une guerre civile à l’est, selon les Américains, ne sont que de la propagande russe. Défiler sous la bannière de la division ukrainienne SS de Hitler et la reconnaissance des collaborateurs nazis comme des héros nationaux n’est tout simplement pas assez convaincant pour eux. Qu’est-ce que ces nazis doivent faire pour prouver qu’ils sont nazis ? Construire des fours et rôtir des Juifs ? Massacrer les gens en mettant le feu à un bâtiment, comme ils l’ont fait à Odessa, ou tirer dans le dos de civils désarmés et de les jeter dans des fosses communes, comme ils l’ont fait à Donetsk, ne semble pas suffire non plus. Le fait que de nombreuses personnes ont refusé d’être dirigées par des voyous nazis, et ont résisté avec succès, a conduit les Américains à les étiqueter comme des séparatistes pro-russes. Cela, à son tour, a été utilisé pour rendre responsable la Russie des troubles en Ukraine, et imposer des sanctions à la Russie. Les sanctions seront reconsidérées, si la Russie retirait ses troupes d’Ukraine. Le problème, c’est qu’il n’y a pas de troupes russes en Ukraine.
Notez que ce genre de comportement n’a rien de nouveau. Les Américains ont envahi l’Afghanistan parce que les talibans n’envisageaient d’expulser Oussama Ben Laden (qui était un agent de la CIA) que si les Américains produisaient des preuves l’impliquant dans l’attentat du 9/11, preuves qui n’existaient pas. Les Américains ont envahi l’Irak parce que Saddam Hussein ne renonçait pas à ses armes de destruction massive, qui n’existaient pas. Ils ont envahi la Libye parce que Mouammar Kadhafi n’abandonnait pas les positions officielles qu’il ne détenait pas. Ils étaient prêts à envahir la Syrie de Bachar al Assad, qui avait utilisé des armes chimiques contre son propre peuple – sans jamais l’avoir fait. Et maintenant, ils ont imposé des sanctions à la Russie, parce que la Russie a déstabilisé et envahi l’Ukraine, alors qu’elle n’en a rien fait non plus (les États-Unis l’ont fait.).
Les sanctions contre la Russie paraissent d’autant plus incompréhensibles, qu’elles ont un effet boomerang dans la mesure où elles font du mal à l’Ouest, tout en donnant au gouvernement russe l’élan nécessaire pour faire ce qu’il a toujours voulu faire. Les sanctions portant atteinte aux droits d’un certain nombre d’hommes d’affaires et de responsables russes, elles les incitent à rapidement retirer leur argent des banques occidentales, à sortir leurs enfants des écoles et des universités de l’Ouest, et à faire tout ce qu’ils peuvent pour démontrer qu’ils sont de bons Russes patriotiques et ne sont pas des laquais des Américains. Les sanctions qui affectent un certain nombre de compagnies russes dans le secteur de l’énergie, les coupant des ressources technologiques et des financements occidentaux, vont principalement nuire aux bénéfices des sociétés occidentales de l’énergie, tout en aidant leurs concurrentes chinoises. Il y avait même des menaces de couper la Russie du système bancaire SWIFT, ce qui aurait rendu difficile la tâche de transférer des fonds entre la Russie et l’Occident, mais ces menaces ont plutôt donné à la Russie l’impulsion nécessaire pour introduire son propre système dénommé RUSSWIFT, qui sera même ouvert à l’Iran, et de neutraliser les efforts américains pour imposer des restrictions financières.
Les sanctions ont été conçues pour causer des dommages économiques, mais les efforts occidentaux pour infliger des dommages économiques à court terme à la Russie sont défaillants. Couplé à une baisse significative du prix du pétrole, tout cela était censé faire du mal à la Russie sur le plan financier, mais, comme les sanctions ont fait chuter le cours du rouble, le résultat net sur les finances de la Russie est un véritable lifting. Les prix du pétrole sont plus faibles, mais, grâce en partie aux sanctions, il en est de même pour le cours du rouble, et, parce que les revenus du pétrole sont encore en grande partie libellés en dollars, les recettes fiscales de la Russie restent au même niveau qu’avant. Et puisque les compagnies pétrolières russes gagnent des dollars à l’étranger, les convertissant ensuite en rouble sur le marché intérieur, leur budget de production n’est pas affecté.
Les Russes ont également répondu en imposant des contre-sanctions, et ont pris des mesures rapides pour neutraliser l’effet des sanctions à leur encontre. La Russie a interdit l’importation de produits provenant de l’Union européenne, au grand dam des agriculteurs européens. Les plus touchés sont des membres de l’Union européenne particulièrement antirusses : les pays baltes, qui ont perdu rapidement une fraction importante de leur Produit intérieur brut, ainsi que la Pologne. Une exception est faite pour la Serbie, qui a refusé de se joindre aux sanctions. Ici, le message est simple : les amitiés qui ont duré plusieurs siècles prévalent ; ce que les Américains veulent n’est pas ce que les Américains auront ; et l’Union européenne est un simple bout de papier. Ainsi, les contre-sanctions créent des frictions entre les États-Unis et l’Union européenne, et, au sein de l’Union européenne, entre l’Europe de l’Est (où les sanctions causent le plus de difficultés) et l’Europe de l’Ouest. Et, plus important encore, elles évoquent un message simple : les États-Unis ne sont pas les amis de l’Europe.
Il y a autre chose qui va devenir plus important dans le long terme : la Russie a relevé le défi et se détourne de l’Ouest pour se rapprocher de l’Est. C’est assimilé à une défiance ouverte aux tentatives américaines de domination du monde, au travers des relations commerciales dans le monde entier, dont une grande partie est malade et fatiguée de rendre hommage à Washington. La Russie joue un rôle clé dans la mise sur pied d’un système bancaire international, qui contourne le dollar américain et la Réserve fédérale américaine. Dans ces efforts, le territoire et les populations de plus de la moitié du monde sont carrément du côté de la Russie et applaudissent. Ainsi, l’effort d’isoler la Russie a produit l’inverse du résultat prévu : il isole l’Ouest du reste du monde.
Dans d’autres secteurs, les sanctions sont aussi utiles. L’interdiction d’importation sur les denrées alimentaires de l’Union européenne est une aubaine pour l’agriculture nationale, qui répond à un point politique important : ne pas être nourri des mains de ceux qui vous mordent. La Russie est déjà l’un des plus grands exportateurs de céréales au monde, et il n’y a pas de raison qu’elle ne puisse atteindre une entière autosuffisance alimentaire. L’incitation à se réarmer face à la présence de l’OTAN aux frontières russes (il y a maintenant des troupes américaines stationnées en Estonie, à seulement quelques kilomètres de la deuxième plus grande ville de Russie, Saint-Pétersbourg) fournit le stimulus nécessaire à une reconversion industrielle. Cette série de dépenses militaires est prévue un peu plus intelligemment que durant l’époque soviétique, la conversion éventuelle [des innovations militaires, NDT] dans le domaine civil faisant partie du plan dès le début. Ainsi, avec les meilleurs chasseurs à réaction du monde, la Russie est susceptible de commencer à construire des avions civils pour l’exportation, qui viendront en concurrence directe avec Airbus et Boeing.
Mais ce n’est que le début. Les Russes semblent s’être enfin rendu compte à quel point le terrain de jeu a été étendu à leur détriment. Ils ont été forcés de jouer avec les règles de Washington de deux façons :
1. se plier à la volonté de Washington, afin de maintenir leurs cotes de crédit élevées dans les trois principales agences de notation de crédit occidentales, afin de garantir l’accès au crédit de l’Ouest ;
2. respecter les règles de l’Ouest lors de la délivrance de leur propre crédit, donc maintenir les taux d’intérêt intérieurs artificiellement élevés.

 

Le résultat a été que les entreprises américaines étaient en mesure de financer leurs opérations à moindre coût, ce qui les rendait artificiellement compétitives. Mais, maintenant que la Russie agit rapidement afin de sortir de l’emprise du dollar américain, commerçant via des contrats d’échanges bilatéraux (complétés par une quantité d’or, lorsque la couverture commerciale est insuffisante), elle est aussi à la recherche de façons de transformer la création monétaire à son avantage.
À ce jour, le diktat transmis de Washington est : "Nous pouvons imprimer autant d’argent que nous voulons, mais, vous, vous ne pouvez pas, sinon nous allons vous détruire". Mais cette menace sonne de plus en plus creux, et la Russie n’utilisera plus ses recettes en dollars pour acheter de la dette américaine. Une proposition actuellement sur la table est de rendre impossible de payer les exportations de pétrole russe autrement qu’en rouble, par la création de deux sociétés de courtage de pétrole, une à Saint-Pétersbourg, l’autre à sept fuseaux horaires de là, à Vladivostok. Les acheteurs étrangers de pétrole auraient alors à gagner leurs pétro-roubles par la voie honnête du commerce bilatéral ou, s’ils ne peuvent fournir suffisamment de biens que les Russes souhaitent importer, ils pourraient payer le pétrole avec de l’or (jusqu’à épuisement des stocks). Sinon les Russes pourraient simplement imprimer des roubles, et, pour s’assurer que cette création de monnaie ne provoque pas d’inflation intérieure, ils pourraient exporter l’inflation en jouant avec le robinet du pétrole et les taxes à l’exportation sur le pétrole. Et si des gens comme George Soros décident d’attaquer le rouble afin de le dévaluer, la Russie pourrait défendre sa monnaie tout simplement en imprimant moins de roubles pour un temps (pas besoin de stocker des réserves en dollars).
Jusqu’à présent, cela ressemble à une guerre économique typique : les Américains veulent obtenir tout ce qu’ils veulent en imprimant de l’argent, tout en bombardant ceux qui leur désobéissent, pour les soumettre et les sanctionner, tandis que le reste du monde tente de leur résister. Mais, au début de 2014, la situation a changé. Les États-Unis ont tenté un coup à Kiev, et, au lieu de se coucher et de faire le mort comme ils étaient censés le faire, les Russes ont monté une campagne rapide et réussi brillamment à regagner la Crimée, puis maté avec succès la junte de Kiev, l’empêchant de consolider son contrôle sur le reste de l’ancien territoire de l’Ukraine, en laissant entrer des bénévoles, des armes, de l’équipement et de l’aide humanitaire et en laissant sortir des centaines de milliers de réfugiés (par la frontière russo-ukrainienne strictement théorique, tout en évitant la confrontation militaire directe avec l’OTAN). Voir tout ce qui se passe dans les journaux télévisés du soir a réveillé la population russe de sa torpeur politique, les a poussé à s’asseoir et à s’intéresser, et la cote de popularité de Poutine s’est envolée, pour crever le plafond.
La perception de tout cela, comme ils aiment le dire à la Maison-Blanche, est plutôt de mauvais augure. Alors que nous fêtons le 70e anniversaire de la victoire dans la Seconde Guerre mondiale (une occasion importante pour les Russes, qui se piquent d’avoir défait Hitler sans l’aide de personne), dans le même temps, les États-Unis (autoproclamés ennemi juré de la Russie) profitent de l’occasion pour réveiller et nourrir le monstre du nazisme juste à la frontière russe (à l’intérieur des frontières de la Russie, diraient certains Russes et Ukrainiens). Cela incite les Russes, à leur tour, à se souvenir de la mission historique et unique de la Russie parmi tous les pays, qui est de contrecarrer les tentatives de toutes les autres nations à vouloir dominer le monde, que ce soit la France napoléonienne, l’Allemagne hitlérienne ou l’obamaniaque Amérique. Chaque siècle, une nation oublie ses leçons d’histoire et attaque la Russie. Le résultat est toujours le même : beaucoup de cadavres cloués dans des congères, puis la cavalerie russe galope dans Paris, ou les chars russes roulent sur Berlin. Qui sait comment cela va finir cette fois-ci ? Ce seront peut-être des hommes polis, bien armés, en uniformes verts sans insigne, patrouillant dans les rues de Bruxelles et de Washington D. C. Seul le temps nous le dira.
Le costume d’Obama-Superman rétrécit dans les sondages (Polls)
On pourrait penser qu’Obama a déjà surestimé sa main, et devrait se comporter en conséquence. Sa popularité chez lui est à peu près l’inverse de celle de Poutine, en fait, Obama reste plus populaire que le virus Ebola, mais de justesse. Il n’obtient rien après avoir tout joué, pas même le moindre résultat, et ses efforts à ce jour, chez lui et à l’étranger, ont été, à peu de chose près, une catastrophe. Alors qu’est-ce que ce travailleur social devenu mascotte nationale s’est décidé à faire ? Eh bien, de la façon dont les Russes le voient, il a décidé de déclarer la guerre à la Russie ! Dans le cas où vous l’auriez manqué, regardez son discours devant l’Assemblée générale des Nations-Unies. C’est sur le site Web de la Maison-Blanche. Il a placé la Russie exactement entre Ebola et l’État islamique [ISIS, EIIL, DAECH…), parmi les trois plus grandes menaces qui pèsent sur le monde. Avec des yeux russes, son discours se lit comme une déclaration de guerre.
C’est une nouvelle sorte de guerre mixte. Ce n’est pas une guerre totale à mort, bien que les États-Unis se soient montrés bien imprudents, selon les vieux critères de la Guerre froide, en oubliant la confrontation nucléaire. C’est une guerre de l’information, à base de mensonges et d’injuste diffamation. C’est une guerre économique et financière, en usant de sanctions. C’est une guerre politique, avec le renversement violent d’un gouvernement élu et le soutien à des régimes hostiles, aux frontières de la Russie. Et c’est une guerre militaire, avec le déploiement, certes inefficace, mais néanmoins insultant, d’une poignée de soldats américains en Estonie. Et les objectifs de cette guerre sont clairs : porter atteinte à la Russie sur le plan économique, la détruire politiquement, la démembrer géographiquement, et la transformer en un État vassal, qui fournit les ressources naturelles de l’Ouest presque gratuitement (avec quelques aumônes à une poignée d’oligarques russes et des voyous criminels qui jouent au ballon). Mais tout cela ne se produira pas, parce que, vous voyez, beaucoup de Russes savent tout cela, et veulent choisir des dirigeants, qui, sans gagner des concours de popularité en Occident, vont les conduire à la victoire.
Selon la prise de conscience que les États-Unis et la Russie sont, qu’on le veuille ou non, dans un état de guerre, même si ce n’est pas toujours très clair, les gens en Russie essaient de comprendre pourquoi il en est ainsi et ce que cela signifie. De toute évidence, les États-Unis ont vu la Russie comme un ennemi dès l’époque de la Révolution de 1917, sinon plus tôt. Par exemple, il est connu que, après la fin de la Seconde Guerre mondiale, des stratèges militaires, en Amérique, envisageaient une attaque nucléaire contre l’URSS, et la seule chose qui les a retenus, c’était le fait qu’ils n’avaient pas assez de bombes, et que donc la Russie aurait pris l’ensemble de l’Europe, avant que les effets des frappes nucléaires aient pu les dissuader de le faire (la Russie n’avait pas d’armes nucléaires à l’époque, mais beaucoup de forces conventionnelles en plein cœur de l’Europe).
Mais pourquoi la guerre a-t-elle été déclarée maintenant, et pourquoi a-t-elle été déclarée par ce travailleur social devenu un dirigeant traitre ? Certains observateurs attentifs ont mentionné son slogan, l’audace de l’espoir, et se hasardèrent à deviner que ce genre d’audace (qui en russe ressemble beaucoup à la folie) pourrait être un élément clé de son caractère, qui lui donne le désir d’être le leader de l’univers, comme Napoléon ou Hitler. D’autres regardaient le charabia de la campagne de sa première élection présidentielle (qui a attiré autant de stupides jeunes Américains) et ont découvert qu’il faisait beaucoup de compliments à divers militaires partisans de la Guerre froide. Pensez-vous qu’Obama serait peut-être un spécialiste de l’histoire et un géopoliticien habile à part entière ? (Cette question pousse à rire habituellement, parce que la plupart des gens savent qu’il est juste un simple d’esprit et répète ce que ses conseillers lui disent de dire.) Hugo Chavez l’a une fois qualifié d’otage à la Maison-Blanche, et il n’était pas trop loin du compte. Alors, pourquoi ses conseillers sont-ils désireux d’entrer en guerre avec la Russie, à l’heure actuelle, cette année ?
Est-ce parce que les USA s’effondrent plus rapidement que la plupart des gens ne l’imaginaient ? Ce raisonnement est le suivant : le système américain de domination du monde par l’agression militaire et par la création de monnaie illimitée est un échec devant nos yeux. Le public n’a aucun intérêt à davantage de bottes sur le terrain, de campagnes de bombardement, qui ne font rien d’autre qu’aider des militants à régner, des militants que les Américains eux-mêmes ont aidé à organiser et à équiper. L’hégémonie du dollar se délite, chaque jour qui passe. La Réserve fédérale n’a plus de munitions fraîches et doit faire le choix entre un crash sur le marché boursier et un crash sur le marché obligataire. Pour arrêter, ou au moins pour prévenir cette tendance à la baisse financière, économique et politique, et la masquer, les États-Unis doivent agir rapidement, en sapant toutes les économies concurrentes dans le monde, et cela par tous les moyens qu’ils ont à leur disposition : campagne de bombardement, révolution ou pandémie (même si cette dernière peut être un peu difficile à garder sous contrôle). La Russie est une cible évidente, c’est le seul pays au monde qui a eu le courage de réellement montrer un leadership international dans sa confrontation avec les États-Unis et qui a réussi à les faire plier. Par conséquent, la Russie doit être punie d’abord, pour maintenir les autres au garde-à-vous.
Je ne suis pas en désaccord avec cette ligne de raisonnement, mais je veux ajouter quelque chose à cela.
Tout d’abord, l’offensive américaine contre la Russie, avec la majorité du reste du monde, est une des choses que les Américains aiment à qualifier de réalités de terrain, et celles-ci prennent du temps à être réalisées. Le monde n’a pas été fait en un jour, et il ne peut pas être détruit en un jour (sauf si vous utilisez des armes nucléaires, mais il n’y a là de stratégie gagnante pour personne pas même pour les États-Unis). Mais tout le château de cartes financier peut être détruit assez rapidement, et ici la Russie peut faire beaucoup de choses, tout en risquant peu. Financièrement, la position de la Russie est si solide, que même les trois agences de notation de crédits occidentales n’ont pas le culot de dégrader la note de la Russie, et cela malgré les sanctions. C’est un pays qui a volontairement remboursé sa dette extérieure, qui dispose d’un excédent budgétaire record et d’une balance des paiements positive, qui a entassé des réserves d’or physique, et pas un mois ne passe sans qu’elle ne signe un grand accord commercial international (qui contourne le dollar américain). En comparaison, les États-Unis sont un homme mort en marche : à moins qu’ils puissent continuer à rouler sur des milliards de dollars de dette à court terme, chaque mois à des taux d’intérêt historiquement bas, ils ne seront pas en mesure de payer les intérêts sur leur dette ou leurs factures. Adieu, l’État providence, bonjour les émeutes. Adieu aux entrepreneurs militaires et à l’application de la loi fédérale, bonjour le chaos et l’ouverture des frontières. Maintenant, infléchir les réalités de terrain suppose des actions physiques, tandis que financièrement, pour provoquer une ruée vers la sortie, il suffit que quelqu’un crie un « Bouh ! » assez fort et de façon assez convaincante.
Deuxièmement, il faut comprendre qu’à ce stade, l’élite dirigeante américaine est presque entièrement sénile. Les plus âgés semblent effectivement séniles au sens médical. Prenez Leon Panetta, l’ancien secrétaire à la Défense : lors de la descente en flamme de son dernier livre, et il en est toujours à blâmer Bachar al Assad en Syrie pour le gazage de son propre peuple ! À présent, tout le monde sait que c’était une attaque sous fausse bannière, menée par des rebelles syriens désemparés, avec l’aide de l’Arabie saoudite, pour être utilisée comme une excuse pour les États-Unis pour bombarder à nouveau la Syrie (vous savez, à nouveau le vieil argument des armes de destruction massive). Soit dit en passant, ce genre de stupidité, l’insistance répétitive sur un raisonnement faux, apparaît comme un signe certain de la sénilité. Ce plan n’a pas fonctionné, parce que Poutine et Lavrov sont intervenus et ont rapidement convaincu Assad d’abandonner son inutile stock d’armes chimiques. Les Américains étaient livides. Donc, tout le monde connaît l’histoire, sauf Panetta. Vous voyez, une fois qu’un responsable américain commence à mentir, il ne sait tout simplement pas comment s’arrêter. L’histoire commence toujours par un mensonge, et, quand des faits émergent, qui contredisent l’histoire initiale, ils sont tout simplement ignorés.
Voilà pour la vieille garde sénile, mais quid de leurs remplaçants ? Eh bien, le garçon à l’affiche pour les jeunes est Hunter Biden, fils du Vice-président, qui a fait la tournée des putes et des coups fourrés en Ukraine l’été dernier, et a atterri par inadvertance sur un siège au conseil d’administration de la plus grande entreprise de gaz naturel de l’Ukraine (qui n’a plus beaucoup de gaz d’ailleurs). Il vient de se révéler être un fou de coke. En plus des nombreux préemptés, comme le fils du Vice-président, il y a aussi des granges pleines de prêts à bêler parmi les diplômés de l’Ivy League, qui ont été préparés pour les emplois dans les hautes sphères. Ce sont d'excellents moutons du professeur William Deresiewicz.
Le fait est qu’il n’y a pas grand monde, jeune ou vieux, apte à répondre à des problèmes internationaux, des défaites militaires, des catastrophes humanitaires. Toutes ces choses les dépassent, et ils s’en remettent à vous pour les promouvoir, sans être trop regardants quant à leur vision idyllique sur eux-mêmes. Le seul coup qu’ils peuvent réellement flairer, c’est un coup sur leur portefeuille.
Ce qui nous ramène toujours à mon premier point : Bouh !
Dimitry Orlov
Traduit par LaLEF (qui a aussi rédigé le préambule) et révisé par Hervé, pour vineyardsaker.fr
Source : How to start a war and lose an empire (cluborlov.blogspot.fr, anglais, 21-10-2014)

Source : Vineyardsaker.fr

 


L'empire perdu des USA

 

 

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Sur ce site,

 


novembre (8)

 

 

 

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 18:14

 

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Découvrez la nouvelle vidéo réalisée par notre adhérent Vincent, alias "Geronimo". En 6'44", cette vidéo nous rappelle qu'il fut un temps, pas si éloigné, où les journalistes français faisaient leur métier. Comment ? En expliquant à l'opinion publique française la stratégie mûrement réfléchie d'asservissement de la France par les États-Unis, via l'OTAN et la prétendue « construction européenne ».

C'est en particulier ce que prouve cette vidéo en montrant ce que disait le journaliste Emmanuel de la Taille au Journal Télévisé de 20heures sur la 1ère chaîne de télévision en 1970 : « Pendant plusieurs années, la politique américaine pour l’Europe a été guidée par 2 principes. Premièrement la religion : l’Europe doit s’unir sur le modèle américain ; deuxièmement la pratique : il importe de contrôler tout cela. Deux moyens : l’OTAN et l’arrivée des Anglais dans le Marché commun, ce à quoi s’attaquait précisément le Général de Gaulle. » Aujourd'hui, un journaliste qui dirait la même chose serait aussitôt taxé de « complotisme » et «d'antiaméricanisme primaire » et viré de l'antenne sans autre forme de procès.

C'était aussi un temps où le président de la République (Charles de Gaulle surtout, et François Mitterrand dans une moindre mesure) et leurs ministres combattaient expressément cet asservissement de notre patrie par les dirigeants de Washington. Cette vidéo nous le prouve en donnant la parole à Michel Jobert, Pierre Messmer, Hubert Védrine....

Désormais, les journalistes autorisés à s'exprimer sur les grandes chaînes de télévision françaises répètent comme des perroquets la propagande de Washington et de l'OTAN, l'exemple de Léa Salamé n'en étant que l'exemple le plus révoltant. Quant aux locataires de l’Élysée, Nicolas Sarkozy et François Hollande, ils ne sont plus que des larbins de Washington et ils ne s'en cachent même pas.

En moins de 7 minutes, cette vidéo nous montre des extraits d'actualités ou d'émissions de télévision qui permettent de visualiser cette déchéance de la France et de confirmer les analyses de l'UPR.

Il faut la visionner et la faire visionner tout autour de soi, afin d'accélérer la prise de conscience de la population sur la guerre de domestication qui nous est livrée. Cette vidéo doit inciter les spectateurs à approfondir le sujet en allant se renseigner ensuite, de façon plus détaillée, sur notre site upr.fr.

Un grand merci, de nouveau, à Geronimo pour ce travail de qualité.

François Asselineau
13 novembre 2014

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L'UPR FAIT-ELLE DE « L’ANTIAMÉRICANISME PRIMAIRE » ?

La vidéo est consultable ici :
https://www.youtube.com/watch?v=RyYTHjcVMCU
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Photo : L'UPR FAIT-ELLE DE « L’ANTIAMÉRICANISME PRIMAIRE » ? ------------------------------------------------------------------------- Découvrez la nouvelle vidéo réalisée par notre adhérent Vincent, alias "Geronimo". En 6'44", cette vidéo nous rappelle qu'il fut un temps, pas si éloigné, où les journalistes français faisaient leur métier. Comment ? En expliquant à l'opinion publique française la stratégie mûrement réfléchie d'asservissement de la France par les États-Unis, via l'OTAN et la prétendue « construction européenne ». C'est en particulier ce que prouve cette vidéo en montrant ce que disait le journaliste Emmanuel de la Taille au Journal Télévisé de 20heures sur la 1ère chaîne de télévision en 1970 : « Pendant plusieurs années, la politique américaine pour l’Europe a été guidée par 2 principes. Premièrement la religion : l’Europe doit s’unir sur le modèle américain ; deuxièmement la pratique : il importe de contrôler tout cela. Deux moyens : l’OTAN et l’arrivée des Anglais dans le Marché commun, ce à quoi s’attaquait précisément le Général de Gaulle. » Aujourd'hui, un journaliste qui dirait la même chose serait aussitôt taxé de « complotisme » et «d'antiaméricanisme primaire » et viré de l'antenne sans autre forme de procès. C'était aussi un temps où le président de la République (Charles de Gaulle surtout, et François Mitterrand dans une moindre mesure) et leurs ministres combattaient expressément cet asservissement de notre patrie par les dirigeants de Washington. Cette vidéo nous le prouve en donnant la parole à Michel Jobert, Pierre Messmer, Hubert Védrine.... ------------------ Désormais, les journalistes autorisés à s'exprimer sur les grandes chaînes de télévision françaises répètent comme des perroquets la propagande de Washington et de l'OTAN, l'exemple de Léa Salamé n'en étant que l'exemple le plus révoltant. Quant aux locataires de l’Élysée, Nicolas Sarkozy et François Hollande, ils ne sont plus que des larbins de Washington et ils ne s'en cachent même pas. En moins de 7 minutes, cette vidéo nous montre des extraits d'actualités ou d'émissions de télévision qui permettent de visualiser cette déchéance de la France et de confirmer les analyses de l'UPR. Il faut la visionner et la faire visionner tout autour de soi, afin d'accélérer la prise de conscience de la population sur la guerre de domestication qui nous est livrée. Cette vidéo doit inciter les spectateurs à approfondir le sujet en allant se renseigner ensuite, de façon plus détaillée, sur notre site upr.fr. Un grand merci, de nouveau, à Geronimo pour ce travail de qualité. François Asselineau 13 novembre 2014 La vidéo est consultable ici : https://www.youtube.com/watch?v=RyYTHjcVMCU
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La vérité sur le référendum en Catalogne :
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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 18:02
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 02:27

 

 

 

Les vrais objectifs de la réforme des régions vu par la télé russe.

Ajoutée le 23 juil. 2014

Découvrez comment l'union européenne prévoit la destruction de la France : https://www.youtube.com/watch?v=zGw3e...
Merci à l'Agence Info Libre pour le reportage et la traduction: http://www.agenceinfolibre.fr/

 

 

Autres vidéos conseillées,

capitalisme en quelques mn, sur Arte :

 

Vidéo 1 La préhistoire du caputalisme vidéo amusante 1mn 35

Vidéo 2, 2 mn = Smith, les moutons et le salariat

Vidéo 3, 1mn 43, Ricardo prophète du libre-change

Vidéo 4,1mn 52, Marx La recette de la lutte des classes

Vidéo 5,  1mn 38 Keynes vs Hayek, le combat du siècle
Vidéo 6 (fin, excellente vidéo)  1mn 38, , Polanyi, la fin des civilisations

Polanyi, la fin des civilisations - ARTE - YouTube 

www.youtube.com/watch?v=vasLPJNlsio
23 oct. 2014 - Ajouté par ARTE
http://arte.tv/capitalisme Karl Polanyi était un économiste hongrois avec de jolies lunettes ... You need Adobe ...

4 mn divertissantes sur les politiciens,


Le système monétaire, esclavage moderne.  Vidéo  21 mn 18
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Eric Laurent - La face cachée des banques
...
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 00:53

 

   
   

La révolte qui gronde dans les campagnes

© Inconnu
"Y a le feu dans nos campagnes" est le slogan qui a été lancé mercredi, durant la grande journée de mobilisation nationale des agriculteurs.

Les agriculteurs français ont décidé de réagir ; ils en ont assez du diktat de la mondialisation libérale, ils en ont assez d'être laissés à l'abandon. « Y a le feu dans nos campagnes » est le slogan qui a été lancé mercredi, durant la grande journée de mobilisation nationale des agriculteurs.

Nos paysans sont le cœur battant de la France, les garants de notre souveraineté alimentaire. Dans un monde en mutation, plus que jamais l'État doit leur témoigner son soutien profond et entier. Pourtant, celui-ci ne donne pas l'exemple. Les agriculteurs demandent que les produits issus de l'agriculture française soient valorisés et, pour ce faire, souhaiteraient que deux repas sur trois, en restauration collective publique, soient confectionnés à partir de produits français.

Ce n'est malheureusement pas le cas ; est-ce à dire que les démonstrations tapageuses d'Arnaud Montebourg sur le « made in France » (notez l'anglomanie coupable de l'expression) n'étaient que des paroles en l'air ? Si l'État n'achète pas en France, il sera difficile d'encourager les Français dans le besoin à le faire.
Des agriculteurs militants sont allés contrôler les camions alimentant les cantines de Bercy. Ce qu'ils ont vu ne laisse pas de place au doute et attriste. Samuel Vandaele, secrétaire général adjoint des Jeunes agriculteurs, peiné, déclarait notamment : « Tomates du Maroc, pommes d'Italie, produits sans étiquette, le ministère de l'Économie devrait être exemplaire dans le made in France et ce n'est pas le cas. On est un peu exaspérés. ». Et ils ont raison de l'être car c'est inadmissible.

Le gouvernement cède face aux pressions et soumet nos agriculteurs à la concurrence déloyale des pays du Sud et, bientôt peut-être, de TAFTA. Rendez-vous compte que TAFTA se donne pour objectif d'ouvrir largement les marchés publics, c'est-à-dire que les collectivités locales pourront lancer des appels d'offres internationaux dont le seul critère sera le prix ! On est loin du patriotisme économique, on est encore plus loin du protectionnisme intelligent. Les agriculteurs français seront livrés à la prédation de pays dont les critères de production (écologiques et sociaux) sont très inférieurs aux nôtres.

Le scandale est immense, le risque majeur. Osons le dire, il s'agit d'une trahison qui pourrait, à terme, empêcher toutes les tentatives de relocalisation de l'économie, et, surtout, un coup fatidique porté à nos agriculteurs. Lesquels souffrent déjà de normes européennes terriblement contraignantes et d'un manque de protection. Sans compter que l'embargo stupide à l'encontre de la Russie, imposé par Bruxelles et Washington, constitue un manque à gagner important.

Alors, oui, nous devons soutenir nos paysans car il en va de l'avenir de la France. D'abord de sa capacité à l'autosuffisance, ensuite de la santé des français les plus modestes qui n'auront plus accès aux produits de qualité, bientôt réservés aux plus riches. Les mêmes qui encouragent ces mesures anti-patriotiques.
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http://fr.sott.net/article/23796-La-revolte-qui-gronde-dans-les-campagnes
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Commentaire :

 
Le paysans perds tout, avant il élevait ses moutons, se fabriquait sa laine, avait sa viande de mouton, et vivait à la campagne, maintenant il est payé pour seulement tisser de la laine toute la journée, et avec son salaire il pourra s'acheter des fois de la viande de mouton, mais ce n'est pas lui qui décide. Puis lorsqu'il aura un peu plus de salaire il pourra voir la campagne et les moutons, en vacance, très rarement (ce qu'il voyait tous les jours avant)
https://www.youtube.com/watch?annotation_id=annotation_837661701&feature=iv&src_vid=N4fbleAOl_I&v=qfNGERtUygc
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 01:31

France : Faire du feu dans sa cheminée sera bientôt interdit !

http://metatv.org/france-faire-du-feu-dans-sa-cheminee-sera-bientot-interdit

Soumis par admin le mar, 24/12/2013 

 

Et hop, encore un droit qui saute et qui va directement impacter les plus pauvres sous des prétextes fallacieux ! Les nombreux foyers munis d’une cheminée, et qui pouvaient jusqu’ici court-circuiter le réseau électrique (dont les tarifs ne cessent d’augmenter) pour se chauffer, seront bientôt hors la loi. Une nouvelle preuve s’il en est besoin, pour constater l’établissement d’un état totalitaire ou les moins riches n’ont plus leur place…


feu-de-cheminéeUn whisky pur malt. Un cigare. Le chat qui ronronne. Un bon livre. Un disque de jazz aux cuivres bien moelleux. Un vieux fauteuil, fatigué juste ce qu’il faut. Et le feu qui crépite dans la cheminée. Une certaine idée du bonheur, non ? Et encore, on vous passe la peau de bête, le seau à Champagne et la sublime créature dont le seul costume se résume à une vertu promise à chanceler ; autant dire que la réchauffer participe de la plus élémentaires des charités chrétiennes.

Bon, c’est le moment d’y penser bien fort : au moins, ça vous fera des souvenirs pour plus tard. Car tout ça est désormais bien fini. Déjà, whisky, cigarettes et petites pépées, c’était bon du temps d’Eddie Constantine. Aujourd’hui, l’État a pris en charge foie et poumons ; et même le reste, lutte antisexiste oblige. La brigade du calbut ne connaît pas le repos ; fût-il celui du guerrier. Le feu de cheminée, on ne nous l’avait pas encore retiré. Rassurez-vous, ce sera chose faite d’ici 2015.

Pour Paris, c’est plié. Au nom de la lutte contre la pollution et ces particules fines dont on nous rebat les oreilles depuis maintenant des mois. Dans le seul département des Yvelines, cinquante municipalités ont devancé l’appel. Ce qui signifie que dans la vallée de Chevreuse ou aux proches abords de la forêt de Rambouillet, là où se chauffer au bois évite au moins aux pauvres d’avoir trop froid, les seules bûches autorisées seront celles de Noël.

La loi, pourquoi pas, mais la faire appliquer, c’est une autre paire de manches. On imagine le tableau. Nos pauvres gendarmes, déjà bien débordés par l’exubérance culturelle des gens du voyage, vont devoir se coltiner la tournée des popotes.

« Bonjour monsieur, c’est bien chez vous ?
- Jusqu’à preuve du contraire, oui. Mais par les temps qui courent, on ne sait plus trop…
- Elle est à vous, cette cheminée ?
- Ben oui, elle était là quand j’ai acheté la maison…
- Et ce bois qui brûle dans votre cheminée, il est à vous aussi ?
- Plus pour longtemps, vu la flambée. Mais du bois qui brûle dans une cheminée, vous m’accorderez, cher ami de la maréchaussée, que le concept n’a rien de révolutionnaire et que même les plus lointains de nos ancêtres le maîtrisaient déjà… »
Après, on vous passe le coup de la commission rogatoire signée par un juge et permettant aux argousins de pénétrer indûment chez le clampin ; bref, les magistrats ne vont pas chômer.

Dans ce même registre d’acharnement bestial, consistant à pourrir la vie du citoyen, on notera encore que brûler les restes d’une haie après taille de printemps est déjà prohibé depuis belle lurette. Il semblerait que le rite barbare du barbecue dominical soit prochainement dans la ligne de mire. On tient déjà la teneur du slogan gouvernemental à venir : faire rôtir une merguez ne serait-il pas un acte raciste métaphorique ? Eh oui, c’est la bataille d’Alger qui recommence et Jamel Debbouze qu’on assassine.

Après, il est toujours licite de fuir. Mais pas trop vite et surtout pas en direction de Paris. Là où, sur le périphérique, la vitesse devrait bientôt être limitée à 70. Pour le coup, c’est mesquin. 15 kilomètres à l’heure sur le périph’ et 30 sur autoroute, là, au moins, les statistiques de la mortalité routière baisseraient pour de bon.

Tout cela étant écrit de la campagne, là où, ces temps derniers, on se les pèle velu, je m’en vais allumer le feu, comme dirait Jean-Philippe Smet, notre poète national, dont le nom rime avec allumette, ce qui tombe bien. Et tout en m’acquittant de ces tâches ancillaires qui ne sont pas sans noblesse, j’aurai encore le temps de méditer sur le monde de demain, pas vraiment parti pour nous forger une nation de samouraïs.

Provenance bvoltaire.fr (confirmé)


Ce qui va changer à partir du 1er janvier 2015

 

A Paris :

La combustion du bois sera strictement interdite dans la capitale, même pour l’appoint et l’agrément. C’est ce que stipule l’article 31 de l’Arrêté inter-préfectoral du 25 mars 2013, No 2013-084 0002, reproduit ci-dessous :

« Article 31

A Paris, l’utilisation de biomasse comme combustible dans des appareils de combustion est interdite. »
 

 

En-dehors de Paris, dans la « zone sensible » :

Les feux de cheminée seront aussi interdits en-dehors de Paris, même pour l’appoint ou l’agrément, sur l’ensemble d’une « zone sensible pour la qualité de l’air », comprenant 435 communes, listées dans l’annexe 2 de l’arrêté. Ces communes sont situées en Seine-et-Marne, dans les Yvelines, l’Essonne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et le Val-d’Oise. Voici ce que dit l’article 30 :

« Article 30

A l’intérieur de la zone sensible pour la qualité de l’air, hors Paris :

• à partir du 1er janvier 2015, l’utilisation des foyers ouverts est interdite, même en cas de chauffage d’appoint ou de flambée d’agrément ;

• tout nouvel appareil individuel de combustion du bois installé doit être performant. »
Un appareil « performant » dispose soit d’un rendement supérieur ou égal à 70% et d’un taux de CO inférieur ou égal à 0,12% ; soit du label Flamme verte 5 étoiles. Une cheminée à foyer fermé par un insert peut, dans ces conditions, en faire partie. L’installation d’un insert dans un foyer ouvert coûte environ 2500 euros.

En-dehors de Paris et de la « zone sensible » :

Sur cette partie du territoire de l’Île-de-France, qui comporte 865 communes, il sera aussi interdit de faire flamber du bois, sauf pour le chauffage d’appoint ou d’agrément :

« Article 32

Sur le territoire de la région d’Île-de-France située hors de la zone sensible pour la qualité de l’air, l’utilisation de la biomasse comme combustible dans des installations de combustion à foyer ouvert est interdite, sauf dans des cheminées uniquement utilisées en appoint ou à des fins d’agrément et dans les installations de combustion à foyer ouvert d’une puissance thermique nominale inférieure ou égale à 100 kW utilisées dans l’artisanat, lorsque cette combustion est liée au respect de certaines qualités de production. »


 Document officiel (pdf – prefecturedepolice.interieur.gouv.fr)

_________________________________________________________
(Source(s): le-veilleur / ​sosconsowikibusterz / Par JeanBon, le 21.12.2013 / Relayé par MetaTV )

 

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La médecine du Travail aussi ?

 

http://www.jennar.fr/?p=3989

 

 

 
09 nov 2014

Par Fanny Doumayrou

L’Humanité , vendredi, 7 Novembre, 2014

http://www.humanite.fr/revelation-comment-le-patronat-prescrit-valls-la-suppression-de-la-medecine-du-travail-556996

 

Dans son choc de simplification, le gouvernement s’est laissé dicter une réforme de la médecine du travail par le Cisme, lobby patronal des services de santé au travail. l’Humanité publie l’intégralité du document qui a servi à la dictée.

Un projet, une réforme, une politique du gouvernement « dictés par le patronat » : le propos peut parfois paraître caricatural. Las, 
la réalité confirme, jour après jour, que la caricature est bien du côté d’un gouvernement « de gauche » qui s’est engagé, bras dessus, bras dessous avec les employeurs, dans une campagne de destruction des acquis sociaux. 
La preuve, cette fois, avec le projet de 
réforme, en forme de laminage, des services de médecine du travail, annoncé dans 
le cadre du « choc de simplification » la semaine dernière. Jeudi 30 octobre, très précisément, les médecins du travail ont découvert de manière totalement brutale, dans le chapeau des 50 mesures de simplification, deux items les concernant. L’un prévoyant de mettre fin à la visite périodique obligatoire pour chaque salarié chez le médecin du travail. L’autre suggérant de supprimer la possibilité pour ce médecin de demander l’aménagement d’un poste de travail pour un salarié ayant des problèmes de santé (voir notre édition du 4 novembre).  Or, le contenu et la formulation de ces mesures s’avèrent directement inspirés d’un document patronal rédigé le 23 octobre, soit sept jours plus tôt, revendiquant cette réforme et appelant les employeurs à la « mobilisation », afin de saisir « l’opportunité » du choc de simplification pour obtenir satisfaction. Pari réussi. De quel patronat s’agit-il ? Du Cisme, pour Centre interservices de santé et de médecine du travail en entreprise, association qui regroupe et représente la majorité des services de médecine du travail en France, eux-mêmes associations à but non lucratif.

 

Il s’agit en fait d’un syndicat patronal puisque, depuis leur création en 1942, les services de médecine du travail, financés par les entreprises à hauteur de 1,2 milliard d’euros par an aujourd’hui, sont dirigés et gérés par des employeurs. La réforme de 2011 prévoyait de rendre leur gestion paritaire – à 50-50 avec des représentants de syndicats de salariés –, mais un lobbying patronal intense a permis que la présidence du conseil d’administration, qui devait être alternée, soit réservée aux employeurs, qui gardent ainsi le gouvernail financier, mais aussi politique sur la question de plus en plus sensible des risques professionnels. Le Cisme, lié au Medef et à l’UIMM – le patronat de la métallurgie – est connu pour ses interventions régulières auprès des pouvoirs publics. Il milite depuis les années 1970 au moins pour réduire la place des médecins du travail dans les services, afin de lui substituer une panoplie d’intervenants (ergonomes, infirmiers, techniciens) à la fois moins coûteux, ne bénéficiant pas d’un statut protecteur, et de beaucoup moins de poids face aux employeurs. À la faveur d’une pénurie largement fabriquée de médecins du travail, cette évolution s’est déjà imposée à l’occasion des réformes de 2002 et 2011.

 

Des chiffres largement fantaisistes

 

Le 23 octobre dernier, donc, le Cisme prend la plume, et le porte-voix. Son président, Serge Lesimple, ainsi que 21 représentants régionaux de l’association signent un « appel » intitulé « Mobiliser pour traiter les difficultés des entreprises à mettre en œuvre un suivi individuel de l’état de santé des salariés adapté et conforme aux textes ». Ce document de quatre pages (à télécharger ci-dessous), transmis à l’Humanité par l’association Santé et médecine du travail, est aussi décliné sous forme d’un document « Powerpoint », reprenant le même argumentaire sous forme simplifiée. 
Il dramatise la situation de la médecine du travail pour exiger sa refonte. L’alerte consiste à dire que la pénurie de médecins du travail rend impossible le respect de la visite périodique obligatoire. Selon le Cisme, le Code du travail implique la réalisation de 30 millions de visites par an, alors que les capacités actuelles sont de 8 millions, et qu’en 2020, elles seront de 4 millions (soit 13,3 %, nous y reviendrons), compte tenu des départs en retraite massifs des médecins du travail. Des chiffres largement fantaisistes, puisqu’ils ignorent les recrutements à venir de médecins.

 

Et parce que la loi de 2011 a justement assoupli sans limites la périodicité des visites médicales. Une mesure néfaste évidemment aux salariés, mais qui rend impossible le type de calcul sur les « besoins » avancé par le Cisme. Mise en scène, donc, dont les motivations éclatent lorsque le document pointe « des risques juridiques pour les entreprises, que la jurisprudence étend progressivement aux services de santé interentreprises ». Deux jurisprudences concernant des condamnations d’employeurs pour défaut de visite médicale illustrent l’insécurité juridique. Une situation qui, selon le Cisme, « milite pour une modification des textes » : « Le mouvement de simplification pour les entreprises, initié dans notre pays, constitue une opportunité pour faire évoluer le Code du travail dans ce domaine. La première étape consiste à inscrire ce thème à la liste des sujets devant bénéficier d’une simplification. Des arbitrages sur cette liste pourraient intervenir dans les prochaines semaines », soulignent les auteurs, bien informés de l’actualité gouvernementale. Et d’ajouter que la « mobilisation des employeurs au niveau territorial est essentielle pour engager un travail d’élaboration des solutions en prise avec les réalités de terrain ». Avant d’inviter les employeurs à « s’adresser à leurs instances nationales et à leur environnement institutionnel (Direccte – directions régionales du travail, préfets, parlementaires) ». Le reste du texte souligne aussi que cette réforme serait « l’occasion de repenser les modalités de déclaration d’inaptitude, également source de difficultés dans l’entreprise ». Le 30 octobre, le message a visiblement été reçu par le gouvernement. La mesure 21 de son « choc », présenté en grande pompe, prévoit de « simplifier la visite médicale » et reprend l’argumentaire et les calculs du Cisme, prétendant qu’« aujourd’hui, la visite médicale n’est réalisée que dans 15 % des cas ». « C’est un chiffre bidon, d’où sort-il ? » se demandait, lundi, Bernard Salengro, médecin du travail CFE-CGC, pour qui le chiffre réel est de 70 % de visites honorées… Le document du gouvernement qualifie ces visites de « formalité impossible », un terme utilisé dans une brochure du Medef sur les services de santé au travail consultable sur le site du Cisme. Et il insiste aussi sur la « forte insécurité juridique » dans laquelle sont placés les employeurs. La mesure 22 vise aussi à « sécuriser l’employeur » en cas de salarié déclaré « apte avec réserves » par le médecin. Il s’agirait donc de supprimer cette possibilité, afin que l’employeur n’ait plus à s’embarrasser avec des aménagements de postes pour salariés abîmés par le travail. Mais, là encore, le document sent la rédaction sur un coin de table puisque la terminologie exacte est « apte avec restrictions » ou « avec aménagement de poste », pointe, agacé, Bernard Salengro.

 

Des arguments sur un plateau


« On aurait pu croire que ce gouvernement aurait un projet pour la médecine du travail, mais non, dénonce Dominique Huez, vice-président de l’association Santé et médecine du travail. Ce sont les employeurs qui font les mesures, à travers plein de groupes de pression. En l’occurrence, le Cisme a apporté l’argumentation sur un plateau au gouvernement, qui a repris son analyse et ses mots mêmes. C’est la première fois qu’un gouvernement de gauche considère la protection de la santé des salariés comme une insécurité juridique. » Hier, le cabinet du secrétaire d’État à la Simplification, Thierry Mandon, n’a pas donné suite à nos sollicitations. De son côté, le service de presse du Cisme n’a pas confirmé l’authenticité du document et affirme que l’association « n’a pas participé à la rédaction » du projet gouvernemental. Mais il développe l’argumentaire contenu dans le document, avec les mêmes chiffres…

 

Lire aussi : Vers une offre de services aux entreprises


Document à télécharger: 2014-10-23-appel-presidents-sst.pdf

 

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